Takamoto Katsuta prend la tête du Rallye de Suède 2026

WRC

Takamoto Katsuta a renversé la hiérarchie au Rallye de Suède 2026 en s’emparant de la tête après une journée de vendredi riche en rebondissements. Parti troisième au classement ce matin-là, le pilote Toyota a enchaîné les temps scratch pour devancer son coéquipier Elfyn Evans de 2,8 secondes à l’issue des sept spéciales. Sami Pajari complète le triplé Toyota en troisième position, à 22,2 secondes, confirmant la domination de la marque japonaise. [1] [2]

Cette première journée complète a vu les conditions enneigées évoluer, favorisant les pilotes en position intermédiaire sur la route. Katsuta, à la recherche de sa première victoire en WRC, a su profiter de sa cinquième place pour réduire l’écart et finalement dépasser Evans dans la dernière spéciale d’Uméa. [2]

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La domination matinale d’Elfyn Evans

La matinée a appartenu à Elfyn Evans, qui a rapidement pris les commandes après l’erreur d’Oliver Solberg. Le leader du championnat, parti en tête, a perdu plus de 30 secondes dans un banc de neige lors de la troisième spéciale, provoquant une crevaison qui l’a relégué hors du top 5. Evans en a profité pour construire un avance de 14,5 secondes sur Katsuta à la mi-journée. Comme nous l’avions détaillé dans notre article sur la prise de tête d’Evans, cette boucle a mis en lumière les défis pour les ouvreurs de route.

Les stages enneigés du matin ont favorisé les pilotes Toyota, avec Pajari déjà bien placé. Solberg, malgré sa déconvenue, a limité les dégâts grâce à sa connaissance des routes suédoises. Evans, serein au volant de sa GR Yaris Rally1, a imposé un rythme soutenu sans prendre de risques inutiles.

L’évolution des routes, encore fraîches, a permis à Evans de creuser l’écart progressivement. Son coéquipier Katsuta, patient, a attendu son heure sans forcer. Cette stratégie conservatrice s’est avérée payante plus tard.

Hyundai a déjà montré des signes de faiblesse, avec Neuville et Lappi en retrait. Les conditions idéales pour les suiveurs ont posé les bases d’un après-midi plus disputé.

L’après-midi explosif de Takamoto Katsuta

L’après-midi a vu les rôles s’inverser, les routes se dégradant sous l’effet des passages précédents. Parti cinquième, Katsuta a gagné du terrain en remportant la spéciale 5, réduisant l’avance d’Evans de plus de la moitié. Il a ensuite enchaîné avec la spéciale 6, ne laissant que 2,5 secondes d’écart avant de prendre la tête pour 0,1 seconde dans la 7. Evans a concédé 2,7 secondes dans l’ultime Uméa de 5,7 km.

« Tout s’est bien passé. Nous savions que la boucle de l’après-midi serait plus difficile pour les front-runners, alors nous avons été un peu patients le matin », a expliqué Katsuta, soulignant sa stratégie adaptée aux conditions.

Evans n’a pas démérité : « C’était un bon début ce matin et la route a inévitablement évolué l’après-midi. Nous avons fait ce que nous pouvions, mais ce n’était pas assez pour tenir ce soir. Il reste encore beaucoup de route. »

Pajari a également profité de sa position, creusant un écart de 23,7 secondes sur Esapekka Lappi pour sécuriser la troisième place.

Cette inversion illustre parfaitement les enjeux du rallye suédois, où la position sur la route est cruciale.

Le triplé Toyota et les galères d’Hyundai

Toyota a verrouillé les trois premières places, un coup de maître pour l’équipe japonaise en ce début de saison 2026. Pajari, heureux de sa position, tempère : « Je suis content-ish. C’est bien d’être bien placé, mais il reste long et j’espérais avoir une meilleure vitesse. »

Hyundai traverse une période noire, sans podium après une première spéciale gagnée par Neuville dans la 7. Le Belge, septième à 1’43”8, a perdu plus d’une minute dans un banc de neige matinal. « Je ne me souviens pas quand on a fait un temps le plus rapide pour la dernière fois […] La performance n’est toujours pas là », a-t-il déploré, pointant les limites réglementaires face à Toyota.

Adrien Fourmaux, cinquième, note des progrès : « Nous avons raté le mordant avant dans les virages rapides, mais dès que ça devient technique, nous sommes plus dans le rythme. »

Solberg, sixième à 6,9 secondes de Fourmaux, a sous-estimé l’ouverture : « J’ai complètement sous-estimé à quel point ce serait difficile d’être premier sur la route. C’était très tricky. »

Les déconvenues de M-Sport Ford

M-Sport Ford a vécu un vendredi cauchemardesque, marqué par des crevaisons dues à une erreur de pression de pneus. Martins Sesks a subi trois crevaisons et abandonné après la matinée. Josh McErlean, touché par deux crevaisons arrière, a fini neuvième à plus de 3’30” avec un cache-radiateur toujours en place.

Jon Armstrong, pour sa première Rally1 sur neige, a impressionné en huitième place à 1’59”3 malgré une seconde crevaison dans la dernière spéciale. Ces incidents soulignent les défis pour l’équipe britannique sur ce terrain glissant.

Roope Korhonen mène le WRC2 en dixième position globale.

Classement après la journée de vendredi

Voici les dix premiers au général :

  1. Takamoto Katsuta (Toyota)
  2. Elfyn Evans (Toyota) +2,8 s
  3. Sami Pajari (Toyota) +22,2 s
  4. Esapekka Lappi (Hyundai)
  5. Adrien Fourmaux (Hyundai)
  6. Oliver Solberg (Hyundai) +6,9 s sur Fourmaux
  7. Thierry Neuville (Hyundai) +1’43”8
  8. Jon Armstrong (Ford) +1’59”3
  9. Josh McErlean (Ford) +3’30”
  10. Roope Korhonen (WRC2)

Ces écarts minuscules en tête promettent un samedi haletant. Pour plus de détails sur la première journée, consultez le site officiel du WRC. [2]

La suite s’annonce disputée avec des routes potentiellement plus sales et des enjeux pour le championnat. Katsuta peut-il tenir sa première place ? Toyota consolidera-t-il sa domination ? Rendez-vous demain pour la suite de cette 68e édition, dont les défis enneigés avaient été anticipés dans cet article sur les bancs de neige. Une journée qui pourrait redessiner les forces en présence en WRC 2026.

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.