Christian Rasmussen n’a pas mâché ses mots après la course IndyCar Good Ranchers 250 à Phoenix Raceway. Parti 18e sur la grille, le Danois de 25 ans a dominé la course avec 69 tours en tête, signant le deuxième total derrière le poleman David Malukas. Mais un contact avec Will Power à 46 tours de l’arrivée a tout changé, envoyant Rasmussen dans le mur et ruinant ses chances de seconde victoire en carrière.[1][2]
Malgré les dégâts, Rasmussen est resté en piste sous drapeau jaune et a repris la tête au redépart au 218e tour. Huit tours plus tard, Kyle Kirkwood, coéquipier de Power chez Andretti Global, le doublait, suivi de près par Josef Newgarden, vainqueur final. Le pilote Ed Carpenter Racing a terminé 14e, frustré par une voiture rendue « impossible à piloter ».

Le parcours impressionnant de Rasmussen avant l’incident
Rasmussen a marqué les esprits dès le départ avec une remontée spectaculaire. Parti de la 18e place, il a réalisé 61 dépassements, le plus grand nombre de la course, pour prendre la tête au 73e tour grâce à des attaques extérieures audacieuses sur l’ovale d’1 mile.[2]
La #21 ECR Chevrolet s’est montrée supérieure tout au long des 250 tours, dominant même après plusieurs cycles d’arrêts aux stands qui ont mélangé le peloton. Rasmussen a mené par intermittence, reprenant la tête au 109e tour via un extérieur osé dans le dogleg, avant de la perdre temporairement.
Ce n’était pas sa première démonstration sur ovale. L’an dernier, Rasmussen avait remporté sa première victoire en IndyCar au Milwaukee Mile, prouvant son talent sur ce type de circuit. À Phoenix, sa voiture était « la meilleure du terrain », selon ses propres termes.
Les stratégies ont joué un rôle clé. Pendant que Malukas menait tôt dans la course, Rasmussen a capitalisé sur les arrêts pour se hisser devant. Son équipe a géré parfaitement les pneus Firestone, lui permettant de rester compétitif malgré la chaleur de l’Arizona.
Malgré ces efforts, la course a été ponctuée d’incidents : tête-à-queue de Dennis Hauger tôt, contact VeeKay-Palou au 22e tour, et accrochage Foster au mur au 142e. Rasmussen a évité le pire jusqu’à son duel avec Power.
La collision décisive au 206e tour
À 46 tours de la fin, tout bascule à la sortie du virage 2. Leader, Will Power roule sur la ligne intérieure tandis que Rasmussen tente un dépassement extérieur. Power se décale pour bloquer, et le pneu arrière droit de sa #26 Andretti Global Honda touche l’aile avant gauche de la Chevrolet de Rasmussen.[1]
Rasmussen heurte le mur sans briser son aileron avant, mais subit des dommages au wishbone inférieur avant, aux wishbones avant/arrière et à un toe link. La voiture devient ingérable, perdant en rythme comme un « ancre ». Power, lui, crève et perd du terrain.
Le drapeau jaune sort, Rasmussen reste en piste et reprend la tête au restart du 218e tour. Mais les dégâts sont trop importants : Kirkwood le passe à 8 tours de l’arrivée, puis Newgarden achève son avance.
Ce n’était pas le premier accrochage pour Power ce week-end. Dans sa première course avec Andretti Global, après 17 ans chez Penske, l’Australien avait déjà connu des déboires en qualifications. L’incident rappelle des duels passés en IndyCar, où les lignes intérieures/extérieures mènent souvent à des contacts serrés.
Aucune pénalité n’a été infligée par les commissaires, malgré la frustration visible de Rasmussen qui a confronté Power après la course.
Réactions et échanges post-course
« C’est très clair ce qui s’est passé. On était la meilleure voiture. Vous ne pouvez pas projeter les gens dans le mur », a déclaré Rasmussen, leader pour 69 tours. « Il m’a envoyé droit dans le mur, et après, j’avais des dégâts partout. Frustrant, on aurait dû gagner. »[2]
Power a reconnu sa faute dans des vidéos sur les réseaux sociaux. Il s’est excusé auprès de Rasmussen, admettant comprendre sa colère. « Je sais ce qu’il peut m’attendre si je suis à l’extérieur », a rétorqué le Danois, amer.
Newgarden, vainqueur pour la 33e fois, a salué la course animée. Kirkwood, 2e, a profité du chaos pour monter sur le podium. Malukas, poleman, complète le top 3.
Ces échanges rappellent des controverses passées, comme les duels Power-Newgarden à Indy ou les incidents ovals récents. Rasmussen, après sa victoire à Milwaukee 2025, visait à confirmer son statut d’outsider sur ovale.
Résultats et implications pour le championnat
Josef Newgarden l’emporte devant Kyle Kirkwood et David Malukas. Voici le top 5 :
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- Josef Newgarden (Team Penske)
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- Kyle Kirkwood (Andretti Global)
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- David Malukas (Team Penske)
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- Pato O’Ward
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- Marcus Armstrong[1]
Power finit 16e, Rasmussen 14e. Tours en tête : Malukas (max), Rasmussen (69), Power, Kirkwood, O’Ward.
Cette course, retour d’IndyCar à Phoenix après des années, marque le début des ovale 2026. Newgarden prend l’ascendant tôt dans le championnat, après St. Petersburg. Pour Rasmussen, c’est un coup dur mais il reste compétitif sur ovale (top-10 en 5/6 l’an dernier).
Power, chez Andretti, doit rebondir. Le calendrier inclut 17 épreuves, avec Arlington urbain prochainement. Résumé complet sur Motorsport.com.
Cette collision souligne les enjeux des duels serrés sur ovale. Rasmussen saura se venger ? Le championnat promet des rivalités intenses, avec Penske dominant et Andretti ambitieux. Suivez la suite pour voir si Rasmussen transforme sa frustration en podiums.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.