Max Verstappen a tempéré les enthousiasmes après le shakedown privé de cinq jours à Barcelone, dédié aux nouvelles monoplaces de 2026. Le pilote néerlandais, quadruple champion du monde et dauphin l’an dernier, a piloté la RB22 propulsée par le nouveau moteur Red Bull Ford Powertrains. « Il reste encore beaucoup de travail », a-t-il déclaré à la presse, soulignant la complexité des nouvelles réglementations.
Ce test, limité à trois jours maximum par équipe, visait avant tout à accumuler des kilomètres plutôt qu’à chasser la performance pure. Red Bull, qui fait ses débuts en tant que motoriste après 21 ans en F1, a connu une semaine solide mais imparfaite, marquée par un accident et des conditions mixtes.

Le contexte du shakedown de Barcelone pour 2026
Les équipes F1 ont convergé à Barcelone fin janvier pour ce shakedown inédit, avant les grands changements réglementaires de 2026. Les nouvelles monoplaces, plus légères et avec des moteurs hybrides repensés, devaient être validées en conditions réelles. L’objectif principal : fiabilité et mileage, sans chronos officiels publiés.
Mercedes s’est distingué en bouclant le plus de tours, totalisant 500 avec George Russell et Andrea Kimi Antonelli. Ferrari, avec Lewis Hamilton au volant le dernier jour, a signé le meilleur temps officieux de la semaine (1’16”348).
D’autres équipes comme Racing Bulls (319 tours) et Haas (391) ont aussi impressionné, tandis que Williams a fait l’impasse pour des raisons logistiques. Aston Martin, avec sa nouvelle création d’Adrian Newey, n’a roulé que 65 tours en raison de retards.
Ce test a permis de tester les nouveaux moteurs, dont ceux des nouveaux fournisseurs comme Red Bull Ford. Les observateurs notent une fiabilité surprenante pour les rookies en power units.
La pluie a compliqué les journées de mardi, limitant les runs pour plusieurs formations. Malgré cela, l’exercice a livré des données précieuses pour les simulations hivernales.
Le programme de Red Bull : un début prometteur malgré l’accident
Red Bull a confié la journée de lundi entière à Isack Hadjar, son nouveau coéquipier, qui a enchaîné 107 tours. Le jeune pilote a brillé en conditions sèches, posant les bases d’un week-end positif pour le moteur maison.
Mardi matin, Verstappen a pris le relais mais les conditions mixtes ont freiné les essais. L’après-midi, Hadjar a crashé à la chicane finale en passant des pneus pluie aux intermédiaires, endommageant sérieusement l’arrière de la RB22. Isack Hadjar explique cet incident, notant des conditions « très piégeuses ».
L’équipe a dû faire voler des pièces de rechange et n’est revenue que vendredi, avec Verstappen au volant pour 118 tours. Au total, 303 tours pour Red Bull, un chiffre respectable pour un premier essai moteur interne.
Laurent Mekies, boss de Red Bull, a salué le travail des mécaniciens : « Un boulot incroyable pour remettre la RB22 en piste vendredi. » L’incident a fourni des données utiles en mouillé, malgré le contretemps.
Ce shakedown marque un jalon historique pour Red Bull Powertrains, soutenu par Ford. La fiabilité initiale impressionne, même si des leçons sont à tirer.
Les réactions de Max Verstappen
« C’est encore en cours de développement, mais on a bien démarré », a expliqué Verstappen. « C’est une formule très compliquée pour tout le monde, il reste encore beaucoup de travail, mais c’est normal. » Ses mots reflètent un réalisme face à l’ampleur du projet.
Le Néerlandais n’a pas beaucoup roulé avant vendredi, mais ces 118 tours ont validé la base. Il ne se voit pas favori pour 2026, malgré son talent.
Verstappen apprécie le challenge : Red Bull n’entre pas en vainqueur, contrairement à Mercedes en 2014 lors du dernier changement moteur.
Ses déclarations contrastent avec l’optimisme général sur la power unit Red Bull Ford, louée pour sa robustesse dès le shakedown.
Mercedes impressionne avec son duo Russell-Antonelli
Mercedes a dominé en volume : 500 tours en trois jours, incluant une simulation de course complète par Antonelli mercredi. Russell a placé la W17 au deuxième rang des chronos, derrière Hamilton.
« C’était un test très positif, beaucoup de kilomètres, pas de gros problèmes, pas de porpoising », s’est réjoui George Russell. « Sur les power units, certains concurrents impressionnent, c’est surprenant. Bien joué pour eux, mais le temps dira. » L’équipe Mercedes détaille ce shakedown réussi.
Antonelli, sophomore adolescent, a cumulé 237 tours : « Bonne shakedown, beaucoup de données utiles sur la W17. » Favoris pour les titres 2026, les Flèches d’Argent reprennent confiance après deux ans sans couronne.
Comparé à 2022 et l’arrivée des aéro ground-effect, Mercedes semble mieux armé cette fois.
Comparaison des équipes : les chiffres du shakedown
Voici un aperçu des tours complétés par les principales équipes :
- Mercedes : 500 tours (Russell et Antonelli)
- Ferrari : 444 tours (Leclerc, Hamilton)
- Haas : 391 tours
- Racing Bulls : 319 tours
- Red Bull : 303 tours
- Alpine : 349 tours
Ces chiffres soulignent la fiabilité globale, malgré quelques pannes (McLaren, Audi). Détails équipe par équipe.
Les nouveaux moteurs, comme celui de Red Bull, ont surpris positivement. Williams (0 tour) et Aston Martin (65) sont à la traîne.
Ce test pose les fondations avant Bahreïn.
Perspectives pour la saison 2026
Red Bull doit affiner son moteur, mais le shakedown valide la direction. Avec Verstappen et Hadjar, l’équipe vise le haut du classement malgré le statut de novice motoriste.
Mercedes et Ferrari partent favoris, forts de leur expérience. Les 24 Grands Prix révéleront les hiérarchies.
Les surprises potentielles viendront des power units inédites, comme Audi ou Cadillac.
Ce shakedown, discret par nature, confirme une transition fluide vers 2026. Les fans attendent les livrées et les premiers chronos officiels.
Red Bull a posé une base solide, mais Verstappen le martèle : le travail continue. Pour le championnat, tout reste ouvert, avec Mercedes en pole position morale. L’avenir dira si les Taureaux renverseront la tendance.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.