Elfyn Evans a repris le commandement du Rallye de Suède après une matinée impressionnante lors des étapes enneigées de samedi. Le pilote Toyota, qui pointait à 2,8 s de son coéquipier Takamoto Katsuta au départ de la boucle matinale, en ressort avec une avance de 16,1 s sur son rival.[1]
Hyundai continue de pâtir d’un manque de traction, permettant à Toyota d’occuper les quatre premières places. Sami Pajari complète le podium provisoire en troisième position, 24 s devant le vainqueur du Monte-Carlo Oliver Solberg.[1]

La masterclass de Toyota en matinée
Evans a pris les commandes dès la première spéciale du jour. Le Gallois a réalisé un temps 7,2 s plus rapide que Katsuta, signant sa troisième victoire d’étape dans le rallye. Cette performance a inversé la tendance après la nuit où Katsuta menait de peu.
Sur les deux spéciales suivantes, Evans a maintenu un rythme élevé, terminant à seulement 0,9 s des temps scratch de Martins Sesks et Oliver Solberg. Cette constance sur la neige a permis à Toyota de verrouiller le top 4.
Katsuta, perplexe face à sa perte de vitesse, a été 10e puis 7e des Rally1. « I have no idea. I’m driving the same as yesterday and maybe in some places I push a bit. It is so strange. No changes [to the car overnight], only tyres », a-t-il déclaré.[1]
Cette baisse de régime a profité à Pajari, qui se rapproche à 12,9 s de la deuxième place. Le Finlandais Toyota consolide sa position sur le podium.
La domination Toyota s’explique par une meilleure adaptation aux conditions enneigées. Contrairement à Hyundai, les GR Yaris Rally1 mordent parfaitement dans la neige.
Pour contextualiser, Toyota avait déjà brillé vendredi, avec Katsuta prenant la tête en fin de journée. Comme nous l’avions analysé dans notre article sur les débuts du rallye, la bataille interne fait rage.
Les ennuis de Hyundai et la quête de solutions
Hyundai peine toujours avec la traction, un problème récurrent sur la neige suédoise. Esapekka Lappi est le meilleur représentant en cinquième place, 9,3 s devant Adrien Fourmaux.
L’équipe a modifié la suspension de Lappi overnight pour contrer ce handicap. Le Finlandais, premier Hyundai, admet qu’il faut du temps pour s’adapter, mais il a été le plus rapide de sa marque ce matin.
Fourmaux, frustré, pointe du doigt les amortisseurs : « I think I have understood something in this one [stage 10]. The conditions are similar to last year and we are just floating all the time over the surface. We are not biting at all, so for me it can only be an issue with the dampers. » À 1 min 12 s d’Evans, il appelle à des ajustements urgents.[1]
Thierry Neuville, champion du monde 2024, se concentre sur le plaisir de pilotage, à deux minutes du leader. Ses ambitions de résultat solide s’amenuisent.
Historiquement, Hyundai a connu des difficultés similaires en Suède, comme en 2025 où la traction posait problème. Ces réglages suspension pourraient-ils inverser la tendance cet après-midi ?
La remontée ambitieuse d’Oliver Solberg
Oliver Solberg, revenu chez Hyundai après son Monte-Carlo victorieux, cible désormais le podium. Parti de la sixième place, il a doublé Fourmaux et Lappi pour pointer quatrième après la neuvième spéciale.
Vainqueur de la onzième étape, Solberg montre son rythme : « He [Sami Pajari] is the target now definitely. It is a long shot but I will do my very best. It is tricky to push 100% as the snowbanks are not high. »[1]
Après son accrochage en ES3 vendredi, qui l’avait relégué, Solberg récupère du temps perdu. À 24 s de Pajari, le podium reste atteignable.
Solberg excelle sur la neige, son terrain de jeu suédois. Sa vitesse pure impressionne, même face à la meute Toyota.
Dans notre précédent billet sur sa chute temporaire, nous avions noté sa résilience. Elle paie aujourd’hui.
Classement et autres faits marquants
Voici le top 10 provisoire après la boucle matinale (ES11) :
- Elfyn Evans (Toyota)
- Takamoto Katsuta (Toyota) +16,1 s
- Sami Pajari (Toyota) +29 s environ
- Oliver Solberg (Hyundai)
- Esapekka Lappi (Hyundai)
- Adrien Fourmaux (Hyundai) +1 min 12 s
- Thierry Neuville (Hyundai) +2 min
- Jon Armstrong (M-Sport Ford)
- Josh McErlean (M-Sport Ford)
- Roope Korhonen (WRC2)
M-Sport Ford savoure le scratch de Sesks en ES10, malgré ses crevaisons vendredi. Armstrong mène les Ford en huitième place.[1]
Quatre spéciales attendent l’après-midi, avec des conditions potentiellement dégradées.
Evans gère son avance, mais Solberg pourrait créer la surprise. Toyota domine, mais Hyundai doit réagir pour le Power Stage dimanche. Ce rallye 2026 reste ouvert pour le championnat WRC. Suivez les résultats en direct sur le site officiel WRC.[2]
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.