Toto Wolff, le directeur de l’équipe Mercedes, a reconnu qu’il est « super difficile » d’évaluer l’avancement des préparatifs de ses rivaux pour la grande révolution réglementaire de la Formule 1 en 2026. À l’issue du Grand Prix d’Abou Dhabi, dernière course de la saison 2025, le patron de Brackley a insisté sur le fait que la situation actuelle n’a rien à voir avec celle de 2014, année où Mercedes avait pris un ascendant décisif. L’équipe a connu un succès fulgurant à l’époque, mais a trébuché en 2022 face à un nouveau règlement.
Wolff tempère les attentes, soulignant une grille beaucoup plus compétitive aujourd’hui. Malgré des objectifs internes atteints, il s’interroge sur leur ambition et leur pertinence. Avec des tests privés à venir dès fin janvier à Barcelone, la pression monte pour toutes les équipes.

Comparaison avec les ères précédentes
En 2014, Mercedes avait abordé le nouveau règlement des moteurs hybrides avec une confiance palpable. Wolff se souvient d’avoir été le premier à faire tourner un banc d’essais complet en hiver, avec un moteur plus fiable que chez les concurrents. Dès les essais de pré-saison, l’équipe avait dominé, réalisant des tours là où les autres peinaient.
Cette période avait lancé une domination sans partage, avec huit titres de constructeurs consécutifs. À la fin de 2013, Mercedes terminait deuxième au championnat, juste devant Ferrari, dans une ambiance « plus joyeuse qu’aujourd’hui », selon Wolff. L’équipe avait senti l’avantage venir tôt.
Mais 2022 a marqué un contraste brutal. Face au règlement aérodynamique repensé, Mercedes s’est retrouvé perdu, incapable de rivaliser avec Red Bull et Ferrari. Les leçons tirées de cet échec guident désormais les préparatifs pour 2026, avec une approche plus prudente.
Aujourd’hui, la grille est hyper-compétitive, rendant toute prédiction hasardeuse. Wolff note que les écarts sont minimes, contrairement aux années précédentes. Les rivaux comme Red Bull, Ferrari et Aston Martin avancent en silence, chacun avec ses atouts.
Les posts sur X reflètent une certaine appréhension : certains évoquent une peur que Mercedes revienne en force, rappelant 2014, tandis que d’autres anticipent des tests secrets dès la semaine prochaine. Cette incertitude alimente les spéculations.
Les défis techniques de la saison 2026
La F1 2026 introduira des changements majeurs : aéro active aux ailes avant et arrière, châssis plus compacts et moteurs à split 50/50 entre combustion interne et électrique. Ces évolutions visent plus de spectacle et de durabilité, mais exigent une refonte totale.
Mercedes se dit « sur la bonne voie » pour atteindre ses cibles internes. Cependant, Wolff, auto-proclamé « verre à moitié vide », doute si ces objectifs sont assez ambitieux ou bien priorisés. Seul l’avenir le dira, à mesure que les données d’usine émergent.
Red Bull dévoilera sa voiture le 15 janvier, premier constructeur à le faire publiquement. Mercedes n’a pas encore annoncé sa date de lancement, mais les huit semaines à venir s’annoncent intenses. Un test à huis clos à Barcelone du 26 au 30 janvier testera les premiers prototypes.
- Aérodynamique active : Des volets mobiles pour optimiser la vitesse en ligne droite et l’appui en courbe.
- Châssis réduit : Plus léger et agile, favorisant les dépassements.
- Moteurs hybrides : Égalité puissance électrique/combustion, avec carburants durables.
Ces innovations pourraient avantager les équipes maîtrisant l’électrique, comme Mercedes avec son expertise hybride. Mais des rumeurs circulent sur des failles potentielles dans les règles moteurs, scrutant Mercedes et Red Bull (lire l’article sur Autosport).
Wolff avoue une fatigue post-saison : « Aujourd’hui était le premier jour où je ne voulais pas aller sur un circuit. » L’équipe mettra « tout en œuvre » pour un package compétitif.
La concurrence en embuscade
Les rivaux de Mercedes progressent dans l’ombre. Ferrari, revigoré par ses performances récentes, mise sur son moteur. Red Bull, champion en titre, intègre son propre bloc moteur. Aston Martin et Audi (ex-Sauber) visent les avant-postes.
Wolff souligne l’impossibilité de comparer 2026 à 2014 en raison de cette parité accrue. En 2013, Mercedes était confiant ; en 2025, c’est l’incertitude qui domine. Des sources françaises comme Nextgen-Auto rapportent ses doutes : « Étions-nous assez ambitieux ? »
Les premiers rendus officiels de la FIA montrent des monocoques radicalement différents (détails sur Autosport). Cela pourrait redistribuer les cartes.
Malgré tout, Mercedes tire des leçons de 2022 pour éviter les pièges. L’équipe Brackley cible un retour au sommet, mais Wolff reste prudent sur les prédictions pour Melbourne.
La saison 2026 s’annonce comme un recommencement passionnant, où la préparation minutieuse primera. Mercedes est dans les temps, mais la concurrence féroce rend toute domination incertaine. Les prochaines semaines, avec lancements et essais, clarifieront les forces en présence, promettant une bataille acharnée dès l’ouverture en Australie. Reste à voir si les Flèches d’Argent retrouveront leur éclat hybride.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.