Après une pause hivernale de deux mois, les motos MotoGP font leur retour sur la piste cette semaine avec la première séance officielle de l’année. Baptisée « shakedown » à Sepang, cette session préparatoire marque le coup d’envoi des essais pré-saison 2026. Tous les cinq constructeurs seront représentés, bien que la grille complète ne soit pas attendue avant le test officiel du 3 au 5 février.[1][2]
La piste malaisienne du Petronas Sepang International Circuit accueillera ces essais du 29 au 31 janvier, de jeudi à samedi. Les équipes profiteront d’un créneau ouvert de 10h00 à 18h00 heure locale (MYT), soit huit heures par jour pour évaluer les nouvelles machines. Pour les fans européens, cela correspond à une tranche nocturne, débutant vers 3h00 CET et se terminant vers 11h00.[3]

Le programme détaillé des essais
Les essais se dérouleront sur trois jours consécutifs, avec une session MotoGP prévue le premier jour à partir de 2h00 GMT. Le circuit de Sepang, long de 5,54 km avec 15 virages, offre un défi varié grâce à son enchaînement de secteurs rapides et techniques. Les équipes concentreront leurs efforts sur les premiers tours de roue des prototypes 2026.
| Heure locale (MYT) | GMT | CET | ET (USA) | PT (USA) |
|---|---|---|---|---|
| Début : 10h00 | 2h00 | 3h00 | 21h00 (jour précédent) | 18h00 (jour précédent) |
| Fin : 18h00 | 10h00 | 11h00 | 5h00 | 2h00 |
Cette organisation permet aux pilotes éligibles de tester librement sans contrainte de chronométrage officiel. Contrairement aux tests ultérieurs, il n’y aura pas de diffusion en direct. Les constructeurs utiliseront ce temps pour valider la fiabilité des moteurs et châssis évolués.
Le shakedown précède directement le test officiel à Sepang, suivi d’un lancement de saison à Kuala Lumpur les 6-7 février, puis d’essais à Buriram les 21-22 février. Ce calendrier compact prépare l’ouverture du championnat le 1er mars en Thaïlande.[2]
Les pilotes et équipes participants
Seuls certains pilotes sont autorisés à prendre la piste lors de ce shakedown. Les rookies de 2026, comme Diogo Moreira (champion Moto2 en titre sur Honda LCR) et Toprak Razgatlıoğlu (triple champion WSBK sur Pramac Yamaha), ouvriront le bal. Ces débutants en MotoGP profitent d’une exemption réglementaire pour s’acclimater.[4][5]
Les test riders des constructeurs compléteront le plateau. Chez Ducati, Michele Pirro évaluera la Desmosedici GP26. Aprilia comptera sur Lorenzo Savadori, tandis que KTM alignera Dani Pedrosa et Pol Espargaró. Yamaha mobilisera Andrea Dovizioso et Augusto Fernández, et Honda Takaaki Nakagami.[4][1]
Yamaha bénéficie d’un avantage unique grâce à son statut en Group D des concessions. Cela permet à ses pilotes officiels, dont Fabio Quartararo, Álex Rins et Jack Miller, de participer pleinement. Cette flexibilité contraste avec les restrictions imposées aux autres marques.
| Constructeur | Pilotes principaux |
|---|---|
| Ducati | Michele Pirro |
| Aprilia | Lorenzo Savadori |
| KTM | Dani Pedrosa, Pol Espargaró |
| Yamaha | Andrea Dovizioso, Augusto Fernández, Fabio Quartararo, Álex Rins, Jack Miller, Toprak Razgatlıoğlu |
| Honda | Takaaki Nakagami, Diogo Moreira |
Règles d’éligibilité et concessions MotoGP
La grande différence avec les essais officiels réside dans les pilotes autorisés : rookies 2026, test riders et pilotes officiels des constructeurs en Group D. Honda, passé en Group C fin 2025, ne peut plus aligner tous ses pilotes comme auparavant. Yamaha reste seule en Group D, obtenant les concessions maximales : tests privés illimités et développement moteur continu.[1][6]
Ces règles visent à équilibrer la compétition. Les constructeurs en tête, comme Ducati en Group A, sont limités pour favoriser les autres. Yamaha capitalise sur ce statut pour tester ses évolutions V4 face à la concurrence.
Pour 2026, seuls deux rookies sont confirmés, limitant le nombre de participants. Les équipes se préparent aux changements 2027, rendant ces essais cruciaux pour la fiabilité.
Ce système, introduit en 2023, a déjà impacté les hiérarchies. Honda perd des avantages, mais gagne en compétitivité grâce à ses podiums récents.
Comment suivre la séance d’essai
Cette session privée n’offre ni télévision en direct ni timing officiel MotoGP. À l’image du shakedown F1 à Barcelone, les informations viendront des équipes et du championnat via réseaux sociaux. Autosport publiera les temps et analyses en fin de test.[1]
Suivez les comptes officiels des constructeurs pour des vidéos et impressions. Le site MotoGP.com proposera des mises à jour générales sur la piste.
En France, des sites comme AutoHebdo détailleront les performances. Restez connectés pour les premiers retours sur les nouveautés Yamaha ou les rookies.
Cette opacité relative accentue l’excitation avant le test ouvert à tous.
Contexte et enjeux pour la saison
Sepang, avec ses longues lignes droites et virages serrés, est idéal pour les premiers benchmarks. Les équipes testeront aérodynamique, électronique et pneus Michelin. Yamaha vise un retour en force avec son V4, tandis que les rookies comme Toprak impressionnent déjà en simulations.
Honda, malgré ses concessions réduites, mise sur Moreira pour booster son développement. KTM et Aprilia compteront sur leurs testeurs expérimentés comme Pedrosa.
Ces essais préfigurent les luttes 2026, avant les révolutions 2027. Ducati reste favori, mais les surprises sont possibles.
Cette shakedown offrira un premier aperçu des forces en présence, posant les bases d’une saison intense. Les fans attendent avec impatience les chronos officiels du 3 février, qui révéleront les hiérarchies naissantes. Rendez-vous à Sepang pour le spectacle !
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.