Rallye Monte-Carlo WRC : Solberg solidement en tête malgré les conditions hivernales

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Oliver Solberg domine toujours le Rallye Monte-Carlo, ouverture de la saison du Championnat du monde des rallyes (WRC), avec une avance impressionnante de plus d’une minute. Ce samedi matin, des averses de neige nocturnes ont transformé les routes en un manteau blanc rappelant plus le Rallye de Suède que les traditionnels virages asphaltés monégasques. Malgré une perte de temps initiale, le pilote Toyota a repris les commandes, creusant l’écart à 1 min 02,8 s sur son coéquipier Elfyn Evans.

Sébastien Ogier, champion en titre et maître du Monte-Carlo, occupe la troisième place à 1 min 13,1 s du leader. Les équipages ont chaussé des pneus cloutés pour affronter la spéciale d’ouverture SS10 (La Breole/Bellaffaire 1), longue de 29,93 km, couverte de neige et de glace, les obligeant à rouler au ralenti.[1]

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Les défis de SS10 : Ogier brille, Solberg trébuche puis rebondit

Ogier a le mieux géré ces conditions extrêmes, remportant la spéciale – sa troisième victoire consécutive après sa charge nocturne de vendredi. Il a devancé Evans de 3,5 s, réduisant l’écart sur le Gallois de deuxième à seulement 3,0 s. Cette performance met en lumière l’expérience du Français sur ces routes enneigées.

Solberg, en tête, a perdu 20,5 s en raison d’une préparation insuffisante de ses pneus cloutés. Son avance sur Evans s’est resserrée à 51,4 s, et Ogier a admis que rattraper le leader semblait improbable. « La tête est trop loin, mais nous devons faire de notre mieux pour lutter pour le podium comme ça », a déclaré Ogier.

Toyota a dominé la spéciale avec un 1-2-3-4 : Takamoto Katsuta a signé le troisième temps, intégrant le top 10 après une panne de direction assistée causée par une erreur vendredi. Les conditions ont testé la résilience de tous, soulignant l’importance d’une stratégie pneus adaptée.

Dans notre analyse de la domination de Solberg au Monte-Carlo 2026, nous avions anticipé sa capacité à rebondir face aux imprévus. Les données FIA confirment que les pneus cloutés ont été cruciaux pour limiter les tête-à-queue.

La spéciale a aussi vu des abandons mineurs et des crevaisons, rappelant les éditions passées comme 2023 où la neige avait redistribué les cartes. Solberg, fils de Petter, puise dans cet héritage suédois pour rester calme.

Amélioration des conditions en SS11 : Solberg reprend l’avantage

Les conditions se sont rapidement améliorées dans la répétition de la spéciale annulée jeudi soir. Les ouvreurs de route ont affronté neige et glace, mais à l’arrivée de Solberg, la glace avait fondu. Le leader en a profité pour signer sa cinquième victoire d’étape, devançant Evans de 11,4 s et Ogier de 18,7 s.

« Les clous fonctionnent maintenant, c’est un peu plus facile. Je me suis senti plus à l’aise ici », s’est réjoui Solberg. Evans a décrit la spéciale comme un « loto » avec du slush et de la glace noire en fin de parcours : « Au début, la glace et la neige c’étaient déjà dur, mais le slush c’est la loterie. Vers la fin, les graviers l’ont rendue pleine de glace noire, mais ça a tellement évolué. Je n’ai pas été assez brave pour ignorer ça. »

Adrien Fourmaux (Hyundai) a été le troisième Rally1 le plus rapide, terminant la boucle en quatrième place devant Thierry Neuville. Cette performance consolide sa position dans le team.

Jon Armstrong, débutant en Rally1 avec M-Sport-Ford, tient la sixième place malgré une crevaison lente après avoir touché un pont en SS10. Hayden Paddon suit en septième, également novice en Rally1.

Classement provisoire et top 10

À la mi-journée de samedi, voici le top 10 :

    1. Oliver Solberg (Toyota) – Leader avec 1 min 02,8 s d’avance
    1. Elfyn Evans (Toyota) – +1 min 02,8 s
    1. Sébastien Ogier (Toyota) – +1 min 13,1 s
    1. Adrien Fourmaux (Hyundai)
    1. Thierry Neuville (Hyundai)
    1. Jon Armstrong (Ford)
    1. Hayden Paddon (Hyundai)
    1. Leo Rossel (WRC2 leader)
    1. Takamoto Katsuta (Toyota)
    1. Nikolay Gryazin (Lancia)

Ce classement reflète la domination Toyota, avec quatre pilotes dans le top 10. Pour plus de détails sur les temps de stage, consultez le site officiel du WRC.[2]

Les écarts restent gérables pour la seconde place, où Evans résiste à Ogier. En WRC2, Rossel mène fermement.

Perspectives pour la fin de rallye

Les équipages aborderont deux spéciales supplémentaires cet après-midi, dont un passage sur une section du circuit de Monaco. Les conditions variables pourraient encore bouleverser la hiérarchie, comme en 2022 où Ogier avait renversé la vapeur tardivement.

Solberg vise une victoire historique, potentiellement la plus jeune en Monte-Carlo. Sa gestion exemplaire des pneus et sa vitesse pure le placent en favori. Toyota pourrait signer un triplé si Evans et Ogier confirment.

Paddon, humoristique, a confié : « Ça devient de plus en plus dur. Je sais qu’on doit finir, et ça rend les choses encore plus dures. Je pense que John [Kennard, son copilote] peut mieux conduire, peut-être qu’il monte à bord la prochaine spéciale. »

Dans cet article sur Solberg leader après l’annulation pour brouillard, nous explorions déjà sa maîtrise météo.

Cette journée de samedi renforce la position de Solberg pour la victoire finale, tout en maintenant le suspense pour le podium. Avec les spéciales nocturnes à venir, le Rallye Monte-Carlo 2026 promet encore des rebondissements, impactant déjà les enjeux du championnat. Les fans attendent de voir si le jeune Suédois gravera son nom dans l’histoire de ce rendez-vous mythique.

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.