Verstappen sur le moteur Red Bull Ford : « Il reste encore beaucoup de travail » après le shakedown de Barcelone

F1

Max Verstappen a tempéré les enthousiasmes après le shakedown de cinq jours à Barcelone, dédié aux nouvelles monoplaces 2026. Le pilote néerlandais, quadruple champion du monde, a bouclé 118 tours au volant de la RB22 de Red Bull lors de la dernière journée, mais a insisté sur le chantier encore important devant son nouveau powertrain développé avec Ford. Ce test privé, limité à trois jours par équipe, visait avant tout à accumuler du mileage avant les révolutions réglementaires majeures de la saison prochaine.

Red Bull entre dans une nouvelle ère en devenant fournisseur de moteurs, 21 ans après son arrivée en F1. Malgré la présence de Verstappen, dauphin l’an dernier, l’équipe n’est pas favorite pour 2026. Les conditions mixtes et un accrochage ont compliqué la semaine des Autrichiens.

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Le déroulement du shakedown à Barcelone

Le Circuit de Barcelona-Catalunya a accueilli du lundi au vendredi un test inédit pour les 11 équipes F1, avec un maximum de trois jours de roulage chacune. L’objectif premier était la fiabilité et l’accumulation de données, plutôt que les performances pures, en vue des nouvelles règles incluant des châssis plus légers et un powertrain hybride rééquilibré.

Red Bull a confié le lundi entier à son nouveau coéquipier Isack Hadjar. Le pilote franco-algérien a roulé avant que Verstappen ne prenne le relais mardi matin. Mais les conditions variables ont limité les tours, et l’après-midi, Hadjar a percuté le mur à l’ultime virage, endommageant l’arrière de la RB22. Pour en savoir plus sur cet incident, consultez cette analyse détaillée.

L’équipe n’est revenue que vendredi, avec Verstappen au volant pour 69 tours le matin, signant un 1m18.285s non officiel. Au total, Red Bull a cumulé un mileage solide malgré les aléas. Lewis Hamilton a dominé la journée sur Ferrari avec un 1m16.348s, devant Leclerc et les McLaren.

D’autres équipes comme Haas, Audi, Cadillac et Aston Martin (49 tours pour Alonso) ont aussi roulé sans incident majeur. Mercedes s’est distingué avec plus de 500 tours sur la semaine, son moteur approchant les 1000 tours via ses clients.

Aucun drapeau rouge n’a perturbé cette dernière journée, signe encourageant pour la fiabilité globale des nouvelles autos.

Premières impressions sur le Red Bull Ford Powertrain

« Still work in progress, but I think we’ve hit the ground running quite well with those things », a déclaré Verstappen à F1. « It’s still a very complicated formula for everyone, there’s still quite a bit of work to do, but that’s normal. » Le Néerlandais souligne la complexité du nouveau règlement moteur.

Chez Racing Bulls, cliente du powertrain Red Bull-Ford, les retours sont mitigés mais positifs. Hadjar a bouclé 107 tours lundi (1m18.159s), Lawson 88. « Not perfect yet, but fine », résume l’impression générale. Le moteur s’est montré solide, avec des arrêts préventifs mineurs.

Mattia Spini, ingénieur en chef, évoque un fine-tuning nécessaire d’ici Melbourne. La priorité reste la fiabilité, la performance étant à affiner pour Bahreïn.

Red Bull a surpris par son mileage malgré les rumeurs d’overheating. Le partenariat avec Ford porte ses fruits précocement, validant un projet ambitieux lancé il y a des années.

Ces tests marquent un jalon : pour la première fois, Red Bull dévoile sa vraie RB22, avec une aérodynamique radicale qui intrigue la concurrence.

Mercedes à l’honneur, mais la prudence domine

Mercedes a brillé avec le plus de tours : Antonelli a réalisé une simulation de course complète mercredi après 91 tours, Russell en ayant enchaîné 92 lundi. Temps dans les 1m17s, sans porpoising ni gros soucis.

« I think it was a very positive test. We had lots of mileage on the car, which was the main focus of the test. The car’s feeling nice to drive, no major issues », s’est réjoui Russell. Il note des surprises chez les nouveaux motoristes : « On the power unit side, there’s some impressive things from some of our competitors and that’s quite surprising. »

Favori pour les titres grâce à son expertise hybride depuis 2014, Mercedes avance sereinement. Russell est en pole des bookmakers pilotes.

Peu à lire dans ces chronos officieux : l’accent était sur les longs runs. Russell tempère : « Three days into a 24-race season, you don’t want to judge too much. »

Cette domination rappelle 2022, mais les ground-effect avaient ensuite piégé les Flèches d’Argent.

Perspectives pour la saison 2026

Red Bull vise à retenir Verstappen en montrant des progrès concrets. Le powertrain interne est un risque calculé, mais les premiers tours rassurent.

Mercedes part favori, Ferrari compétitive avec Hamilton au top vendredi. Les nouveaux venus comme Audi ou Cadillac observent.

  • Laps clés cette semaine :
    • Mercedes : >500 tours
    • Ferrari : 2e au mileage
    • Red Bull-Ford : 3e, malgré crash

La saison comptera 24 Grands Prix. Ces tests sauvent des mois de développement.

Pour plus de détails sur la journée 5, lisez ce compte-rendu complet.

Ce shakedown ouvre un chapitre excitant : Red Bull Ford devra progresser vite pour défier Mercedes. Verstappen, pilier du projet, poussera les limites. Le verdict tombera à Bahreïn, mais les bases sont posées pour une bataille serrée en 2026.

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.