Verstappen peut changer son numéro de course F1 selon les règles : tout ce qui change en 2026

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Verstappen peut changer son numéro de course F1 selon les règles : tout ce qui change en 2026

Max Verstappen envisage sérieusement de modifier son numéro de course pour la saison prochaine. Le champion du monde actuel, qui porte fièrement le #1 depuis ses titres en 2021, 2022, 2023 et 2024, a exprimé son désir de revenir à un numéro personnel s’il ne remportait pas le championnat. Cette possibilité, qui semblait impossible jusqu’à récemment, pourrait devenir réalité dès 2026 grâce à une révolution dans la réglementation de la FIA.

La question du changement de numéro a fait surface lors du dernier meeting de la Commission F1 à Las Vegas, où les représentants des équipes et de la Fédération Internationale de l’Automobile ont validé un principe qui bouleverserait une règle en place depuis onze ans. Verstappen peut changer son numéro de course F1 selon les règles qui seront bientôt officiellement adoptées, ouvrant une nouvelle ère de personnalisation pour les pilotes.

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Les règles actuelles des numéros en Formule 1

Le système actuel des numéros permanents a été instauré en 2014, marquant une rupture décisive avec des décennies de tradition. Avant cette date, les numéros étaient attribués selon les résultats du championnat des constructeurs de l’année précédente, avec le #1 réservé au champion du monde en titre. Cette méthode, bien que logique, empêchait les pilotes de construire une véritable identité autour d’un chiffre qui leur serait propre.

Depuis 2014, chaque pilote doit choisir un numéro entre 2 et 99 qui le suivra tout au long de sa carrière en Formule 1. Ce numéro ne peut être utilisé par un autre concurrent tant que le pilote titulaire participe à au moins une course sur deux saisons consécutives. Le #1 reste exceptionnellement réservé pour le champion du monde, mais son utilisation n’est pas obligatoire. Sebastian Vettel et Max Verstappen sont parmi les rares pilotes à avoir opté pour ce privilège ces dix dernières années.

La réglementation stipule qu’un numéro n’est libéré que si son propriétaire n’a pas participé à une séance officielle pendant deux saisons complètes. C’est précisément ce qui bloque actuellement Verstappen dans son envie d’adopter le #3. Daniel Ricciardo, qui a quitté la grille mi-2024, verra son numéro mis en quarantaine jusqu’en 2027 au plus tôt. Ce délai explique pourquoi la FIA doit prendre des mesures spéciales pour accommoder les souhaits légitimes des pilotes.

La volonté de Verstappen de changer de numéro

Lors de sa session médias néerlandaise à Las Vegas, Max Verstappen n’a pas caché sa réflexion active sur ce sujet. Interrogé sur son numéro pour 2026, il a répondu avec le sourire : « C’est une très bonne question ! Je vais y réfléchir pendant l’hiver, mais mon numéro préféré est le #3. Nous devons juste voir si cela est réellement possible. »

Le Néerlandais a également livré une anecdote révélatrice sur ses préférences secondaires : « J’aurais vraiment voulu le #69, mais mon père m’a dit ‘ce n’est pas une bonne idée’. Mais ce numéro a l’avantage de se lire de la même façon quelle que soit l’orientation de la voiture ! » Verstappen a même évoqué le potentiel marketing de ce chiffre pour les photos et les casquettes, avant de revenir à ses options sérieuses, mentionnant le #27 qu’utilise son compatriote Nico Hülkenberg.

Le problème technique est clair : tant que Daniel Ricciardo n’aura pas été absent de la F1 pendant deux saisons complètes, le #3 reste son propriété exclusive. Ricciardo ayant couru en 2024 avec RB Racing, son numéro ne serait théoriquement disponible qu’en 2027. Cette situation force Verstappen à attendre une modification réglementaire exceptionnelle pour réaliser son souhait.

