Verstappen fera-t-il une apparition en Super GT ?

Max Verstappen a récemment testé une Nissan Z GT500 à Fuji Speedway, dans le cadre d’une séance promotionnelle organisée par Red Bull. Cette expérience, sa deuxième en GT500 après un essai Honda NSX-GT en 2022, s’est déroulée sous une forte pluie limitant le nombre de tours. Le pilote de Formule 1, quadruple champion du monde, a exprimé son enthousiasme pour cette catégorie, qu’il compare aux anciennes DTM Class 1.[1][2]

Malgré son intérêt, Verstappen hésite à s’engager dans un championnat complet. Il pointe du doigt l’absence d’un événement phare isolé en Super GT, rendant difficile une apparition ponctuelle. À la veille du Grand Prix du Japon, il a déclaré : « Qui sait, il faut voir. C’est une grande catégorie. J’aimerais qu’ils aient une course plus marquante, au lieu d’un simple championnat. »

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L’essai pluvieux à Fuji et les sensations du pilote

Verstappen a pris le volant de la Nissan Z GT500 sous des conditions humides, ce qui a restreint ses tours à Fuji. « C’était très amusant, a-t-il dit. Dommage qu’il pleuvait beaucoup, je n’ai pas pu faire autant de tours que je voulais. Mais c’est une voiture fantastique, une catégorie géniale. »[3]

Cette séance marque une exploration croissante des sportscars pour le Néerlandais de 28 ans. Récemment, il a couru en NLS2 au Nürburgring Nordschleife dans une Mercedes-AMG GT3, bien que disqualifié pour une infraction aux pneus. Les GT500 de Super GT surpassent même les hypercars du WEC en vitesse pure sur un tour à Fuji.

Le grip en mouillé l’a surpris, différent des standards européens. « Pouvoir conduire tant de voitures différentes est toujours positif », a ajouté Verstappen. Cette polyvalence reflète son désir de s’éloigner des hybrides F1 actuels, qu’il critique ouvertement.

Red Bull a orchestré cet essai promotionnel, habillant la Nissan aux couleurs de l’équipe. Nissan, partenaire potentiel, a réduit son programme GT500 à trois voitures cette année pour raisons financières, ouvrant peut-être une porte pour des wildcards.

Verstappen compare les GT500 aux DTM d’antan, un hommage à une ère qu’il admire. Cet essai renforce son appétit pour les prototypes japonais avancés.

L’attrait des sportscars face aux frustrations en F1

Verstappen multiplie les sorties en GT3 et GT500, signe d’un mécontentement croissant avec les F1 hybrides. À Suzuka, les pilotes perdent jusqu’à 50 km/h à la courbe 130R à cause du clipping excessif. Comme analysé dans un article récent sur son avenir en F1, il envisage des décisions de vie majeures.

Il collabore avec la FIA pour affiner les règlements, mais rien n’est garanti d’ici la fin de son contrat Red Bull. Même en restant en F1, les sportscars pourraient occuper plus de son agenda en 2026.

Super GT attire par sa vitesse et sa diversité : Honda, Nissan, Toyota en GT500 ; GT300 plus accessible. Contrairement aux GT3 routières, les GT500 offrent un challenge technique supérieur.

Ses récentes performances, comme au Nürburgring, montrent une adaptation rapide. Une entrée en Super GT serait un coup médiatique énorme pour la série.

Pourquoi Super GT manque-t-il d’une course emblématique ?

Le calendrier 2026 compte huit manches sur sept circuits, dont Sepang à l’étranger. Six courses font 300 km, deux durent trois heures. Fuji GT 3 Hours est le rendez-vous phare pendant Golden Week, mais rien de plus distinctif.[4]

Autrefois, les Suzuka 1000 km attiraient les stars. Créée en 1966, elle intégrait le World Sportscar Championship et FIA GT. En Super GT dès 2006, elle permettait des troisièmes pilotes, ouvrant à des invités comme Adrian Sutil ou Oliver Jarvis.

Jenson Button y a brillé : 12e en 2017 aux 8 Heures avec Mugen Honda, puis champion GT500 en 2018 avec Naoki Yamamoto. Cette course offrait une vitrine parfaite pour les outsiders.

Mais en 2018, GTA et SRO lancent les Suzuka 10 Hours en Intercontinental GT Challenge, excluant les GT500. Les GT300 participent, mais sans usines GT500. L’édition 2025 IGTC revive Suzuka 1000 km avec GT300 équilibrés face aux GT3.

Super GT priorise l’expansion internationale : retour à Sepang en 2025 (succès), essais en Thaïlande. Buriram et Sepang étaient prévus en 2020, annulés par la Covid.

Verstappen regrette cette absence : « Pour une course isolée, c’est plus facile à engager ; un championnat complet, impossible. »

La piste du wildcard à Sepang en 2026

Sepang, les 20-21 juin 2026, tombe entre les GP de Barcelone et Spielberg en F1. Les organisateurs envisagent un wildcard GT500, projet « en cours » sans engagement constructeur.[5]

Ciblé sur talents malaisiens, il nécessiterait un soutien externe comme Red Bull pour Verstappen. Nissan, hôte de son essai Fuji, pourrait fournir une voiture malgré ses contraintes budgétaires. Détails sur les plans du promoteur.

Historiquement, les wildcards GT500 boostent l’événement. Une apparition de Verstappen attirerait un public mondial.

Cependant, tout dépend de son agenda F1 et des négociations réglementaires. S’il reste chez Red Bull, la fenêtre reste étroite.

  • Avantages pour Verstappen : Expérience GT500 compétitive, visibilité.
  • Défis : Logistique F1, approbation constructeurs.
  • Impact Super GT : Affluence record à Sepang.

Perspectives pour Verstappen en sportscars

Une entrée en Super GT via Sepang wildcard semble plausible, mais incertaine. L’allure irrésistible des GT500 et son ennui F1 pourraient précipiter les choses. Le GP du Japon 2026 a déjà montré des stratégies folles, soulignant les frustrations hybrides.

Si les règlements F1 ne s’améliorent pas, attendez-vous à plus de Verstappen en GT. Super GT gagne un atout majeur avec ce wildcard potentiel, revitalisant son attractivité internationale. L’avenir dira si le Néerlandais franchira le pas.

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.