Sébastien Loeb a terminé la 4e étape du Dakar 2026 en 5e position sur sa Dacia Sandrider, remontant ainsi à la 8e place au général. Mais l’Alsacien n’était pas d’humeur à pavoiser à l’arrivée à Alula. Plombé par deux crevaisons précoces, il a roulé en mode survie sur plus de 300 kilomètres, sans roue de secours. Frustré par cette gestion prudente imposée par les circonstances, Loeb a lâché une déclaration cash : « Je me fais chier dans la caisse ».
Cette étape, remportée par Henk Lategan qui prend la tête du général devant Nasser Al-Attiyah, a mis en lumière les difficultés récurrentes de Loeb avec les pneus. Malgré des portions plus ouvertes permettant un meilleur rythme, le nonuple champion du monde des rallyes a dû se contenter d’un pilotage minimaliste pour limiter la casse.

Le calvaire des crevaisons sur la 4e étape
La journée a mal commencé pour Loeb. Dès le début de l’étape, dans un oued, il heurte une ornière invisible qui provoque sa deuxième crevaison de la spéciale. Sans roue de secours disponible, il doit poursuivre sur jante, risquant gros sur les 300 bornes restantes.
Heureusement, le parcours comptait moins de cailloux que la veille, lors de la 3e étape marquée par un « concours de crevaisons ». Loeb explique : « Quand tu as deux crevaisons et que tu ne comprends pas pourquoi, après tu roules vraiment doucement. Tu penses juste à essayer de te traîner à travers tout ça. »
Cette stratégie conservatrice lui a permis d’arriver entier, mais au prix d’un rythme famélique. Les zones plus ouvertes offraient pourtant des opportunités d’attaque, vite balayées par la peur d’une nouvelle crevaison.
Loeb admet sa satisfaction d’être parvenu à l’arrivée : « Je suis déjà content d’être arrivé là ! » Mais cette survie pure ne cadre pas avec son ADN de pilote offensif.
Pourtant, même en roulant « à un rythme normal », les crevaisons surgissent. Cela questionne la stratégie pneus de l’équipe Prodrive sur la Dacia Sandrider.
Les réactions frustrées de Sébastien Loeb
À chaud, Loeb ne mâche pas ses mots. « On n’a toujours pas attaqué depuis le début du rallye, on ne fait qu’attendre. Je me fais chier dans la caisse mais apparemment c’est ça le Dakar. »
Cette lassitude fait écho à ses déclarations après la 3e étape, où il parlait d’un « concours de crevaisons et de lenteur ». Les problèmes pneus s’accumulent depuis le prologue, avec déjà plusieurs incidents sur les étapes précédentes.
Loeb se demande même s’il ne faut pas partir encore plus doucement : « Demain, je ne sais pas comment sera l’étape. Je me demande s’il ne faut pas que je parte moins vite parce que les crevaisons arrivent quand j’essaie de rouler à un rythme normal. »
Ses propos reflètent un pilote agacé par l’immobilisme forcé. Historiquement dominateur au Dakar (3 victoires d’étapes en 2025), Loeb veut plus qu’une survie.
Cette frustration est palpable dans les réseaux, où des posts soulignent son agacement récurrent face aux galères mécaniques.
Contexte général du Dakar 2026 après 4 étapes
Henk Lategan s’impose sur cette 4e étape et devient le nouveau leader, devançant Nasser Al-Attiyah. Loeb, malgré ses mésaventures, grappille des places au général en 8e position.
Les crevaisons ont touché plusieurs concurrents, rendant le classement volatile. Al-Attiyah reste menaçant, tandis que Guillaume de Mévius avait brillé sur la 1re étape.
Voici les principaux écarts au général après cette étape (estimations basées sur les classements officiels) :
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- Henk Lategan
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- Nasser Al-Attiyah
- …
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- Sébastien Loeb
Pour plus de détails sur la victoire de Lategan, consultez l’article dédié sur L’Équipe.
Cette étape confirme les pièges du désert saoudien, avec oueds et rochers invisibles.
Perspectives pour Sébastien Loeb et la suite du rallye
Demain, Loeb hésite sur la tactique. Partir moins vite pour préserver les pneus ? Ou tenter l’attaque malgré les risques ? L’étape à venir pourrait être décisive.
Avec encore une dizaine de journées, Loeb a le temps de remonter, comme en 2025 où il avait failli l’emporter. Mais les crevaisons récurrentes, déjà signalées sur la 3e étape selon Turbo, exigent des ajustements.
Son équipe doit optimiser la stratégie pneus pour libérer Loeb. Le pilote alsacien mérite mieux que de « se traîner ».
Cette frustration pourrait être le déclic pour une seconde partie de rallye offensive. Le Dakar 2026 reste ouvert, et Loeb, 8e, n’a rien lâché.
En conclusion, les crevaisons ont freiné Loeb, mais sa remontée au général montre sa résilience. Reste à transformer cette frustration en attaques futures, pour viser le podium. Le public attend du spectacle de son champion.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.