Sébastien Loeb stable à la 6e place du Dakar 2026

Sébastien Loeb occupe la 6e place du classement général du Dakar 2026 pour la troisième journée consécutive. Au volant de sa Dacia, le Français et son copilote Édouard Boulanger affichent une belle régularité, malgré un handicap de 17 minutes 25 secondes sur le leader Nasser al-Attiyah. Une erreur de navigation lors de la 8e étape, lundi, a coûté deux minutes précieuses, mais Loeb reste serein.

À 51 ans, le nonuple champion du monde de rallye WRC court toujours après une première victoire sur le Dakar. Bloqué derrière un groupe compact, il peine à grignoter du temps, même en attaquant fort. “Même en attaquant, on voit bien que le rythme est le même pour tout le monde”, confiait-il à l’arrivée.

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Une position stable mais frustrante

Loeb a terminé 6e de l’étape 8, comme plusieurs journées précédentes. Cette constance est un atout sur un rallye aussi imprévisible que le Dakar. Pourtant, elle masque une frustration : le Français ne décolle pas du peloton de chasse.

Nasser al-Attiyah domine avec une avance confortable de 17’25”. Les pilotes intermédiaires forment un bloc difficile à percer. Loeb roule à fond, mais les chronos restent serrés.

Pour voir le classement général détaillé après la 7e étape, Loeb y figure toujours 6e, confirmant sa stabilité.

Malgré cela, l’Alsacien ne panique pas. Il sait que la course est longue et que des opportunités peuvent surgir.

L’erreur de navigation qui a coûté cher

Lundi, sur le chemin du retour vers Wadi Ad-Dawarsi, une mésaventure a freiné Loeb. Sur les indications de Boulanger, il a quitté la trace suivie par les autres concurrents.

“Il me dit : ‘Non, c’est faux, c’est pas là. Il faut monter la pente en sable à droite pour passer de l’autre côté, et puis, dans la vallée, on va au cap 320’”, rejouait Loeb. Mais des montagnes bloquaient le passage, forçant un retour en arrière.

Cette boulette a coûté deux minutes. Boulanger, droit dans son baquet, défendait sa lecture : “Je sais ce que j’ai vu. Je sais pourquoi j’ai envoyé Seb à droite.”

Pour vérifier, l’équipage comptait visionner les images des caméras embarquées. Une perte de temps qui n’a pas changé la donne globale.

Un rythme identique pour tous les top pilotes

Sur cette édition 2026, les leaders roulent tous au même train. Loeb n’a pas de marge pour creuser l’écart. “Aujourd’hui, même en attaquant, on voit bien que le rythme est le même pour tout le monde”, soulignait-il.

C’est rassurant : le Français est dans le coup. Mais inquiétant : remonter les minutes perdues semble mission impossible sans aide extérieure.

  • Nasser al-Attiyah : leader avec 17’25” d’avance.
  • Loeb : 6e, stable mais en quête de temps.
  • Boulanger : confiant jusqu’à l’étape 11.

Les chronos depuis le départ varient de moins de 1 % entre les top pilotes.

Les options stratégiques se resserrent

À l’approche de l’étape 9, mardi, Loeb pèse le pour et le contre. Gagner exposerait à une ouverture longue dans les dunes pour la seconde partie du marathon.

“A un moment, il faut essayer de reprendre du temps. Je ne peux pas trop me permettre de rouler doucement”, admet-il. Urgence et détachement se mêlent.

Boulanger tempère : “Grosso modo, jusqu’à l’étape 11 inclue, il n’y a aucune certitude. […] Après, il n’y a pas de kilomètres gratuits sur le Dakar.”

Les pièges guettent tout le monde, pas seulement le 6e. Détails sur la 7e étape via Eurosport montrent Loeb grignoter deux minutes sur al-Attiyah.

L’équipage Dacia continue d’y croire, concentré sur la route.

Sébastien Loeb navigue entre patience et ambition. À 51 ans, sans victoire au Dakar, il mise sur la régularité et les erreurs des autres. Les étapes à venir, jusqu’à la 11e, offrent encore des fenêtres.

Si le rythme reste serré, un incident chez les leaders pourrait tout changer. Loeb reste dans la course, prêt à saisir sa chance pour un premier podium final.

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.