Rallye Monte-Carlo : Solberg garde la tête malgré une sortie impressionnante

WRC

Oliver Solberg continue de défier les pronostics au Rallye Monte-Carlo, première manche du Championnat du monde des rallyes (WRC). Malgré une sortie spectaculaire hors piste lors d’une spéciale chaotique, le pilote Toyota a préservé son avance confortable à l’issue du samedi. Avec 1 minute 02,8 secondes d’avance sur son coéquipier Elfyn Evans, le Suédois domine les débats dans des conditions hivernales extrêmes.

Les chutes de neige nocturnes ont transformé les routes en un véritable piège, rappelant plus le Rallye de Suède que Monte-Carlo. Solberg a su rebondir après des pertes de temps initiales pour restaurer son leadership. Sébastien Ogier, champion en titre, a tenté une remontée depuis la troisième place mais a terminé la journée à 1 minute 25,3 secondes du leader.

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Des conditions infernales sur les routes enneigées

Les équipages ont affronté des routes recouvertes de neige fraîche dès la première spéciale du samedi matin. Cette première boucle a ralenti les pilotes, transformant la vitesse en prudence extrême. La neige, qui s’était accumulée overnight, a rendu les trajectoires imprévisibles.

L’après-midi, lors du second passage, la fonte partielle de la neige a empiré la situation. Elfyn Evans a qualifié cette spéciale comme l’une des pires de sa carrière : « Incroyable. On pense que ça s’améliore, mais la voiture a des tics nerveux. Si on me demande quelle fut la pire spéciale, c’est probablement celle-là. »[1][2]

Ces conditions ont testé la limite des pneumatiques et des suspensions. Les pilotes ont dû composer avec du slush et de la boue, réduisant l’adhérence drastiquement. Malgré cela, Solberg a signé un sixième scratch du rallye.

La météo capricieuse a rappelé les éditions passées marquées par la neige, comme en 2021 où plusieurs favoris ont chuté. Cette année, elle a amplifié le spectacle.

Drames et incidents multiples en spéciale

Plusieurs concurrents ont payé cher ces pièges glissants. Sami Pajari, sur Toyota GR Yaris Rally1, a glissé au large d’un virage à droite et heurté un arbre, signant son deuxième abandon de la semaine.

Grégoire Munster (M-Sport-Ford) a connu un tête-à-queue dans un virage serré mais a pu repartir. Hayden Paddon (Hyundai), moins chanceux, a quitté la route et dévalé une pente, perdant plus de six minutes malgré l’aide des spectateurs qui l’ont repoussé. Il a chuté hors du top 10.

  • Pajari : Retraite après choc contre arbre.
  • Munster : Tête-à-queue, reprise en marche.
  • Paddon : Sortie de route, +6 min, hors top 10.

Thierry Neuville et Adrien Fourmaux (Hyundai) ont évité le pire avec des tête-à-queues. Neuville s’est décrit comme « passager du début à la fin », tandis que Fourmaux a pointé le slush : « Tellement de slush et de boue, les pneus ne peuvent pas l’évacuer. »

La résilience exemplaire d’Oliver Solberg

Leader incontesté, Solberg a lui-même connu une frayeur majeure. Sa GR Yaris a quitté la route pour un champ, mais le Suédois a inversé la marche et regagné la piste en pleine accélération. « Tout le monde est sorti. J’ai essayé de rouler proprement, mais la spéciale m’a quand même éjecté », a-t-il déclaré.

Malgré cela, il a remporté la spéciale de 1,9 seconde sur Evans. « Quand je suis allé dans le fossé, je pensais que c’était gérable. J’ai mis le plein gaz pour remonter. En revenant sur la route, il y avait un autre fossé ; si j’y allais de face, j’aurais pété le radiateur. Je suis passé de travers, et c’était bon. Incroyable d’avoir gagné la spéciale ! »

Ogier a choisi la sécurité, perdant 18,7 secondes sur Solberg et se retrouvant 26,6 secondes derrière Evans pour la deuxième place. Cette gestion a préservé ses chances pour la suite.

Solberg a démontré une maturité rare, alignée sur son objectif : points du Super Sunday. Cette journée confirme son rôle de révélation Toyota.

Hyundai brille sur le circuit de Monaco

Le rallye a quitté les montagnes pour Monaco et une version raccourcie du circuit de F1. Dans la pluie battue, Adrien Fourmaux (Hyundai) a signé le premier scratch de son équipe, 0,7 seconde devant Takamoto Katsuta.

Solberg, touché par une averse intense, a levé le pied face à l’aquaplaning : « J’ai besoin de respirer. Les conditions sont folles. Sur ce dernier, pleine pluie et aquaplaning, je me suis dit que je levais le pied. Dommage, trop de pression pour en profiter. »

Son avance est tombée juste sous la minute, mais reste solide. Katsuta et Evans ont limité les écarts dans ces conditions urbaines glissantes.

Cette spéciale a offert un répit technique, contrastant avec le chaos montagnard. Hyundai engrange de la confiance.

Vers un dimanche décisif sous la neige

Quatre spéciales attendent les pilotes dimanche, avec plus de neige prévue. Les points Super Sunday sont en jeu, rendant la journée cruciale.

Solberg est clair : « Ça compte énormément pour moi et l’équipe. Peu aimeront ces conditions demain. Si je roule propre sans erreur, je devrais prendre des points. » Pour plus de détails sur les pilotes, consultez les profils sur Autosport.

Evans et Ogier, coéquipiers Toyota, visent le podium. Neuville doit remonter pour Hyundai. Suivez les résultats en direct sur le site officiel WRC.[3]

Cette édition 2025 s’annonce historique, avec Solberg en position de force. Son pilotage exemplaire pourrait marquer le championnat. Les fans attendent un final en apothéose.

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.