Solberg crée la sensation en tête du Rallye Monte-Carlo devant Evans

WRC

Oliver Solberg a réalisé un début de carrière en Rally1 à couper le souffle au Rallye Monte-Carlo, en prenant la tête après une première journée marquée par des conditions hivernales extrêmes. Le pilote suédois, nouveau chez Toyota, mène avec 44,2 secondes d’avance sur Elfyn Evans, tandis que le champion en titre Sébastien Ogier complète le podium à 1’08”6.[1][2]

Les routes enneigées et verglacées des montagnes provençales ont mis à rude épreuve les équipages du WRC. Solberg a brillé par sa maîtrise, particulièrement dans la nuit, malgré un drapeau rouge en SS3 dû au brouillard épais.

monte-carlo-rally-snow-fog-solberg_0.jpg

Les conditions d’ouverture : pneus tendres et nuages bas

La première spéciale a vu les équipes éviter la neige, mais affronter des routes humides et un ciel bas. Les pilotes ayant opté pour des pneus tendres super softs, comme Evans et Ogier, ont pris l’avantage. Evans a dominé avec 12,0 secondes d’avance sur Ogier, prudent dans ces conditions glissantes.

Solberg, sans ces pneus, a surpris en se classant deuxième, à seulement 5,6 secondes d’Evans et devant Ogier. Adrien Fourmaux a été le meilleur Hyundai en quatrième position, malgré un choix de pneus sous-optimal.

Takamoto Katsuta et le rookie M-Sport Jon Armstrong ont suivi, ce dernier misant sur deux pneus tendres. Thierry Neuville a connu un début difficile, avec zéro confiance signalée après des problèmes en shakedown.

Nikolay Gryazin en Rally2 et Gregoire Munster ont devancé Neuville, tandis que Sami Pajari, Hayden Paddon et Josh McErlean fermaient la marche des top crews.

La nuit cauchemardesque d’Esclangon/Seyne-les-Alpes

La SS2, de 23,8 km, a été l’une des plus folles de l’histoire récente du Monte-Carlo, avec slush, neige et glace. Les pilotes ont rampé dans la seconde moitié, englués dans la neige.

Solberg a excellé, signant le meilleur temps avec 31,1 secondes d’avance sur Evans, prenant la tête du rallye avec 25,5 secondes d’avance. « C’est la chose la plus folle que j’ai faite dans ma vie, j’ai failli sortir tant de fois », a déclaré le Suédois.

Ogier, 1’09”2 derrière, a critiqué les pneus Hankook : « Jamais vu un pneu aussi nul, incroyable ». Armstrong a surpris en troisième temps, malgré un contact bancaire endommageant son pneu avant gauche.

Neuville a été le meilleur Hyundai, 7,3 secondes devant Fourmaux, qui a tourné. Les deux ont déploré le manque de grip : « Les conditions sont folles », a dit Neuville.

Pajari et McErlean ont abandonné : Pajari heurtant un pont à 5,5 km, McErlean sortant à cet endroit.

Le brouillard mortel de Vaumeilh/Claret et le drapeau rouge

La SS3 de 15,06 km a été enveloppée de brouillard dense, aggravé par la fumée des fusées des fans. Evans a perdu 25,7 secondes : « Je ne voyais que les vestes des marshals, si c’est sûr, je mange mon chapeau ».

Neuville a renchéri : « Conditions dingues, très dangereuses, on aurait dû arrêter avant ». Ogier a gagné la spéciale de 7 secondes sur Solberg, augmentant son avance à 44,2 secondes.

Sept Rally1 cars passées, les officiels ont levé le drapeau rouge. Temps nominaux attribués, plaçant Ogier troisième. Armstrong chute cinquième après un bon début.

Fourmaux et Armstrong ont eu des moments critiques, Fourmaux stoppant pour ouvrir sa porte et voir la route.

Débuts difficiles pour Lancia et classements intermédiaires

Lancia, de retour en WRC, a mal commencé : Yohan Rossel sorti en SS1 après un rocher, Gryazin endommage suspension en SS2 mais continue. Eric Camilli mène le WRC2.

Neuville quatrième à +1’25”6, Armstrong cinquième à +1’34”5. Les choix pneus ont favorisé les audacieux.

Pour revivre la journée en live, consultez ce commentaire textuel d’AutoHebdo.[3]

Ces débuts spectaculaires posent les bases d’un Monte-Carlo imprévisible.

Perspectives pour la suite du rallye

Solberg confirme son talent en Rally1, après son choix par Toyota pour les points constructeurs en 2026. Evans, vice-champion, reste menaçant.

Ogier, frustré, peut rebondir. Hyundai doit réagir avec Neuville et Fourmaux. M-Sport impressionne via Armstrong.

Les conditions variables annoncent du spectacle. Relisez les enjeux sur Motorsport.com.[1]

Cette première journée historique augure d’une saison WRC disputée, avec Solberg comme révélation potentielle du championnat. Les fans attendent la suite avec impatience, entre neige persistante et asphaltes piégeux.

Questions fréquemment posées

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.