Carlos Sainz, pilote Williams propulsé par Mercedes, a livré des observations percutantes sur les premiers essais hivernaux de F1 2026 à Bahreïn. Selon lui, les powertrains Red Bull Ford se distinguent nettement du lot, confirmant les propos de Toto Wolff. Ces tests, qui se déroulent cette semaine, mettent en lumière les nouveaux moteurs hybrides sous les nouvelles réglementations.[1][2]
Les données GPS de la première journée montrent une avance claire de Red Bull, avec Max Verstappen capable de recharger sa batterie efficacement pour déployer la puissance électrique maximale. Sainz insiste sur l’impression laissée par cette performance, tout en tempérant par les incertitudes des essais.[3]

Premières réactions de Carlos Sainz
Sainz n’a pas mâché ses mots après avoir analysé les données. « C’est encore très tôt, mais si je me fie aux données GPS d’hier, Red Bull Ford Powertrains était clairement un cran au-dessus de tout le monde. Pas une petite marge, mais une avance nette, et c’était impressionnant », a-t-il déclaré.
Il évoque un défi majeur pour la concurrence si Red Bull maintient ce niveau jusqu’au Grand Prix d’ouverture. « S’ils arrivent à la course 1 avec un règlement complètement nouveau, un moteur inédit, de nouvelles personnes, et qu’ils sont les plus rapides et fiables, il faudra leur tirer le chapeau. »
Malgré cela, Sainz rappelle les pièges des essais hivernaux. Les programmes de roulage diffèrent, et les équipes masquent souvent leurs cartes. Avec cinq jours de tests restants à Bahreïn, les stratégies optimales restent à affiner.
Pour contextualiser, le projet moteur Red Bull Ford pour 2026 avait déjà suscité des attentes élevées, et ces premiers tours confirment le potentiel.
Les échos chez Mercedes et Toto Wolff
Toto Wolff, patron de Mercedes, avait ouvert le bal mercredi en qualifiant les powertrains Red Bull Ford de « référence » à Bahreïn. Il pointe particulièrement le déploiement d’énergie du moteur électrique, un aspect clé des nouvelles règles.[2]
Sainz, en client Mercedes chez Williams, valide cette vue. Les deux hommes convergent sur l’avance de Red Bull, malgré les liens contractuels. Cela souligne la transparence des observateurs externes.
Wolff avait noté les vitesses de pointe supérieures de Verstappen sur les longues distances. Ces runs longs ont permis une recharge batterie exceptionnelle, libérant les 350 kW disponibles.[4]
Cette convergence d’opinions renforce la crédibilité des éloges. Cependant, Mercedes travaille sur ses propres solutions, conscientes des enjeux.
Nouveautés techniques des moteurs 2026
Les réglementations 2026 transforment radicalement les powertrains. L’énergie générée par le moteur électrique est triplée, représentant jusqu’à la moitié de la puissance totale. La capacité batterie reste identique, forçant des recharges multiples par tour.
À Bahreïn, les pilotes descendent en rapports inférieurs dans les virages lents pour maintenir les tours/minute et récolter de l’énergie. Une combinaison de technique de pilotage et de logiciels adaptatifs.
Sainz explique : « La clé de ces règlements, ce n’est pas de les séparer, mais de les intégrer ensemble. Red Bull semble avoir réussi cela sans compromis pour le pilote. »[1]
Les logiciels apprennent des tours précédents pour optimiser récolte et déploiement. Après 300 à 400 tours, les pilotes affinent leurs techniques.
Performances observées et données concrètes
Les stats du jour 1 confirment l’avance : Red Bull Ford a accumulé plus de 200 tours avec Red Bull Racing et Racing Bulls, atteignant 211 tours combinés.[5]
Verstappen a dominé le matin, finissant deuxième global derrière Norris (McLaren-Mercedes) à seulement 0,129 s. Lando Norris en tête avec 1:34.669, Verstappen à 1:34.798.[6]
- Tours effectués : Red Bull Ford leader en mileage.
- Vitesses max : Supérieures lap after lap grâce à l’énergie déployée.
- Fiabilité : Impressionnante pour un nouveau fabricant.
Ces chiffres, issus des GPS, valident les impressions subjectives.
Malgré des rumeurs de soucis mineurs, la fiabilité prime.[7]
Intégration pilote-moteur-boîte de vitesse
Sainz insiste sur l’harmonie globale. « Quand la voiture vous dit de rétrograder d’une certaine façon, vous le faites. L’intégration power unit, boîte, préférences pilote doit former un cercle fermé. »
Red Bull excelle là : pas de compromis en virages malgré la récolte d’énergie. Les concurrents adaptent encore.
Après les essais, Red Bull reste confiant sur la légalité de son moteur F1 2026 malgré les débats techniques.
Cette synergie pourrait définir les hiérarchies.
Les équipes comme Mercedes et Ferrari peinent à matcher cette fluidité initiale.
Implications pour la saison 2026
Ces tests précoces posent Red Bull Ford en favori potentiel. Si l’avance persiste, une domination s’annonce, rappelant les débuts Mercedes en 2014.
Wolff alerte sur les rows réglementaires, craignant d’être « screwed » si la FIA favorise les rivaux.[1]
La concurrence accélère : Audi (122 tours), Mercedes en embuscade. Les cinq jours restants à Bahreïn clarifieront.
Pour plus de détails, consultez l’article complet sur Autosport.
Ces premiers tours augurent d’une bataille intense sur les powertrains. Red Bull Ford surprend agréablement, mais la saison révélera si cette avance est durable. Les équipes clientes comme Williams scruteront chaque évolution, visant à combler l’écart avant Melbourne. L’enjeu : qui maîtrisera le mieux cette révolution hybride ?
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.