Red Bull conserve le meilleur déploiement d'énergie en F1 2026 selon George Russell

F1

George Russell, pilote Mercedes, a tenu des propos clairs à l’issue des essais de pré-saison à Bahreïn : Red Bull détient toujours le meilleur déploiement d’énergie sur la grille de Formule 1 pour la saison 2026. Malgré les nouveaux règlements introduisant une unité de puissance plus électrique, avec une plus grande quantité d’énergie disponible, les tests ont révélé la supériorité de l’équipe autrichienne en matière de gestion et de restitution de cette énergie. Russell, qui loue les progrès de Mercedes, admet toutefois que l’écart persiste.

Cette affirmation intervient dans un contexte de bouleversements réglementaires majeurs. La récolte d’énergie via le freinage régénératif deviendra cruciale lors des Grands Prix, potentiellement obligeant les pilotes à rétrograder en pleine ligne droite, une pratique qui divise déjà les opinions.

energy-deployment-f1-2026_0.jpg

Les déclarations de George Russell sur la force de Red Bull

George Russell n’a pas mâché ses mots lors des dernières journées de tests à Bahreïn. « Leur déploiement d’énergie reste définitivement le meilleur sur la grille, ce qui est à leur crédit et a surpris tout le monde », a-t-il déclaré.[1][2] Le pilote Mercedes souligne que cette performance est inattendue, Red Bull ayant développé son premier moteur maison en partenariat avec Ford.

Russell fait écho aux propos de son team principal, Toto Wolff, qui avait qualifié le moteur Red Bull de « benchmark » que Mercedes ne pouvait égaler. Ces commentaires, bien que potentiellement motivés politiquement par la controverse sur le rapport volumétrique, confirment une avance technique évidente.

Malgré tout, l’Anglais note des progrès significatifs chez les équipes motorisées Mercedes depuis le premier jour des essais. « L’écart s’est drastiquement refermé », assure-t-il, grâce à des améliorations apportées jour après jour.

Cependant, Russell tempère l’optimisme : les essais de Bahreïn, avec seulement trois heures de pratique avant Melbourne, ne reflètent pas les vraies courses. « C’est le principal point d’inquiétude », ajoute-t-il, conscient des limites des tests de pré-saison.

Pour en savoir plus sur ces déclarations, l’article complet sur Motorsport.com détaille le contexte.

Enfin, Russell invite à la prudence, les caractéristiques de Bahreïn favorisant la récolte d’énergie différemment des circuits à venir.

Le moteur Red Bull Powertrains : une réussite inattendue

Red Bull a franchi une étape historique en 2026 avec son premier moteur interne, le DM01, développé avec Ford. Ce power unit a impressionné le paddock par sa fiabilité et son efficacité en déploiement d’énergie, surpassant les attentes malgré les défis d’un projet naissant.

Toto Wolff avait déjà salué cette performance comme référence, même si des soupçons de bridage persistent. James Vowles de Williams a même suggéré que Red Bull avait réduit la puissance à Bahreïn pour contrer les éloges des rivaux.[3]

Les tests de Bahreïn, riches en lignes droites, ont mis en lumière cette force. Red Bull a accumulé des tours sans faille, validant la corrélation entre simulations et piste.

Cette avance s’explique par une optimisation fine de la batterie et du MGU-K, adaptée aux nouveaux règlements 50/50 thermique-électrique. Les rivaux, comme Mercedes, avouent un retard initial mais des gains rapides.

Red Bull rejette les accusations de supériorité absolue, Pierre Waché évoquant des problèmes de poids résolus en vue de Melbourne. Cette humilité masque une confiance réelle.

Pour explorer les réglementations techniques, le guide Red Bull sur les règles F1 2026 offre un aperçu détaillé.

Défis de la gestion d’énergie sous les nouveaux règlements

Les unités de puissance 2026, avec plus d’énergie électrique, imposent une gestion fine de la récolte et du déploiement. Les pilotes doivent anticiper pour éviter les pénalités d’énergie, transformant les courses en exercice stratégique.

Max Verstappen a critiqué vertement ces voitures : « Comme de la Formule E sous stéroïdes », a-t-il lancé, déplorant l’impact constant des inputs sur l’énergie. « Ce n’est pas de la Formule 1 », ajoute-t-il.[4]

À l’opposé, Lando Norris y voit « beaucoup de fun », soulignant l’aspect innovant. Cette division reflète les débats sur le rétrogradage en ligne droite.

Oscar Piastri de McLaren précise que les réglages sont modifiables en course, mais Melbourne posera un défi majeur avec sa demande énergétique élevée.

Les équipes ajustent déjà : lift-and-coast limité à Bahreïn, mais obligatoire ailleurs. Red Bull excelle ici grâce à son logiciel optimisé.

Variations de performance selon les circuits

Bahreïn, avec ses longues lignes droites, favorise la récolte facile, masquant les faiblesses potentielles. Piastri note : « À certains circuits, nous serons plus limités en récolte qu’ici ».

Melbourne, ouverture de la saison en mars, exigera une gestion stricte : « Si vous ne faites pas de lift-and-coast, vous serez vite à sec », prévient l’Australien.

Jeddah, avec ses enchaînements de virages rapides et lignes droites, amplifiera les écarts. La récolte y sera ardue, testant les stratégies.

  • Melbourne (Albert Park) : Circuits urbains, virages serrés, récolte limitée.
  • Jeddah : Lignes droites liées par secteurs rapides, anormalités maximales.
  • Bahreïn : Facile pour la récolte, idéal pour les tests.

Zak Brown de McLaren anticipe des « différences énormes » tour par tour. Les équipes comme Red Bull, déjà en tête, pourraient dominer les pistes exigeantes.

Sur Pitstop Insight, des analyses récentes sur les essais de Bahreïn confirment ces tendances pour Red Bull.

Vers le Grand Prix d’Australie : incertitudes et attentes

Melbourne sera le vrai juge de paix avec seulement trois heures de libres. Les équipes Mercedes-powered ont progressé, mais Red Bull reste favori en déploiement.

Les débats sur le rapport volumétrique persistent, avec un vote imminent sur des tests supplémentaires. Red Bull se dit confiant en la légalité.

Verstappen, malgré ses critiques, impressionne en pace. Hadjar, nouveau coéquipier, a validé le moteur lors des shakedowns.

La grille 2026 s’annonce compétitive : Mercedes, McLaren et Ferrari challengent. L’énergie sera le facteur décisif.

Red Bull garde un avantage « effrayant » en début de saison, dixit Russell. Mais les courses révéleront les vraies hiérarchies.

En conclusion, les essais de Bahreïn positionnent Red Bull en leader du déploiement d’énergie, salué par les rivaux. Mercedes ferme l’écart, mais les circuits variés comme Melbourne testeront cette suprématie. La saison 2026 promet du spectacle stratégique, avec Red Bull comme référence à battre. Restez attentifs à l’ouverture australienne pour les premiers enseignements.

Questions fréquemment posées

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.