Sébastien Loeb termine 17e du prologue du Dakar 2026

Sébastien Loeb a vécu une entame mitigée du Dakar 2026. Le pilote alsacien sur Dacia a signé le 17e temps du prologue disputé ce samedi à Yanbu, en Arabie saoudite. Ralenti par la poussière soulevée par la Toyota de Henk Lategan, victime d’une crevaison devant lui, Loeb n’a pu exprimer tout son potentiel sur ce court mais intense parcours.

Cette performance le positionne mal pour la première étape de dimanche, où il devrait s’élancer en cinquième position sur la piste, contraint d’ouvrir la route et de balayer les pièges.

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Les circonstances de la course pour Loeb

Le prologue du Dakar 2026, remporté par Mattias Ekström sur Ford, s’est déroulé sur un terrain rapide et technique. Sébastien Loeb a rapidement rattrapé Henk Lategan, dont la Toyota avait crevé vers le dixième kilomètre après avoir heurté une pierre sur la valve droite. Plongé dans un nuage de poussière, Loeb a perdu du temps précieux.

« Dix-septième d’un prologue, ce n’est pas incroyable. J’ai roulé comme j’ai pu », a déclaré Loeb après l’arrivée. Il a expliqué avoir perdu la trace dans une portion rapide finale, déviant à gauche dans les broussailles. « Cela m’a fait perdre du temps, mais pas trente secondes », a-t-il ajouté, conscient que le rythme n’était pas optimal même sans cela.

Cette mésaventure rappelle d’autres éditions où la poussière a joué un rôle déterminant. En 2025, Loeb avait déjà connu des difficultés similaires lors d’étapes sablonneuses. Malgré tout, son expérience devrait l’aider à limiter les dégâts dès les premières journées.

Loeb anticipe une position de pionnier pour l’étape 1 : « Cela devrait nous amener à partir en cinquième position sur la piste ». Ouvrir la route expose aux erreurs de navigation et aux pièges invisibles, un défi majeur sur un road-book décrit comme complexe par les concurrents.

Les réactions des autres protagonists

Mattias Ekström, vainqueur du prologue, s’est montré euphorique. « On a vraiment bien roulé, on ne pouvait pas aller plus vite. J’adore la voiture, elle était déjà bonne pour une première l’an dernier mais les évolutions qui ont été apportées la rendent encore meilleure », a-t-il confié, soulignant les suspensions adaptées.

Mathieu Baumel, copilote de Guillaume De Mévius (3e), tempère l’enthousiasme : « Cela fait vraiment plaisir de retrouver la vitesse […] mais on sait que ce Dakar va être compliqué. Le road-book est compliqué à comprendre, tout l’enjeu des premières journées sera de bien se caler pour faire moins d’erreurs que les autres ».

Henk Lategan, 47e, a vécu un calvaire : « On a dû crever […] pile sur la valve, qui a été arrachée. […] Cela va certainement nous condamner à ouvrir la piste demain ». Pour lui, plus de stratégie à adopter, la course a décidé.

Ces déclarations illustrent les aléas du prologue, où une seconde peut tout changer. Pour plus de détails sur cette épreuve, consultez l’article de L’Équipe.

Implications pour la suite du rallye

Partir tôt expose Loeb à des risques accrus, comme l’ont montré les éditions passées. En 2024, les ouvreurs ont souvent perdu plus de dix minutes sur les premières étapes. Cependant, Loeb excelle dans l’adversité, comme lors de sa victoire d’étape en 2025 malgré un départ défavorable.

Le Dakar 2026 promet d’être impitoyable avec un road-book piégeux. Les premières étapes, de Yanbu à Al’Ula, mettront à l’épreuve la navigation. Loeb devra miser sur la fiabilité de sa Dacia et la précision de son copilote Fabien Lurquin.

  • Avantages potentiels : Moins de trafic, rythme libre une fois les leaders passés.
  • Risques majeurs : Pièges non balayés, fatigue accrue en tête de peloton.
  • Stratégie clé : Minimiser les erreurs pour rester dans le top 10 général.

Des sources comme AutoHebdo confirment que Loeb s’attend à une position difficile pour l’étape 1.

À moto, Van Beveren garde la tête haute

En catégorie moto, Adrien Van Beveren (Honda) signe un 8e temps, à 24 secondes d’Edgar Canet (KTM), lauréat surprise. « Tout reste à faire », estime le Français, confiant après un prologue intense. « Je me suis senti à l’aise, en confiance sur cette machine ».

Canet savoure : « La meilleure façon de démarrer le rallye ». Ces performances montrent que le prologue n’est qu’un amuse-bouche avant les longues étapes.

Malgré sa déception, Loeb reste lucide. Avec neuf participations et plusieurs podiums, l’alsacien sait rebondir. La suite du Dakar révélera si cette 17e place est un simple accroc ou le début d’une ascension. Les fans attendent avec impatience sa réaction dès dimanche, dans un rallye où tout peut basculer en une journée.

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.