Les changements prévus pour la saison 2026

La Commission F1 s’est réunie à l’initiative de Red Bull Racing, justement pour explorer des solutions à cette problématique. Le communiqué officiel de la FIA a été sans ambiguïté : « Des modifications à la réglementation concernant les numéros de compétition permanents pour les pilotes, introduite pour la saison 2014, ont été discutées. Il a été convenu qu’une proposition permettant aux pilotes de changer de numéro au cours de leur carrière serait autorisée. »

Cette décision, si elle est ratifiée par le Conseil Mondial du Sport Automobile de la FIA, représenterait la première modification majeure de ce règlement en plus d’une décennie. Les détails précis doivent encore être finalisés, notamment :

  • Le nombre de changements autorisés par pilote et par période
  • Les conditions de disponibilité des numéros déjà attribués
  • Le coût éventuel associé à ces modifications pour les équipes
  • L’impact sur le merchandising et la commercialisation

Un porte-parole de la FIA interrogé par Autosport a précisé que « les détails doivent encore être élaborés et la proposition doit être approuvée par le Conseil Mondial du Sport Automobile de la FIA ». Verstappen devra donc patienter jusqu’à cette validation formelle avant de prendre une décision définitive.

Histoire et évolution des numéros en Formule 1

Pour comprendre l’importance de cette réforme, il faut replacer le système actuel dans son contexte historique. Les origines de la F1 en 1950 voyaient les organisateurs de chaque Grand Prix attribuer les numéros de façon aléatoire ou basée sur l’ordre d’inscription, sans cohérence d’une course à l’autre.

La première structuration est intervenue en 1974, quand les numéros ont été assignés pour une saison complète sur la base du classement du championnat des constructeurs de l’année précédente. Le #1 revenait au champion du monde, créant des associations iconiques comme le « Red 5 » de Nigel Mansell chez Williams dans les années 90, ou les #27 et #28 de Ferrari devenus légendaires.

Entre 1996 et 2013, le système a été simplifié : le champion conservait le #1 quelle que soit son équipe, tandis que les autres numéros suivaient strictement le classement constructeurs. Cette période a vu Damon Hill emmener les #1 et #2 chez Arrows en 1997, créant une anomalie historique.

La révolution de 2014 a donné aux pilotes un pouvoir sans précédent, transformant les numéros en véritables marques personnelles. Lewis Hamilton et son #44, Charles Leclerc avec le #16, ou Lando Norris et le #4 ont tous construit des identités commerciales solides autour de ces chiffres. La nouvelle flexibilité de 2026 devra préserver cette valeur marketing tout en offrant une liberté nouvelle.

Ce que cela signifie pour le championnat

Cette ouverture réglementaire pourrait avoir des répercussions majeures sur l’identité visuelle de la F1. Les experts du marketing sportif soulignent que les numéros sont devenus des actifs commerciaux essentiels pour les pilotes et leurs équipes. Un sondage récent auprès des fans révèle que 73% des spectateurs identifient plus facilement un pilote par son numéro que par son casque ou sa voiture.

Pour les équipes, cette flexibilité représente un défi logistique. Modifier un numéro implique de changer les decos de caisse, les ecussons sur les combinaisons, le merchandising officiel, et même certaines pièces techniques marquées. Une source interne chez Red Bull évalue ces coûts à « plusieurs centaines de milliers d’euros » pour une saison complète.

Verstappen, quant à lui, garde la chose en perspective : « Si je ne suis pas champion, je retournerai probablement au #33, mais j’aimerais vraiment avoir l’option du #3. Ce sont ces petits détails qui rendent le sport plus personnel pour les fans. » Son rival Lando Norris a déclaré de son côté qu’il « garderait le #4 quoi qu’il arrive », soulignant que la stabilité a aussi sa valeur.

La décision finale de la FIA est attendue pour le premier trimestre 2026, lors de la réunion du Conseil Mondial qui validera l’ensemble des réglementations sportives et techniques pour la nouvelle ère qui commencera en 2026. D’ici là, Verstappen continuera à porter le #1 avec la ferme intention de le conserver jusqu’à la dernière course de la saison.

Cette réforme des numéros de course illustre une tendance plus large au sein de la F1 : l’équilibre permanent entre tradition et modernité, entre la préservation de l’héritage sportif et l’adaptation aux attentes d’un public de plus en plus jeune et connecté. Alors que les règles techniques de 2026 promettent déjà une révolution sur la piste, cette évolution symbolique pourrait bien remodeler l’identité des héros de la discipline hors des circuits.

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.