Les nouvelles réglementations de la Formule 1 pour 2026, avec un accent mis sur un MGU-K électrique plus puissant, ont suscité des inquiétudes chez les équipes. Pour se préparer au mieux avant les tests officiels à Bahreïn et l’ouverture de la saison à Melbourne en mars, elles ont demandé un shakedown supplémentaire à Barcelone, à huis clos. Cet événement de cinq jours, dont les équipes ont choisi trois pour rouler, s’est déroulé sans encombre majeure, contrairement au bouleversement de 2014. [1] [2]
Mercedes et Ferrari se sont distingués par leur fiabilité, tandis que Red Bull a impressionné avec son premier moteur maison. Lewis Hamilton a dominé les chronos officieux devant George Russell, mais les temps au tour restent sans signification sur ce circuit froid de Montmeló. L’accent était mis sur la collecte de données et la validation des systèmes.

Mercedes : la référence en fiabilité
Mercedes a brillé avec 500 tours au total, un record impressionnant pour une voiture entièrement nouvelle. George Russell et Andrea Kimi Antonelli ont roulé les trois jours (lundi, mardi et jeudi), cumulant une distance colossale malgré quelques petits soucis mineurs. L’équipe a même enchaîné une simulation de course préliminaire mercredi et des runs en mode qualification jeudi.
Cette performance sans faille a permis à Mercedes de cocher toutes ses cases objectives. Andrew Shovlin, directeur technique en piste, s’est félicité : « C’est vraiment impressionnant au niveau fiabilité. Tous les nouveaux systèmes ont fonctionné brillamment. » [1]
Pourtant, la vitesse pure n’était pas l’enjeu. Les pilotes semblaient confiants, et l’équipe se tourne déjà vers Bahreïn pour explorer les réglages. Cette shakedown renforce le statut de favori des Flèches d’Argent.
Russell a bouclé le plus de tours individuels, soulignant l’adaptation rapide à la nouvelle unité de puissance. Mercedes a ainsi accumulé des données précieuses pour ses clients comme Williams et Alpine. Un début idéal qui apaise les tensions pré-saison.
Ferrari : solide et discret
Avec 444 tours, Ferrari n’a pas été en reste, malgré un programme décalé. L’équipe a roulé sous la pluie mardi, puis en conditions sèches jeudi et vendredi avec Charles Leclerc et Lewis Hamilton. Ce dernier a signé le meilleur temps officieux en 1’16”348, sans que cela ait de valeur réelle.
Fred Vasseur, le team principal, a salué cette semaine productive : « Nous avons connu différentes conditions, de la pluie à la sec, et complété beaucoup de tours sans problèmes majeurs. » Les moteurs Ferrari ont presque atteint les 1000 tours cumulés avec les clients. [1]
Comparé à l’année précédente, ce départ est bien plus serein. Hamilton paraissait motivé dans sa nouvelle monture. L’équipe rentrera à Maranello pour analyser avant Bahreïn.
Cette fiabilité précoce laisse présager une lutte serrée en haut de grille. Ferrari a validé ses fondamentaux sous ces règles inédites.
Red Bull et Racing Bulls : un moteur maison prometteur
Red Bull a cumulé 303 tours, malgré un accrochage d’Isack Hadjar mardi sous la pluie. Max Verstappen a sauvé la mise vendredi avec 118 tours. L’unité de puissance RBPT a impressionné dès le lundi avec 107 tours.
Laurent Mekies, team principal de Racing Bulls (319 tours), a déclaré : « Nous sommes fiers de notre PU. C’est tôt, rien n’est parfait, mais nous apprenons déjà. » Les deux équipes sœurs ont fourni beaucoup de données. [1]
Tim Goss de Racing Bulls a ajouté : « Atteindre près de 200 tours le premier jour pour un nouveau venu, c’est remarquable. » Arvid Lindblad, rookie, a roulé 167 tours.
Ce shakedown marque un succès pour Red Bull Powertrains face à Audi. Les frères ennemis sont bien partis.
McLaren : du retard compensé
Championne en titre, McLaren n’a roulé que mercredi à vendredi (291 tours), freinée par un problème de carburant mardi limitant Oscar Piastri à 48 tours. Lando Norris et Piastri ont ensuite enchaîné plus de 80 tours chacun vendredi.
Neil Houldey, directeur technique, a noté : « La complexité du MGU-K demande du travail, mais nous avons collecté des données aero essentielles. » Pas d’alerte majeure. [1]
L’équipe admet des défis avec la PU Mercedes. Le simu sera affiné grâce aux télémétries réelles. Un solide rattrapage.
Les outsiders et les absents
Haas (391 tours) a surmonté des soucis mercredi grâce à des pièces nocturnes, Oliver Bearman roulant plus de 100 tours vendredi. Alpine (349 tours) a bien intégré sa PU Mercedes, Pierre Gasly signant 164 tours.
Audi (243 tours) a eu des drapeaux rouges mais progressé. Cadillac (164 tours), nouvelle venue, s’est montrée opérationnelle. Aston Martin (65 tours) a impressionné avec le design Newey, malgré un retard logistique.
Williams (0 tour) a fait l’impasse pour préserver ses pièces, James Vowles assumant : « C’est douloureux, mais prioritaire pour Bahreïn. »
| Équipe | Tours totaux |
|---|---|
| Mercedes | 500 |
| Ferrari | 444 |
| Haas | 391 |
| Alpine | 349 |
| Racing Bulls | 319 |
| Red Bull | 303 |
| McLaren | 291 |
| Audi | 243 |
| Cadillac | 164 |
| Aston Martin | 65 |
| Williams | 0 |
Ce tableau illustre les disparités, mais tous progressent. Pour plus de détails, consultez le bilan complet sur Motorsport.com.
Vers Bahreïn et Melbourne
Ce shakedown à Barcelone confirme une transition fluide vers 2026. Les nouveaux moteurs électriques ont tenu bon, et les données affluent. Mercedes mène, mais Ferrari, Red Bull suivent de près.
Bahreïn offrira des conditions plus représentatives avec six jours de tests. Les évolutions arriveront vite. La saison s’annonce compétitive, avec 11 équipes prêtes au défi. [2]
Reste à voir si cette fiabilité se traduit en performance. Les fans attendent impatiemment le grand rendez-vous australien.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.