Will Power : « Il ne faut pas avoir de faiblesse » pour contrer Alex Palou

Alex Palou domine l’IndyCar depuis son arrivée chez Chip Ganassi Racing en 2021. Seul Will Power a réussi à le battre pour le titre en 2022 grâce à une constance remarquable. Depuis, l’Espagnol a enchaîné trois championnats consécutifs, 16 victoires – hors Thermal Club 2024 non-points – et un succès historique aux 500 Miles d’Indianapolis l’an dernier. Power, passé chez Andretti Global après 17 ans chez Team Penske, vient de signer son premier podium avec sa nouvelle équipe au Grand Prix d’Arlington, juste derrière Palou.[1]

Lors de cette course inaugurale sur les rues d’Arlington, Kyle Kirkwood a surpris en s’imposant pour Andretti, devançant Palou de 0,314 seconde. Power, troisième, se montre optimiste : « J’ai l’impression que j’aurais pu me battre pour la victoire à chaque course cette saison. Le rythme est là, les ingrédients pour un titre aussi. »[1]

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La domination implacable d’Alex Palou

Palou a transformé Chip Ganassi en machine invincible. Depuis 2023, il a reseté les standards avec une régularité chirurgicale en qualifications, en rythme de course et en stratégie. Sa victoire au Grand Prix de St. Petersburg le 1er mars a lancé la saison 2026 en fanfare, avec la plus large marge à jamais enregistrée sur ce circuit.[2]

Malgré un abandon précoce à Phoenix pour sa 100e course, Palou a rebondi à Arlington avec une seconde place méritée, menant 16 tours. Il pointe deuxième au championnat avec 94 points, à 26 unités de Kirkwood. « Le début de saison est vraiment bon, malgré Phoenix », confie-t-il, confiant pour la suite.[3]

Les ovales ne l’effraient pas non plus. Vainqueur des 500 Miles en 2025, il excelle partout. Power le décrit comme « la référence » en Amérique du Nord. Pour le battre, il faut de la perfection absolue, du pilote à l’équipe.

Ses rivaux s’inclinent : en trois ans, personne n’a égalé ses 16 triomphes. St. Pete, Laguna Seca, Iowa – Palou collectionne les poles et victoires. La saison 2026 s’annonce sous son égide.

Le nouveau chapitre de Will Power chez Andretti

À 45 ans, Will Power a osé le changement. Après 17 saisons chez Penske, où il a décroché 71 poles – record absolu – et trois victoires récentes, il pilote la #26 chez Andretti Global. Son premier podium à Arlington valide ce pari audacieux.[1]

« Le rythme est là pour contender chaque week-end », insiste-t-il. Andretti aligne un trio fort avec Kirkwood vainqueur et Ericsson quatrième à Arlington. Ce 1-3-4 collectif envoie un message clair à Ganassi.

Power, vainqueur des 500 Miles en 2018, sait ce qu’il faut pour un titre. Sa constance en 2022 reste sa marque de fabrique. Chez Andretti, il vise plus : un retour au sommet face à Palou.

Le team progresse. Seulement un top-5 à Barber depuis 2021 (Grosjean 2e en 2023), mais Arlington montre une montée en puissance. Power : « Nous avons fermé l’écart sur les circuits routiers ? Ce week-end le dira. »

Arlington : le podium qui change tout

Le Grand Prix d’Arlington, troisième manche 2026, a couronné Kyle Kirkwood après un duel final intense avec Palou. Voici le top 5 :

    1. Kyle Kirkwood (Andretti Global, #27)
    1. Alex Palou (Chip Ganassi, #10, +0,314 s)
    1. Will Power (Andretti Global, #26, +3,585 s)
    1. Marcus Ericsson (Andretti Global, #28, +4,913 s)
    1. Pato O’Ward (Arrow McLaren, #5, +5,934 s)[1]

Pour les détails complets de cette course épique, consultez cet article sur PitStopInsight. Kirkwood a pris la tête au 55e tour, profitant d’un arrêt plus lent chez Ganassi.

Power, parti 4e, a brillé en stratégie avec deux seuls arrêts. « Tout est aligné pour le championnat », dit-il. Ce résultat propulse Andretti en tête des constructeurs sur ce circuit urbain.

Les résultats officiels confirment la vitesse d’Andretti. Palou n’a « jamais ressenti de sécurité », avoue-t-il. Le classement après trois manches est serré, avec le détail sur PitStopInsight.[4]

Barber Motorsports Park : le grand test

Prochain rendez-vous : Children’s of Alabama Indy Grand Prix les 27-29 mars à Barber. Circuit exigeant de 3,7 km avec 17 virages et 24 m de dénivelé. Palou y a dominé en 2025 avec 16 secondes d’avance.[3]

Andretti peine historiquement : un seul top-5 depuis 2021. Power le sait : « Barber est unique. Cette saison est dure, pas de faiblesse tolérée. » Le team doit prouver sa progression sur ce road course sinueux.

Palou adore Barber. Sa victoire 2025 reste la plus large marge de l’histoire récente. Power vise un upset pour valider son transfert.

Les enjeux montent. Une bonne perf à Barber colmaterait les doutes sur Andretti. « Chaque piste est différente », note Power.

La recette pour vaincre la machine Ganassi

Power est clair : « Vous ne pouvez pas avoir de faiblesse car il vous aura. Si vous êtes faible en quali, il vous punit. Rythme de course, stratégie, pits – rien ne doit clocher. » La #10 Ganassi est parfaite, même sur ovales.[5]

« Le pilote, l’équipe, la stratégie : je ne trouve aucune faille. Pour les battre, il faut être au top chaque week-end. Pas d’erreur. » Palou « empoche les points » à chaque faux pas rival.

Exemples : St. Pete dominant, Arlington solide malgré défaite. Power : « Il trébuche un peu, et hop, il est devant. »

La saison compte 17 courses. Ovals, streets, roads – variété totale. Perfection requise.

La rivalité Power-Palou anime 2026. Andretti peut-il briser la série de Ganassi ? Barber donnera des indices décisifs. Avec Kirkwood en forme et Power confiant, la lutte s’annonce serrée jusqu’aux 500 Miles. Le champion en titre reste favori, mais la concurrence monte.

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.