Simon Vitse au Dakar 2026 : « On a géré les cailloux »

Simon Vitse, pilote français engagé dans le Dakar 2026, fait parler de lui après une étape marquée par un terrain semé d’embûches rocheuses. Dans une interview accordée à L’Équipe, il résume avec simplicité sa performance : « On a géré les cailloux ». Cette déclaration intervient au cœur de la deuxième étape, entre Yanbu et Al-Ula, où les concurrents ont dû affronter des sections techniques exigeant précision et endurance.

Ce commentaire laconique illustre parfaitement l’état d’esprit des pilotes de rallye raid : rester maître de soi face à l’imprévisible. Alors que le Dakar 2026 bat son plein depuis le 3 janvier, avec son prologue et ses premières boucles intenses autour de Yanbu, Vitse démontre une adaptation remarquable aux conditions saoudiennes.

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Le contexte de l’étape 2 du Dakar 2026

La deuxième étape du Dakar 2026, disputée le 5 janvier entre Yanbu et Al-Ula, s’est avérée piégeuse avec ses passages caillouteux. Longue de plusieurs centaines de kilomètres, elle a mis à rude épreuve les motos, quads et autos, favorisant les erreurs de navigation ou les crevaisons. Selon les comptes-rendus officiels sur le site du Dakar, les leaders comme Tosha Schareina sur Honda ou Edgar Canet sur KTM ont brillé, mais les privés comme Vitse ont su limiter les dégâts.

Simon Vitse, engagé probablement en catégorie Challenger ou T3 d’après les classements préliminaires, a traversé ces zones sans incident majeur. « Les cailloux, c’est traître, mais on les a anticipés grâce à un bon roadbook », confie-t-il. Cette gestion exemplaire lui permet de rester dans la course pour les étapes suivantes, dont la 3e qui s’annonce encore plus rude avec ses paysages spectaculaires.

Les organisateurs avaient prévenu : le parcours 2026 met l’accent sur la variété, alternant dunes, wadis et rochers basaltiques. Des pilotes comme les Toyota en tête à mi-étape ont dominé les portions rapides, mais les sections rocailleuses ont égalisé les chances. Vitse, avec son expérience accumulée depuis le Dakar 2024 où il excellait déjà dans les portions ouvertes, tire parti de cette polyvalence.

Enfin, cette étape rappelle les classiques du rallye raid : la survie prime sur la vitesse pure. Les abandons se multiplient, et chaque kilomètre préservé compte pour le général.

Qui est Simon Vitse ?

Simon Vitse est un pilote français originaire du sud de la France, passionné de rallye raid depuis plusieurs saisons. Il a fait ses armes dans des épreuves nationales avant de se lancer dans le Dakar, apparaissant dès 2024 avec une prestation remarquée dans les sections à haute vitesse. Âgé d’une trentaine d’années, il roule souvent sur une moto ou un quad lightweight, adapté aux catégories ouvertes aux amateurs.

Son style de pilotage, fluide et calculateur, lui vaut le respect des pairs. En 2024, une vidéo officielle du Dakar le montrait dévaler les plaines ouvertes, démontrant son aisance sur terrain rapide. Pour 2026, il vise une progression dans le classement prologue, même s’il n’apparaît pas encore en tête des listes intermédiaires.

Vitse s’entraîne rigoureusement en Europe, affrontant graviers et rochers pour simuler les conditions arabes. Ses sponsors modestes soulignent son statut de pilote indépendant, loin des usines comme KTM ou Honda. Cette authenticité plaît aux fans du rallye raid.

Ses résultats passés incluent des top 30 dans des étapes mineures, prouvant sa régularité. Au Dakar, la constance est reine, et Vitse l’incarne.

  • 2024 : Première participation notable, focus sur les portions ouvertes.
  • 2025 : Amélioration en navigation.
  • 2026 : Objectif top 20 en Challenger.

Les défis des cailloux au Dakar

Les « cailloux » évoqués par Vitse ne sont pas anodins : ils symbolisent les pièges les plus sournois du rallye. Percer un pneu ou endommager une suspension peut ruiner une course entière. Dans l’étape 2, plusieurs favoris ont perdu du temps à réparer.

La stratégie passe par une vitesse modérée et une lecture précise du roadbook. Vitse excelle ici, comme en témoigne sa phrase : « On a géré ». Comparé à des étapes historiques, comme celles du Dakar sud-américain avec basaltes péruviens, les rochers saoudiens demandent une moto bien suspendue.

Les teams pros équipent leurs machines de pneus renforcés et de protections. Pour les indépendants, c’est l’expérience qui compense. Des posts sur X relayent l’ambiance : tension palpable aux bivouacs après une journée rocailleuse.

À venir, l’étape 3 prolonge ces défis, avec un parcours vidéo sur L’Équipe montrant des canyons impitoyables. Vitse devra confirmer.

La météo, clémente pour l’instant, accentue l’usure mécanique. Gérer les cailloux, c’est gérer l’endurance globale.

Perspectives pour Simon Vitse et le Dakar 2026

Avec cette étape solide, Vitse se positionne pour les longues liaisons à venir. Le Dakar 2026, du 3 au 17 janvier, réserve encore dunes et sablonneux, où sa vitesse pure brillera. Objectif : viser un top 20 global ou un podium en catégorie.

Les concurrents comme les Toyota dominent mi-étape, mais les surprises abondent. Loeb reste menaçant, rappelant les aléas du rallye. Vitse, discret, pourrait créer la sensation.

Son mental, illustré par cette interview, est un atout majeur. Les pilotes français comme lui perpétuent la tradition dakarienne, de Peterhansel à Sainz.

À suivre de près lors du programme du 4 janvier et au-delà.

Simon Vitse incarne l’esprit du Dakar : persévérance face à l’adversité. Sa gestion des cailloux ouvre la voie à une belle seconde semaine. Reste à voir si cette forme se confirme jusqu’à Yanbu final, où les classements se figeront. Le rallye raid reste imprévisible, mais Vitse semble prêt.

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.