Max Verstappen n’a pas mâché ses mots sur les nouvelles réglementations techniques de la Formule 1 pour 2026. Le quadruple champion du monde a qualifié ces voitures de « Formule E sous stéroïdes », exprimant une telle déception qu’il a même refusé de tester la monoplace en simulateur l’an dernier. Ces critiques ont alimenté les spéculations sur un possible désintérêt du Néerlandais pour la F1, surtout si les moteurs électriques dominent davantage. Pourtant, chez Red Bull, on balaie ces craintes d’un revers de main.
Laurent Mekies, team principal de l’équipe, a affirmé n’avoir « aucune inquiétude » quant à un départ de Verstappen. Lors des essais hivernaux à Bahreïn, il a insisté sur les défis passionnants de ces règles, que l’équipe compte relever avec l’aide de son pilote star.[1]

Les critiques de Verstappen envers les règles F1 2026
Verstappen a été le pilote le plus vocal parmi les 22 sur la grille concernant les changements techniques à venir. Il a décrit les nouvelles monoplaces comme une version boostée de la Formule E, critiquant leur philosophie trop électrique et moins axée sur la vitesse pure.
L’an dernier, lors d’une session média néerlandaise, il a révélé avoir évité le simulateur pour la voiture 2026, tant la sensation était décevante par rapport au modèle 2025. Cette réticence marque un fossé important dans son appréciation du sport.
Le pilote Red Bull n’a pas hésité à lier cela à son avenir : « Cela ne m’aide pas à rester plus longtemps en F1 », a-t-il déclaré. Il a même suggéré à ses fans d’organiser un barbecue au bord d’une piste d’une autre catégorie s’il venait à partir.
Ces propos ont doublé de volume récemment, avec des attaques répétées sur les réglementations qui, selon lui, risquent de dénaturer la F1. Pour en savoir plus sur comment Red Bull compte apaiser ce mécontentement, consultez notre analyse dédiée.
Malgré cela, Verstappen reste engagé pour l’instant, focalisé sur les performances actuelles. Ses critiques soulignent toutefois un malaise plus large chez certains pilotes face à l’électrification accrue.
La réponse ferme de Red Bull : zéro inquiétude
Laurent Mekies a tranché net lors d’une interview à Motorsport.com en début de la seconde semaine d’essais à Bahreïn. « La réponse courte est non, zéro inquiétudes à ce sujet », a-t-il lancé face aux spéculations sur un départ de Verstappen.
Il a rappelé les transitions difficiles en simulateur l’an dernier, où Verstappen a préféré se concentrer sur la voiture 2025. Mais Mekies voit dans ces règles un défi massif pour tous : équipes, motoristes et pilotes.
« Les défis de ces réglementations sont énormes. C’est ce qu’on adore : briser ces barrières, trouver des solutions impossibles auparavant », a ajouté le Français. Avec l’aide de Max, Red Bull compte transformer cela en avantage.
Mekies prédit même que Verstappen excellera grâce à sa capacité mentale unique. « Je suis confiant qu’il deviendra le meilleur à maîtriser ces règles et leurs subtilités, comme dans les précédentes. » Découvrez pourquoi Verstappen est l’atout majeur de Red Bull pour cette révolution.
Cette sérénité reflète la confiance en la loyauté du pilote, liée à un contrat long terme. Red Bull mise sur les résultats pour le retenir.
Les défis actuels de Red Bull sur la grille
Mekies et Pierre Waché, directeur technique, admettent que Red Bull n’est pas en tête actuellement. L’équipe prévoit d’être quatrième à l’ouverture à Melbourne, derrière un trio dominé par les Mercedes et Ferrari.
« Nous avons beaucoup de travail, nous ne sommes pas la référence », confie Mekies. Le groupe de tête inclut Mercedes-Benz, Ferrari et McLaren, « tous nettement plus rapides pour l’instant ».
Waché insiste : son job n’est pas de rendre Verstappen heureux avec les règles, mais de lui fournir une voiture compétitive. « On le rend heureux en gagnant. C’est une discussion FIA, notre focus est la performance. »[2]
Red Bull Powertrains, nouveau moteur maison, doit encore progresser. Les essais Bahreïn confirment un écart à combler avant l’Australie.
Malgré cela, l’équipe reste optimiste sur son potentiel de rattrapage, comme en 2025 où elle a rebondi. Les défis 2026 pourraient favoriser les innovateurs comme Red Bull.
L’avantage mental de Verstappen dans les nouvelles règles
Mekies met en avant la « bande passante mentale » de Verstappen, rare chez les pilotes. Cela lui permettra d’exploiter les nouveaux outils, malgré son aversion initiale.
Contrairement à d’autres, il retiendra sa concentration sous charge accrue, un atout pour les complexités électriques et aérodynamiques de 2026. Pierre Waché complète : focus sur un package frontal.
Historiquement, Verstappen excelle dans les révolutions, comme ground effect 2022. Red Bull parie sur cela pour rester maître.
Les critiques servent aussi de levier auprès de la FIA pour affiner les règles. Verstappen influence déjà le débat.
Red Bull transforme les plaintes en motivation interne. La clé reste la victoire, gage de fidélité.
En conclusion, malgré les vents contraires des règles 2026, Red Bull affiche une confiance inébranlable en Verstappen. Zéro inquiétude sur son départ, l’équipe mise sur les performances pour prolonger l’ère dominante. L’ouverture à Melbourne dira si ce pari paie, mais les bases techniques et mentales sont posées pour un combat serré en tête de grille. Ce qui compte pour le championnat : transformer défis en suprématie.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.