Lors des essais hivernaux à Bahreïn, Red Bull Racing refuse de se voir comme l’équipe de référence pour la saison 2026 de Formule 1. Alors que le patron de Mercedes, Toto Wolff, qualifie les Milton Keynes de « benchmark », Pierre Wache, directeur technique de Red Bull, contredit cette vision. Selon lui, Ferrari, Mercedes et McLaren forment le trio de tête, laissant les champions en titre en quatrième position potentielle.[1]
Max Verstappen a lui aussi semé le doute en évoquant un possible « sandbagging » extrême de Mercedes, prédisant une puissance surprise à Melbourne. Ces déclarations interviennent dans un contexte de nouvelles réglementations, avec des monoplaces aux niveaux de grip et d’appui aérodynamique réduits, rendant les défis techniques plus aigus.

Les analyses de Pierre Wache après les essais de Bahreïn
Pierre Wache a été clair lors des essais à Bahreïn : « Nous voyons clairement les trois meilleures équipes ; Ferrari, Mercedes et McLaren sont devant nous. D’après notre analyse, nous sommes derrière. » Il tempère toutefois en notant les incertitudes liées aux programmes d’essais, aux niveaux de carburant et de puissance des concurrents.
Malgré ces réserves, Red Bull identifie des faiblesses précises. La traction en basse vitesse et les virages à vitesse moyenne restent des points faibles hérités de la saison précédente. Wache explique : « C’était déjà notre faiblesse l’an dernier, et ils sont toujours plus forts que nous là-dessus. »
Les performances en ligne droite de Ferrari et Mercedes, particulièrement à faible carburant, ont aussi marqué les ingénieurs de Red Bull. L’équipe se concentre sur ses propres runs pour progresser, sans trop spéculer sur les autres.
Wache, perfectionniste assumé, avoue : « Je ne suis jamais satisfait de mon travail ! » Il pointe les défis des nouvelles règles : faible grip et downforce, compliquant la gestion de la traction après les virages lents.
Enfin, les retours de Max Verstappen et Isack Hadjar confirment ces pertes de temps face aux rivaux, renforçant l’analyse interne.
Les faiblesses persistantes de la RBPT01
La monoplace Red Bull souffre encore en traction basse vitesse, un talon d’Achille récurrent. Ferrari et McLaren excellent dans ces domaines, comme observé lors des runs à Bahreïn. Mercedes montre aussi des vitesses de pointe intéressantes.
Ces lacunes se rapportent directement aux retours des pilotes. Verstappen et Hadjar perdent du temps précisément là où les concurrents gagnent.
Malgré une première journée encourageante en gestion d’énergie, les rivaux ont rattrapé le coup. Wache note : « Au début, nous étions plus proches de ce que nous devions faire, mais maintenant ils sont même un peu meilleurs. »
Red Bull-Ford a trouvé des solutions en usine plus vite, mais les autres équipes progressent rapidement.
Les essais confirment que l’évaluation précise attendra Melbourne, avec des niveaux de carburant identiques en qualifications.
Les atouts du power unit Red Bull-Ford malgré les doutes
Sur le front moteur, Red Bull impressionne. Toto Wolff et d’autres louent leur gestion d’énergie sur plusieurs tours consécutifs. C’est un point fort reconnu.
Wache rend hommage à Red Bull-Ford Powertrains : « Je suis surpris du travail fantastique des motoristes pour assembler une voiture et rouler autant de kilomètres. » Pour une start-up de trois ans et demi, ne pas être ridicule en piste est une énorme réussite.
Isack Hadjar a complété le top 5 le deuxième jour, malgré des soucis techniques pour Red Bull et Mercedes.
Carlos Sainz a même noté que les powertrains Red Bull-Ford étaient un cran au-dessus à Bahreïn, contrastant avec les craintes globales.
Ces progrès en endurance contrastent avec les faiblesses châssis.
La concurrence en pleine forme à Bahreïn
Ferrari a brillé avec Charles Leclerc en tête le deuxième jour, devant Lando Norris de McLaren. Ces performances solides confirment le trio dominant selon Red Bull.
Mercedes a rencontré des soucis de fiabilité, mais ses vitesses pures inquiètent. Red Bull a aussi perdu du temps en piste.
Pour plus sur les défis moteur de Red Bull, Verstappen admet qu’il reste beaucoup de travail.
Les essais révèlent un peloton serré, avec Red Bull se voyant quatrième.[2]
McLaren et Ferrari excellent en traction, clés sous les nouvelles règles.
Verstappen critique les monoplaces « anti-racing » et peu fun, ajoutant à la pression.
Alors que les essais à Bahreïn se poursuivent, Red Bull mise sur des améliorations rapides pour Melbourne. Les nouvelles réglementations 2026 promettent une bataille intense, où la gestion de l’énergie et la traction dicteront les hiérarchies. Reste à voir si les craintes de Wache se confirmeront ou si Red Bull rebondira comme à son habitude. Le championnat s’annonce disputé.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.