Max Verstappen n’a pas pris le volant jeudi lors des essais pré-saison de Formule 1 à Bahreïn pour la saison 2026, mais ses déclarations ont fait la une. Le pilote Red Bull, quadruple champion du monde, a accusé Mercedes de dissimuler massivement son potentiel, prédisant une surprise au Grand Prix d’Australie. « Attendez Melbourne et voyez combien de puissance ils trouvent soudainement », a-t-il lancé.1
Ces remarques interviennent dans un contexte tendu autour des nouveaux règlements 2026, qualifiés par Verstappen de « Formule E sur stéroïdes » et « anti-course ». Alors que Red Bull a enchaîné les tours, Mercedes semble se retenir, alimentant les soupçons de sandbagging.

Le ratio de compression : « Toto a oublié un zéro »
Toto Wolff, le patron de Mercedes, a minimisé l’avantage lié à un prétendu truc sur le ratio de compression. Selon lui, cette astuce, qui respecterait la limite de 16:1 en tests statiques mais dépasserait en roulant, ne rapporte que 2-3 chevaux. Verstappen n’est pas d’accord.
Lors d’une session médias néerlandaise, le pilote Red Bull a rétorqué : « Il faut définitivement ajouter un zéro à ça ! Et peut-être même plus. » Il sous-entend un gain bien plus substantiel, de l’ordre de 20 chevaux ou davantage.1
Wolff tente ainsi de détourner l’attention, plaçant Red Bull en favori, selon Verstappen. Plusieurs équipes clientes de Mercedes ont adopté la même rhétorique. La FIA doit bientôt trancher sur ce dossier sensible.
Cette polémique rappelle les débats passés sur les moteurs hybrides. En 2014, Mercedes dominait grâce à son unité de puissance supérieure. Aujourd’hui, avec les nouveaux power units 2026 plus électriques, les soupçons reviennent.
Verstappen reste focalisé sur son équipe : « Je me concentre sur ce qu’on fait ici. Il y a tant à apprendre avec ce règlement complexe. »
Sandbagging Mercedes à Melbourne 2026 : une tactique de diversion ?
Verstappen est convaincu que Mercedes bride sa voiture à Bahreïn. « Ils essaient de focaliser sur nous parce qu’on a fait beaucoup de tours mercredi. Mais attendez Melbourne et voyez comme ils seront rapides sur les lignes droites », a-t-il prédit.
Le sandbagging est une pratique courante en essais. Les équipes masquent leur rythme pour analyser les rivaux sans se révéler. Mais Verstappen voit chez Mercedes une dissimulation « extrême », plus marquée que chez les autres.
Pour plus de détails sur ces déclarations, consultez cet article d’Autosport.
Les résultats des essais confirment les doutes :
- Jour 1 : Lando Norris (McLaren) en tête, Verstappen second mais avec plus de tours.
- Red Bull : benchmark en vitesse de pointe.
- Mercedes : George Russell discret, pas de temps compétitifs évidents.2
Wolff admet que Red Bull fixe la référence, mais insiste sur le travail en cours. Le GP d’Australie, prévu du 6 au 8 mars avec course le dimanche 8, révélera la vérité.3
Les monoplaces F1 2026 : Verstappen dénonce un « anti-racing »
Au-delà de Mercedes, Verstappen critique les nouvelles règles. « Ce n’est pas fun à conduire », dit-il après avoir testé le simulateur Red Bull. Les voitures 2026, avec plus d’énergie électrique et active aérodynamique, le rebutent.
« C’est de la Formule E sur stéroïdes », ajoute-t-il, évoquant la gestion d’énergie dominante. Ces monoplaces compliquent les dépassements, d’où « anti-racing ».
Relisez ses critiques complètes dans cet entretien Autosport.
Historiquement, les grands changements (2022) ont surpris. Verstappen relativise : « Regardez les 10 dernières années d’essais hivernaux. On ne devine pas le champion dès le jour 1. »
Malgré la politique paddock, il reste zen : « Ça ne m’irrite pas. Si la voiture n’est pas bonne, je bosse sur mon GT3. »
Vers Melbourne : quelles leçons des essais de Bahreïn ?
Les essais de Bahreïn, encore en cours jusqu’à vendredi, montrent Red Bull solide mais perfectible. McLaren et Ferrari compétitives, Mercedes en retrait volontaire ?
- Red Bull : 100+ tours jour 1, vitesse straight-line impressionnante.
- Mercedes : Peu de tours compétitifs, focus fiabilité.
- Autres : Leclerc rapide en matinée jour 2.
Ces données préliminaires ne prédisent rien. Le règlement 2026, complexe, exige des ajustements constants.
Verstappen met en garde contre les favoris auto-proclamés. Melbourne sera le juge de paix, potentiellement explosif si Mercedes débride son moteur. La bataille pour le titre 2026 s’annonce politique et technique. Restez connectés pour les développements.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.