Russell confiant sur la Mercedes 2026, mais trop tôt pour évoquer un titre en F1

F1

George Russell, favori pour le championnat du monde de Formule 1 2026, se montre optimiste quant à la nouvelle voiture Mercedes, la W17. Lors du lancement de la monoplace ce lundi, le Britannique a affirmé qu’elle n’est « pas une turd », un terme argotique anglais signifiant grosso modo « une bouse » ou « une merde ». Cette confidence intervient après un shakedown encourageant à Barcelone la semaine dernière, où Mercedes a couvert le plus de kilomètres parmi toutes les équipes.[1]

Malgré ces signes positifs, Russell reste prudent. Avec de nouveaux règlements chassis et power unit en 2026, l’ordre des forces reste incertain. Des tests officiels à Bahreïn attendent encore les équipes avant le Grand Prix d’Australie d’ouverture les 6-8 mars.[2]

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Le shakedown de Barcelone, un test concluant pour Mercedes

Mercedes a dominé le shakedown de Barcelone en termes de kilomètres parcourus. L’équipe a complété le plus grand nombre de tours, surpassant ses rivales. Andrea Kimi Antonelli, coéquipier de Russell, a même réalisé une simulation complète de course, un exploit rare à ce stade.[3]

Andrew Shovlin, directeur technique, s’est montré ravi : « Je ne pense pas que nous aurions pu espérer de meilleurs trois jours de tests. » La fiabilité de la W17 a été exemplaire, contrastant avec les débuts chaotiques des ères réglementaires passées. Les données aérodynamiques correspondent parfaitement aux simulations, un point clé pour la confiance de l’équipe.

Ce test privé, du 26 au 30 janvier au Circuit de Barcelona-Catalunya, a permis à Mercedes de valider ses choix. Russell et Antonelli ont accumulé plus de 150 tours lors de journées partagées. D’autres équipes comme Ferrari et Haas (motorisée par Ferrari) ont aussi montré une bonne endurance.

Les nouveaux règlements 2026 introduisent des défis majeurs :

  • Un châssis redessiné avec des dimensions compactes.
  • Des power units hybrides révisés, avec plus d’électricité.
  • De l’aéro actif et des modes d’overtake/boost.

Mercedes semble avoir bien anticipé ces évolutions. Les ingénieurs soulignent une voiture « drivable », facile à piloter, sans les problèmes de porpoising de 2022.

Les propos mesurés de Russell au lancement de la W17

Au lancement virtuel de la Mercedes W17 ce lundi 2 février, Russell a tempéré l’euphorie. « Évidemment, nous n’avons roulé que trois jours et c’est encore très tôt, mais ça ne ressemble pas à une turd, ce qui est un bonus », a-t-il déclaré. Le pilote aux cinq victoires reste conscient des incertitudes.

Il ajoute : « On sait quand c’est une vraiment mauvaise voiture, et on peut identifier les négatifs tôt. Nous ne pensons pas que ce soit le cas. Mais est-ce une voiture capable de remporter un championnat du monde ? C’est encore trop tôt pour le dire. » Russell, huitième saison en F1 et quatrième en 2025 derrière Max Verstappen, vise son premier titre.

Malgré son statut de favori des bookmakers, il balaie les étiquettes. « Je me sens prêt à me battre pour un titre depuis longtemps, que ce soit dit ou non, ça ne change rien à mon approche. » L’excitation porte sur les nouveautés : gestion d’énergie, re-harvesting des batteries, système boost et modes overtake.

Pour en savoir plus sur ces défis, l’article d’Autosport sur les obstacles de Mercedes en 2026 détaille les enjeux techniques.

Une concurrence redoutable malgré la forme Mercedes

Russell salue les rivaux. Le power unit Red Bull impressionne par sa fiabilité en première année. « Kudos à eux », dit-il, notant leur fiabilité inattendue. Ferrari a aussi couvert beaucoup de tours, tout comme Haas.

Ces performances rappellent 2014, quand Mercedes domina les huit saisons suivantes après le changement moteur. Mais 2022, avec l’effet de sol, fut un cauchemar : porpoising violent et W13 imprévisible, laissant Red Bull et McLaren s’emparer des titres.

Aujourd’hui, la W17 réagit comme prévu en simulateur. « Les chiffres aéro correspondent, la tenue de route aussi. C’est ce que nous n’avons pas vécu depuis 2021 », note Russell. Pourtant, il prévient : « On ne peut écarter personne. »

Les tests de Bahreïn (11-13 et 18-20 février) seront cruciaux. Avec deux essais officiels avant Melbourne, l’ordre se clarifiera.[4]

L’alignement Antonelli-Russell prêt pour le défi 2026

L’arrivée d’Antonelli aux côtés de Russell renforce Mercedes. Confirmé en octobre 2025, l’Italien a brillé au shakedown. Ensemble, ils incarnent un duo jeune et affamé.

Russell, 27 ans, entre dans sa huitième saison. Sa meilleure campagne en 2025 (quatrième) le positionne comme le meilleur après Verstappen. « Je travaille dur avec l’équipe pour maximiser ces nouveaux règlements », insiste-t-il.

Les défis techniques passionnent :

  1. Adaptation aux nouvelles voitures compactes.
  2. Maîtrise de la gestion énergétique.
  3. Utilisation de l’aéro actif et des modes boost.
  4. Apprentissage rapide pour les dépassements.

Mercedes vise un retour au sommet. La déclaration complète de Russell sur Motorsport.com capture cette ambition mesurée.[1]

Russell se sent confiant en lui et en son équipe. Les premiers signes sont encourageants, mais la saison 2026 s’annonce disputée avec Red Bull, Ferrari et McLaren aux aguets. Bahreïn dira si Mercedes peut réellement viser le titre, ou si la prudence de Russell était justifiée. L’excitation monte pour cette nouvelle ère réglementaire pleine de promesses.

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.