Tim Cindric de retour chez Team Penske comme stratège de Scott McLaughlin

Scott McLaughlin n’en revenait pas quand l’annonce est tombée : Tim Cindric, ancien président de Team Penske, rejoint son équipe en tant que stratège de course pour la saison 2026 d’IndyCar. Le Néo-Zélandais, leader des essais libres du Grand Prix de St. Petersburg ce week-end, a exprimé son excitation et sa surprise lors d’un entretien avec Motorsport.com.[1]

Cette nouvelle marque un retournement inattendu pour Cindric, écarté il y a huit mois suite à un scandale technique aux 500 Miles d’Indianapolis. McLaughlin, qui doit beaucoup à Cindric pour son arrivée en IndyCar, voit là une opportunité rêvée de collaborer enfin directement avec lui.

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Le scandale qui a conduit au renvoi de Tim Cindric

En mai 2025, Team Penske se retrouve au cœur d’une controverse majeure lors des qualifications des 500 Miles d’Indianapolis. Deux voitures de l’équipe, celles de Josef Newgarden et Will Power, sont disqualifiées pour des modifications illégales sur l’atténuateur arrière. Ce n’est pas la première fois : un an plus tôt, en 2024, un scandale autour du push-to-pass avait déjà entaché la réputation de l’équipe.[2]

Roger Penske, propriétaire de l’équipe, de la série IndyCar et de l’Indianapolis Motor Speedway, réagit fermement. Il licencie Tim Cindric, après 26 ans de loyaux services en tant que président et stratège en chef, ainsi que Ron Ruzewski (directeur managing) et Kyle Moyer (general manager). Penske s’excuse publiquement, insistant sur l’intégrité du sport.

Ruzewski trouve refuge chez Andretti Global, tandis que Moyer rejoint Arrow McLaren. Cindric, lui, reste en retrait du paddock pendant plusieurs mois. Il publie un message sur les réseaux sociaux affirmant que sa conscience est claire, mais le mal est fait : l’équipe subit une amende de 200 000 dollars et une refonte organisationnelle s’impose.

Cette affaire mène à la création d’un Independent Officiating Board, financé par Penske, avec un membre de la FIA pour superviser les inspections. Les stratèges des pilotes impliqués sont suspendus pour la course.

Enfin, Jonathan Diuguid prend les rênes comme président de Penske Racing, marquant le début d’une ère de reconstruction.

L’annonce surprise du retour pour 2026

Le 29 janvier 2026, Team Penske confirme le retour de Tim Cindric, cette fois dans un rôle ciblé : stratège de course pour la Chevrolet n°3 de Scott McLaughlin. L’annonce officielle souligne son expérience inégalée en pitlane.[3]

Diuguid, stratège sur la n°2 de Newgarden, et Travis Law sur la n°12 de David Malukas, complètent la lineup stratégique. Cindric, qui avait initié le recrutement de McLaughlin du Supercars australien, revient pour les week-ends de course uniquement.

McLaughlin apprend la nouvelle deux heures avant l’annonce publique. Il contacte immédiatement Cindric : « J’ai dit : ‘J’ai hâte de bosser avec toi et d’apprendre de lui.’ » Le pilote néo-zélandais, 32 ans, mène les essais libres à St. Petersburg, signe encourageant.

Ce retour s’inscrit dans une refonte plus large : Raul Prados remplace Ben Bretzman comme ingénieur de course, et David Hunt devient spotter.

Les observateurs notent l’absence de réunion avec Newgarden, précédent collaborateur de Cindric. McLaughlin balaie la question : « Il est à moi maintenant. »

La réaction enthousiaste de Scott McLaughlin

« Oui, j’ai dit des trucs fous », avoue McLaughlin avec humour. « J’étais genre : ‘C’est pas du tout ce à quoi je m’attendais.’ » Il pensait avoir raté sa chance de travailler avec Cindric, qu’il respecte profondément.

Pour lui, Cindric est à l’origine de sa venue en IndyCar, aux côtés de Roger Penske. « TC a planté l’idée d’IndyCar dans ma tête avant même que j’y sois. Je lui dois beaucoup. » Pendant six ans, il a réclamé Cindric comme stratège personnel.

Concernant l’absence de Moyer et Ruzewski, McLaughlin hausse les épaules : « Non, c’est pas bizarre. Ils ont trouvé des jobs ailleurs. Cindric a contacté JD pour revenir, et on avait besoin du meilleur stratège en pitlane. »

Interrogé sur Newgarden, il reste détaché : « Je sais pas s’il le voulait, et je m’en fous. Il est sur ma voiture. »

Cette dynamique renforce la motivation de McLaughlin, déjà en pole à St. Petersburg.

Les changements au sein de Team Penske pour 2026

Team Penske aligne trois voitures : n°2 Newgarden (Diuguid stratège), n°3 McLaughlin (Cindric), n°12 Malukas (Law). Voici les principaux ajustements :

  • Ingénieurs de course : Raul Prados sur McLaughlin (remplace Bretzman).
  • Spotters : David Hunt sur McLaughlin (remplace Fournier).
  • Autres : Équipe d’ingénieurs renforcée pour viser les victoires chaque week-end.

Cindric apporte son expertise de plus de 25 ans. Détails sur le scandale passé.[2]

La saison démarre à St. Petersburg, avec McLaughlin en tête des essais. Les pneus alternatifs Firestone ajoutent de l’inconnu.

Penske vise le titre, fort de son palmarès.

Perspectives pour la saison IndyCar 2026

Avec Cindric, McLaughlin vise plus de constance après des poles manquées en victoires. La concurrence s’annonce rude : Arrow McLaren avec Pato O’Ward, Andretti…

Ce retour symbolise la résilience de Penske post-scandales. Diuguid : « Tim apporte des décennies d’expérience. Nous sommes prêts à nous battre. »

Pour McLaughlin, c’est personnel : apprendre du « meilleur stratège ». La saison promet du spectacle dès St. Pete.

Ce duo pourrait dominer les pits, relançant Penske vers un nouveau championnat. Les fans attendent de voir si cette alchimie paie aux 500 Miles.

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.