Sébastien Loeb a conclu le prologue du Dakar 2026 à la 17e position, un résultat décevant pour le pilote alsacien au volant de sa Dacia Sandriders. Ralenti par la poussière soulevée par la Toyota de Henk Lategan, victime d’une crevaison devant lui, Loeb n’a pas pu exprimer tout son potentiel sur ce court parcours rapide à Yanbu, en Arabie saoudite. Ce samedi 3 janvier 2026, cette performance le positionne pour ouvrir la piste lors de la première étape dimanche, en cinquième position.
Malgré ce coup dur, Loeb reste déterminé pour sa dixième participation au rallye-raid mythique, où il court toujours après une première victoire globale. L’article complet de L’Équipe détaille ses déclarations.

Le prologue vu par Sébastien Loeb
Le nonuple champion du monde de WRC a roulé dans des conditions difficiles dès la mi-spéciale. “J’ai rattrapé Henk Lategan qui avait crevé et je me suis retrouvé dans sa poussière”, explique Loeb. Cette visibilité réduite l’a forcé à naviguer à l’aveugle dans les portions rapides.
Vers la fin du prologue, Loeb a dévié de la trace dans une section très rapide. “Je ne voyais plus la trace alors je suis parti sur la gauche mais je me suis retrouvé au milieu des broussailles, à devoir à nouveau chercher la trace”, ajoute-t-il. Cela lui a coûté du temps précieux, même si ce n’était pas trente secondes selon lui.
Malgré ces incidents, Loeb admet que son rythme n’était pas exceptionnel. “Dix-septième d’un prologue, ce n’est pas incroyable. J’ai roulé comme j’ai pu”, confie-t-il avec réalisme. Dans un exercice où chaque seconde compte, ces péripéties ont scellé son sort.
Cette 17e place n’est pas dramatique pour la suite, mais elle impose une stratégie d’ouverture de piste. Loeb partira cinquième dimanche, un rôle ingrat sur les pistes saoudiennes souvent piégeuses.
Le pilote Dacia souligne l’importance de la régularité sur l’ensemble du rallye. Avec son nouveau copilote Édouard Boulanger, il vise à minimiser les erreurs dans les premiers jours.
Les performances des principaux rivaux
Mattias Ekström a dominé le prologue au volant de sa Ford Raptor, signant le meilleur temps. “On a vraiment bien roulé, on ne pouvait pas aller plus vite”, se réjouit le Suédois. Il devance Mitch Guthrie et place Ford en pole pour la suite.
Guillaume de Mévius et son copilote Mathieu Baumel terminent troisièmes. “Cela fait vraiment plaisir de retrouver la vitesse”, note Baumel. Il alerte cependant sur la complexité du road-book : “Tout l’enjeu des premières journées sera de bien se caler pour faire moins d’erreurs que les autres”.
Henk Lategan, 47e, a été le principal artisan des mésaventures de Loeb. “On a dû crever un peu vers le dixième kilomètre, en tapant une pierre sur le côté droit”, raconte le Sud-Africain. Sa crevaison sur la valve l’a forcé à changer la roue, le condamnant à ouvrir la piste.
Voici les top 5 du prologue auto :
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- Mattias Ekström (Ford)
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- Mitch Guthrie
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- Guillaume de Mévius
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- ? (non précisé)
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- ? (non précisé)
En moto, Adrien Van Beveren (Honda) signe la 8e place. “Tout reste à faire”, tempère le Français, à 24 secondes d’Edgar Canet (KTM).
Ces résultats préfigurent un Dakar disputé, avec une nouvelle génération challengant les ténors comme Loeb. Avant le départ, L’Équipe évoquait déjà le choc des générations autour de Loeb.
Conséquences pour la première étape
Partir parmi les premiers expose à tous les pièges : navigation incertaine, traces invisibles et pierres cachées. Loeb, habitué des avant-postes, sait que cela peut coûter cher en temps.
La stratégie de Dacia sera de rouler proprement, sans prendre de risques inutiles. “Dans un prologue, quand tu joues à la seconde, c’est mort”, résume Loeb. L’objectif est de rester dans le match pour les étapes longues.
Les ouvreurs comme Lategan paient souvent un lourd tribut. Historiquement, au Dakar, les pionniers perdent en moyenne 5 à 10 minutes par étape sur terrain vierge.
Pour Loeb, cette position pourrait même être un avantage : moins de poussière des leaders, et une chance de dicter le rythme. Avec ses neuf participations passées, où il a souvent brillé en milieu de rallye, il a les armes pour remonter.
Le road-book complexe mentionné par Baumel sera clé. Les erreurs de navigation pourraient redistribuer les cartes dès dimanche.
Perspectives pour Sébastien Loeb au Dakar 2026
À 51 ans, Sébastien Loeb aborde son dixième Dakar avec ambition. Après des podiums en 2022 et 2024, il veut la victoire absolue. Sa Dacia évoluée, avec suspensions optimisées, lui convient parfaitement.
Les défis sont multiples : concurrence féroce de Prodrive, Toyota et les jeunes loups. Mais Loeb reste “de loin le meilleur pilote du plateau”, comme le soulignent les observateurs.
La première semaine sera décisive pour se caler dans le top 5. Loeb mise sur sa régularité et son expérience pour éviter les abandons.
Ce prologue n’est qu’un amuse-bouche. Le vrai Dakar commence dimanche, avec 14 étapes jusqu’au 17 janvier. Loeb a les moyens de transformer la déception en triomphe.
Rendez-vous dans les dunes saoudiennes pour suivre la remontée de l’Alsacien. Tout reste possible dans cette édition promise à l’incertitude.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.