Max Verstappen a surpris plus d’un observateur en affirmant que son statut de pilote isolé chez Red Bull n’a pas été un frein dans sa lutte pour le titre de Formule 1 2025. Face aux deux McLaren de Lando Norris et Oscar Piastri, le Néerlandais a réussi une remontée spectaculaire en seconde partie de saison. Loin de se plaindre de l’absence d’un coéquipier compétitif, il y voit même un atout stratégique.
Cette déclaration intervient dans un contexte où Red Bull a connu des turbulences avec son second siège. Verstappen, quadruple champion du monde, explique à Viaplay comment cette solitude l’a aidé à adopter une approche agressive.

Le casse-tête du second siège chez Red Bull
Red Bull a tenté en 2025 une nouvelle expérience pour stabiliser son baquet numéro deux, miné par des performances inégales depuis des années. Liam Lawson a d’abord été promu, mais après deux week-ends décevants, il a été éjecté sans ménagement.
Yuki Tsunoda lui a succédé, mais le pilote japonais n’a pas non plus convaincu. Instable dans ses résultats, il a été rétrogradé au rôle de réserviste pour 2026, au profit d’Isack Hadjar.
Cette instabilité a laissé Verstappen seul à porter l’équipe dans la bagarre pour le titre. Sans soutien direct, Red Bull manquait de cartes stratégiques supplémentaires.
Pourtant, Verstappen ne le vit pas comme un handicap. Au contraire, cette situation lui a permis de se concentrer pleinement sur son pilotage offensif.
Les changements rapides soulignent les exigences impitoyables de Red Bull. Lawson, malgré son talent, n’a pas su s’adapter immédiatement à la RB21.
La remontée improbable de Verstappen en 2025
En première partie de saison, McLaren dominait avec ses deux pilotes au top. Norris et Piastri accumulaient les points, tandis que Red Bull peinait.
Mais Verstappen a renversé la tendance en seconde moitié de l’année. Son talent pur et une voiture progressivement améliorée lui ont permis de revenir dans la course au championnat.
Sans coéquipier pour distraire les McLaren, il pouvait attaquer sans retenue. “Quand tu es seul, tu peux passer à l’attaque, tu peux être beaucoup plus agressif. J’aime toujours ça”, a-t-il déclaré à Viaplay.
Cette agressivité a payé sur plusieurs circuits clés. Par exemple, à Spa ou Monza, où les stratégies individuelles ont fait la différence.
Les points perdus par Norris et Piastri entre eux ont indirectement aidé Verstappen. McLaren, en traitant ses pilotes sur un pied d’égalité, a parfois sacrifié des opportunités.
La philosophie stratégique de Verstappen
Verstappen n’hésite pas à critiquer la gestion McLaren. “Si les voitures sont égales, bonne chance à eux deux, car ils peuvent vraiment se régler entre eux”, lance-t-il.
Il plaide pour une hiérarchie claire au sein d’une équipe. “Si j’étais team principal, je mettrais toujours un numéro un et un numéro deux bien définis.”
Le numéro deux scorerait assez pour les constructeurs, mais soutiendrait le leader. Cette approche, selon lui, évite les erreurs stratégiques.
McLaren a souffert de cette égalité. Des décisions hésitantes en course ont coûté cher à Norris et Piastri.
Verstappen bénéficie ainsi des divisions internes chez le rival. Sa vision pragmatique reflète son expérience.
Pour plus de détails sur le classement des pilotes 2025, consultez ce ranking des top 10 drivers.
McLaren piégée par son égalitarisme
Norris et Piastri formaient un duo redoutable. Mais leur rivalité interne a dilapidé des points précieux.
Red Bull, avec un seul homme fort, évitait ces pertes. Verstappen pouvait choisir ses batailles sans compromis internes.
Andrea Stella, boss de McLaren, défend pourtant l’équité. Mais les faits parlent : des stratégies confuses ont émergé.
En 2025, cela a profité à Verstappen dans sa traque du titre. Les duels Norris-Piastri offraient des fenêtres d’opportunité.
Cette dynamique rappelle des saisons passées, comme 2021 chez Red Bull avec Pérez en soutien. Mais en 2025, l’absence de second a paradoxalement simplifié les choses.
Verstappen en tire une leçon : la solitude au sommet peut être libératrice. Pour approfondir les désaccords internes chez Red Bull, voir cet article sur Lawson.
Perspectives pour 2026 et au-delà
Avec Hadjar promis au second siège, Red Bull espère plus de stabilité. Verstappen pourrait alors jouer en duo, mais il préfère peut-être sa liberté actuelle.
McLaren devra-t-elle ajuster sa politique ? L’équité a boosté ses pilotes, mais coûté le titre potentiel.
Cette saison 2025 marque un tournant. Elle montre que dans la F1, la stratégie humaine compte autant que la voiture.
Verstappen, fidèle à lui-même, reste focalisé sur la performance pure. Son titre dépendra de la RB22 et de la cohésion d’équipe. Reste à voir si Red Bull écoutera son conseil sur la hiérarchie.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.