Fred Vasseur, le team principal de Ferrari, tempère les attentes pour le début de la saison 2026 de Formule 1. Avec les nouveaux règlements qui introduisent des changements majeurs en matière d’unités de puissance, de déploiement d’énergie et d’aérodynamique, la grille de départ à Melbourne ne définira pas le champion. Vasseur insiste sur l’importance du développement en saison, dans un contexte où Ferrari a déjà réorienté ses efforts vers 2026 au détriment de la fin de 2025.
Cette philosophie reflète la réalité d’une réglementation inédite, l’une des plus importantes de l’histoire de la F1. Ferrari, qui a terminé quatrième au championnat constructeurs 2025 sans victoire en grand prix, mise sur cette refonte pour relancer sa lutte pour les titres.

Les nouveaux règlements 2026 : une révolution attendue
Les règlements 2026 marquent un tournant avec des unités de puissance hybrides redessinées, un déploiement d’énergie accru et une aérodynamique simplifiée pour favoriser les dépassements. Ces évolutions visent à rendre la F1 plus durable et spectaculaire, avec une part électrique réduite mais plus efficiente.
Ferrari a anticipé ce virage en déplaçant l’essentiel de son développement aérodynamique vers la voiture 2026 dès avril 2025. Cette décision a eu un coût : une chute en performance lors des dernières courses de l’année, sous la pression accrue en Italie.
Malgré cela, Vasseur reste confiant. « Notre sport est une comparaison », explique-t-il. « Je peux faire un bon boulot, mais si quelqu’un fait mieux, je passe pour un idiot. Nous poussons à la limite. »
Les équipes comme McLaren, Red Bull ou Alpine sont dans la même course. Personne ne sait qui dominera à Melbourne, la course d’ouverture prévue en mars 2026.
- Unités de puissance : Plus de puissance électrique, mais une combustion interne optimisée.
- Aérodynamique : Ailerons actifs simplifiés et réduction du dirty air.
- Durabilité : Moins de composants par saison pour limiter l’impact environnemental.
Cette refonte offre à Ferrari une chance de repartir sur de bonnes bases après des années sans titre constructeurs dominant.
La stratégie de Ferrari face à la pression
Ferrari a payé le prix de sa focalisation précoce sur 2026. Quatrième en 2025, l’équipe a subi les critiques en Italie, où les attentes sont toujours élevées pour la Scuderia.
Vasseur minimise l’urgence. « Ce n’est pas de l’urgence, non », dit-il à propos des déclarations de Charles Leclerc qualifiant 2026 de « maintenant ou jamais ». Il préfère souligner une approche constructive sur tous les piliers : moteur, boîte de vitesses, aéro, réglages.
Pourtant, les pilotes poussent. Leclerc, après une solide saison 2025 sans récompense, attend son premier titre depuis 2019. Lewis Hamilton, après une première année difficile à Maranello, vise un reset hivernal.
L’équipe annonce déjà son plan de lancement de la voiture 2026, signe d’une préparation minutieuse (Ferrari annonce son plan de lancement de la voiture F1 2026).
Ferrari devra être « astucieuse » avec ses upgrades en 2026, comme l’explique Vasseur dans une analyse récente.
L’importance du développement en saison
« L’année prochaine, ce ne sera pas la première photo de la saison, ni la classification d’Australie qui comptera », prévient Vasseur. « Ce sera beaucoup la capacité de développement rapide. La saison ne sera pas finie en Australie, c’est sûr. Peu importe si nous sommes P1 ou P10, il y a encore un long chemin. »
Cette vision s’explique par les multiples leviers de performance : aero, moteur, stratégie. Les écarts initiaux pourraient se combler rapidement.
Vasseur refuse de spéculer sur la hiérarchie. « Je n’ai aucune idée si McLaren, Red Bull ou Alpine est devant nous. Personne ne le sait. L’important n’est pas de passer du temps à analyser les autres. »
Pour plus de détails sur les propos de Vasseur, consultez son interview complète sur Motorsport.com.
Les pilotes adverses, comme Max Verstappen ou Lando Norris, poussent aussi leurs équipes à fond. « Si Charles et Lewis étaient très contents de la voiture, je serais désespéré ! », ajoute Vasseur.
Les pilotes et l’ambiance chez Ferrari
Charles Leclerc voit 2026 comme crucial : « C’est maintenant ou jamais » pour Ferrari, après une 2025 frustrante (Leclerc : « C’est maintenant ou jamais » pour Ferrari).
Lewis Hamilton, septuple champion, a vécu une intégration plus rude que prévu. Un hiver de préparation sera essentiel.
Vasseur apprécie cette pression interne. « Max pousse son équipe à la limite, Lando aussi. C’est ce qu’on attend d’une équipe F1. »
Cette dynamique positive pourrait propulser Ferrari vers le haut.
La Scuderia doit exceller sur tous les fronts pour transformer cette motivation en résultats.
Vers une saison 2026 imprévisible
La course à l’armement pour 2026 promet du spectacle, avec des développements rapides qui pourraient renverser la hiérarchie dès les premières courses après Melbourne. Ferrari, boostée par son duo de pilotes, est bien placée si elle maîtrise l’adaptation.
L’enjeu est clair : la performance ne se jugera pas sur un week-end, mais sur 24 grands prix. Vasseur l’a résumé : c’est une longue route pour tous. Reste à voir si la Scuderia saura en profiter pour renouer avec la victoire.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.