Sébastien Loeb à la recherche d'un volant pour le Dakar 2027

Sébastien Loeb, quatrième du dernier Dakar 2026 au volant du Sandrider Dacia, se retrouve sur le marché des pilotes à seulement un an de la fin du programme rallye-raid de la marque roumaine.[1] Alors que Dacia a annoncé l’arrêt de ses engagements à l’issue de la saison 2026, l’Alsacien de 51 ans ne compte pas s’arrêter là et vise déjà son onzième départ en janvier 2027.

Malgré la déception, Loeb relativise et voit dans ce délai un avantage pour organiser sa suite de carrière. Il a déjà entamé des discussions avec les deux principaux constructeurs présents au Dakar : Toyota et Ford.

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L’arrêt surprise du programme Dacia

Dacia a pris tout le monde de court en annonçant la semaine dernière la fin de son engagement en rallye-raid à la fin de 2026, un an avant le terme initial prévu jusqu’au Dakar 2027.[2] Cette décision émane de la nouvelle direction du groupe Renault, qui privilégie d’autres priorités stratégiques. Bruno Famin, responsable des programmes sportifs hors F1, et Tiphanie Isnard, team principal de Dacia, avaient pourtant livré une saison remarquable avec la victoire de Nasser al-Attiyah.

Loeb n’était pas totalement surpris. « Je savais qu’il y avait des discussions entre les responsables du département sport, Bruno et Tiphanie, et la direction du groupe et que toutes les options étaient sur la table, y compris un arrêt immédiat à la fin du Dakar », confie-t-il. Finalement, le programme se poursuit jusqu’à la fin de 2026, laissant un an pour rebondir.

Ce n’est pas la première fois que Loeb vit une telle situation. En 2015, Citroën avait écourté son contrat en WTCC, et en 2018, Peugeot avait stoppé ses programmes Dakar et rallycross. « C’est la vie de pilote professionnel, on sait que les programmes sportifs peuvent s’arrêter comme ça », philosophe-t-il.

Malgré tout, Loeb reste loyal. Il entend boucler la saison avec Dacia, à 34 points d’al-Attiyah au championnat du monde. « Si on me demande d’aller au bout de mon contrat, je ne vais pas me battre pour être libéré avant. »

Les ambitions intactes de Loeb à 52 ans

À quelques jours de ses 52 ans, le 26 février, Sébastien Loeb n’envisage pas de raccrocher. « Ce n’est pas parce que Dacia décide d’arrêter que je vais faire pareil », assure-t-il avec détermination. Sa quête de victoire sur le Dakar, entamée en 2017, reste vive malgré deux succès en Extreme E et des podiums en rallye-raid.

Son pedigree impressionnant – nonuple champion du monde WRC – plaide pour lui, mais le Dakar est un monde à part. Quatrième en 2026 après un rallye solide, il sait que les places sont chères avec seulement Toyota et Ford comme constructeurs usine.[1]

Loeb bénéficie d’un réseau solide. Il connaît bien Malcolm Wilson de M-Sport Ford et Jean-Marc Fortin d’Overdrive-Toyota. « Il y a déjà eu des contacts mais nous ne sommes pas encore allés très loin dans la discussion », révèle-t-il.

La nomination récente d’Yves Matton, son ex-patron chez Citroën, comme team manager Toyota pourrait faciliter les choses. Chez les Gazoo Racing, seul Henk Lategan semble intouchable.

Enfin, Loeb aimerait idéalement effectuer des essais avec de futures équipes, tout en honorant son contrat Dacia jusqu’au bout.

Toyota et Ford : les pistes principales

Toyota, via Overdrive, gère un programme compétitif avec des Hilux performants. La récente promotion de Matton ouvre des portes pour Loeb, qui pourrait viser un baquet aux côtés de Lategan ou d’autres.

Ford, avec M-Sport, aligne des Raptors solides. Carlos Sainz a annoncé sa séparation avec Lucas Cruz et doute de son avenir, potentiellement libérant une place. Wilson, avec qui Loeb a déjà des liens, serait un interlocuteur clé.

  • Avantages Toyota : Expérience dune, Matton en renfort, programme stable.
  • Avantages Ford : Puissance des Raptors 2026, possible départ de Sainz.
  • Risques communs : Concurrence interne féroce.

Les deux équipes préparent la saison 2027 avec ambition, mais les budgets et sponsors pèseront dans la balance.

Loeb tempère : « Si personne ne veut de moi, il faudra voir ce qu’on fait. Mais on n’en est pas là. »

La rude concurrence avec Nasser al-Attiyah

Le plus grand rival de Loeb dans cette chasse au volant est son futur ex-équipier, Nasser al-Attiyah. Vainqueur du Dakar 2026 avec Dacia, le Qatari compte six victoires dans la discipline avec quatre marques différentes.

Contrairement à Loeb (zéro victoire Dakar), al-Attiyah est un « facteur X » en rallye-raid. Les trois autres pilotes Dacia orphelins – Lucas Moraes et Cristina Gutiérrez – complètent un marché tendu.

Al-Attiyah, favori pour un top seat chez Toyota ou Ford, met la pression. Loeb le sait : « Il y a Nasser en gros concurrent sur le marché. »

Malgré 34 points de retard en championnat, Loeb vise le titre 2026 pour partir en force.

Cette bataille interne Dacia pourrait influencer les choix des constructeurs rivaux.

Une fin de saison à achever avec Dacia

Loeb reste focalisé sur les prochaines manches du championnat du monde : Portugal et Espagne en mars. « On va finir la saison, il reste un an pour trouver une solution, on a le temps de voir venir », positivise-t-il.

Lors d’une opération promo à Flaine, il a piloté son Sandrider sur glace, démontrant sa forme. L’Équipe détaille cette transition sereine.[1]

Pas de conflit en vue avec Dacia. Loeb souhaite même des autorisations pour tester ailleurs.

Pour plus sur la fin du programme Dacia, la presse spécialisée confirme l’arrêt net après 2026.[3]

Sébastien Loeb a prouvé sa résilience tout au long de sa carrière. Cette nouvelle page au Dakar 2027 pourrait être l’occasion d’un nouveau challenge victorieux chez Toyota ou Ford, face à une concurrence impitoyable menée par al-Attiyah. Le marché des pilotes s’annonce passionnant à suivre jusqu’à la fin 2026, avec des implications majeures pour le championnat du monde rallye-raid. Reste à voir quel volant Loeb saisira pour viser enfin la plus haute marche au désert saoudien.

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.