Toprak Razgatlioglu : un premier podium en MotoGP peut-être seulement en 2027

Toprak Razgatlioglu, triple champion du monde Superbike, s’aprête à relever un défi majeur en intégrant la MotoGP en 2026 avec l’équipe Pramac Racing sur Yamaha M1. Lors de la présentation officielle de son équipe à Sienne, le pilote turc a tempéré ses ambitions pour sa saison rookie. Il envisage 2026 comme une année d’apprentissage avant de viser les podiums en 2027, une fois les nouveaux règlements en place.

Malgré son pedigree impressionnant avec trois titres WSBK en cinq ans, Razgatlioglu sait que le passage à la catégorie reine représente une courbe d’apprentissage raide. Son manager, Kenan Sofuoglu, vise plus haut en espérant défier Fabio Quartararo au sein de la famille Yamaha. Le Turk reste prudent, conscient des adaptations nécessaires.

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Le parcours exceptionnel de Razgatlioglu en Superbike

Toprak Razgatlioglu arrive en MotoGP auréolé de trois titres mondiaux Superbike remportés en cinq saisons. Sa dernière victoire en 2025 avec la BMW M1000RR confirme son statut de star. Ce palmarès fait de lui l’un des recrutements les plus en vue ces dernières années.

Le pilote de 29 ans a longtemps rêvé de la MotoGP. “Je suis très heureux, c’est un moment très spécial pour moi, car j’ai vraiment beaucoup rêvé du MotoGP et je suis enfin ici”, a-t-il déclaré après la présentation, selon Motorsport.com.

Malgré son succès en WSBK, la transition vers la Yamaha V4 s’annonce complexe. La M1 diffère radicalement de sa précédente monture, avec une accélération et une vitesse de pointe supérieures.

Razgatlioglu a déjà effectué deux sessions d’essais fin 2025, à Aragon en privé puis à Valence lors du test officiel post-saison. Ces expériences lui ont permis de se familiariser avec la bête.

Les attentes élevées de son manager Kenan Sofuoglu

Kenan Sofuoglu, manager de Razgatlioglu et ancien pilote Moto2, nourrit de grandes ambitions. Il vise à placer son protégé en tête des quatre Yamaha en grille, devant Fabio Quartararo. “Si nous pouvons nous battre avec lui, ce sera une grande réussite. C’est notre objectif pour la première saison”, a-t-il affirmé lors d’une diffusion officielle MotoGP.

Sofuoglu reste confiant malgré les 1,2 seconde d’écart à Valence face au leader des essais. Il attribue cela à la prudence du pilote, limité à une seule moto V4. “Après quelques tests, nous verrons le vrai Toprak”, prédit-il.

Cette rivalité interne chez Yamaha promet d’être passionnante dès 2026. Quartararo, champion 2021, représente une référence incontournable.

Sofuoglu met en avant le talent unique de Razgatlioglu pour le freinage et le feeling avant. Il s’attend à des surprises en MotoGP.

Premières impressions sur la Yamaha M1

Lors des essais de Valence, Razgatlioglu a bouclé 53 tours en 1’30.667, à 1,2 s du meilleur temps. “Les impressions sont très positives. Après le Superbike, la MotoGP est complètement différente. L’accélération est incroyable, et en ligne droite, elle est vraiment rapide”, a-t-il confié.

Il souligne pourtant le besoin d’adaptation. “J’ai besoin de temps pour m’adapter à la moto et apprendre les pneus, sentir leurs limites.”

De nombreux tests attendent le pilote, dont six jours en Malaisie. Ces journées seront cruciales pour progresser.

Razgatlioglu compare la M1 à une “complètement différente” machine, exigeant un apprentissage patient.

Les défis techniques : pneus et nouveaux règlements

Un des plus grands challenges pour 2026 est le passage de Pirelli à Michelin. Gérer les pneus est clé en MotoGP, et Razgatlioglu devra vite s’y habituer.

En 2027, Pirelli reviendra comme fournisseur officiel, avec des pneus spécifiques MotoGP. Cela pourrait favoriser le Turk, habitué à ces gommes en WSBK.

Les nouveaux règlements 2027 – cylindrée réduite, moins d’aéro – changeront la donne pour tous. Razgatlioglu y voit une opportunité : “2026 sera peut-être une année d’apprentissage, mais en 2027, avec le nouveau règlement, on se battra peut-être pour le podium.”

“Ça n’est pas facile, c’est un très grand challenge pour moi”, admet-il lors du lancement Pramac.

  • Adaptation à la moto : Accélération et vitesse supérieures.
  • Apprentissage des pistes : Certaines inconnues pour lui.
  • Style de pilotage : Mélange entre son agressivité WSBK et exigences MotoGP.
  • Pneus Michelin : Nouveau territoire à explorer.

Perspectives pour la saison 2026 et au-delà

Pour sa saison rookie, Razgatlioglu promet de “faire de mon mieux, comme toujours”. Il formera un duo avec Jack Miller chez Pramac, une équipe familiale et motivée.

Malgré les ambitions de Sofuoglu, le pilote reste réaliste. “Je dois m’adapter à la moto et apprendre certaines pistes”, insiste-t-il.

En 2027, avec Pirelli et les règles unifiées, il espère imposer son style à 90 %. “Je sais que si on pilote avec mon style, ça peut ne pas fonctionner sur certaines pistes, mais en 2027 je piloterai avec mon style.”

Son arrivée dynamise la grille MotoGP, comparée par certains à Casey Stoner pour son potentiel rookie explosif.

L’arrivée de Razgatlioglu en MotoGP marque un tournant pour la catégorie reine. Sa prudence actuelle contraste avec son talent brut, promettant des surprises dès les premiers Grands Prix 2026. Si 2026 est dédié à l’apprentissage, 2027 pourrait voir émerger un nouveau prétendant aux podiums, boosté par les changements réglementaires. Les fans attendent avec impatience cette trajectoire ascendante.

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.