Elfyn Evans aborde la dernière journée du Rallye de Suède avec une avance de seulement 13,3 secondes sur Takamoto Katsuta, tandis que Toyota Gazoo Racing truste les quatre premières places. Parti samedi avec un déficit de 2,8 secondes sur son équipier japonais, le Gallois a renversé la situation dès la boucle matinale grâce à un rythme soutenu.[1]
Katsuta, perplexe face à son manque d’adhérence, a vu l’écart grimper à 16,1 secondes, puis 18 secondes en début d’après-midi. Malgré une réaction tardive sur les deux dernières spéciales, le Japonais reste à distance respectable. Cette domination Toyota confirme la forme impressionnante de l’équipe après le Monte-Carlo.[1]

La journée de samedi : inversion et contrôle
Samedi a débuté sous haute tension avec Katsuta en tête, mais Evans a vite pris les commandes. Dès la boucle matinale, le leader japonais a peiné pour trouver de la grippe, laissant Evans s’échapper. L’écart s’est creusé inexorablement, soulignant la maîtrise du Gallois sur la neige suédoise.
Evans a maintenu son avance en matinée, signant le meilleur temps dans l’ES13. Katsuta, déstabilisé, a perdu plus de terrain, atteignant 18 secondes de retard en début d’après-midi. Cette phase a été décisive pour consolider la position d’Evans au général.
L’après-midi a vu une embellie pour Katsuta, qui a repris du temps sur les deux dernières spéciales, ramenant l’avance d’Evans à 13,3 secondes. « Ce matin était plutôt bon, mais l’après-midi plus mitigé. Prendre soin des pneus était difficile, ce n’est pas ma spécialité, mais l’après-midi a été propre », a commenté Evans, vainqueur ici l’an dernier.
Malgré ce duel interne chez Toyota, la journée s’est déroulée sans incident majeur pour le leader. Les conditions glissantes ont testé tous les pilotes, avec de la neige meuble rendant la confiance difficile à trouver.
Cette journée de sept spéciales a redistribué les cartes, particulièrement pour le podium. Comme détaillé dans cet article de Pitstop Insight, la prise de tête d’Evans a été un tournant majeur.
La domination implacable de Toyota
Toyota Gazoo Racing a imposé sa loi avec un 1-2-3-4 impressionnant. Katsuta, bien que frustré, reste en embuscade : « Une journée de plus. Pas vraiment satisfait aujourd’hui, on va analyser ce qui n’a pas marché. Je donnerai tout demain pour ma première victoire en WRC ».
Sami Pajari a brillé l’après-midi, signant les scratchs dans les ES12 et ES14. Le Finlandais s’est rapproché à 11,4 secondes de Katsuta avant de finir à 12,1 secondes, menaçant sérieusement la deuxième place.
Oliver Solberg a grimpé en quatrième position le matin, dépassant les Hyundai d’Adrien Fourmaux et Esapekka Lappi. Vainqueur du Monte-Carlo, le Suédois a toutefois ralenti l’après-midi : « C’était compliqué, très glissant avec beaucoup de neige meuble. Difficile de trouver le rythme et la confiance ».
À 33 secondes de Pajari et 11,2 secondes devant Lappi, Solberg reste dans la course au podium malgré ses regrets. Cette suprématie Toyota rappelle leur force sur neige, comme en 2025.
Les Hyundai en quête de solutions
Hyundai a multiplié les réglages sur ses trois i20 N Rally1 pour combler leur manque de rythme. Esapekka Lappi s’est senti plus à l’aise, restant en lutte pour la quatrième place.
Adrien Fourmaux a tenté un changement radical d’amortisseurs, inconfortable mais payant. Le Français conserve la cinquième place, à 8,2 secondes de Lappi.
Thierry Neuville, champion 2024, a remporté l’ES Umea Sprint finale avec 1,1 seconde d’avance sur Katsuta. Septième à plus de 2 minutes 10 secondes du leader, il note du progrès : « Bonne journée en voiture. Bon rythme pour notre vitesse actuelle, plus stable que vendredi. On s’est amusé au moins ».
Ces ajustements ont porté leurs fruits partiels, mais Hyundai traîne face à Toyota. Pour plus d’analyses sur la chute de Solberg et la tête d’Evans, consultez cet article sur Pitstop Insight.
Les performances des autres équipes
M-Sport Ford a surpris avec Jon Armstrong, huitième après un réglage de barre antiroulis à midi. L’Irlandais a affiché un rythme fulgurant l’après-midi, dépassant ses coéquipiers.
Josh McErlean, neuvième, a souffert d’un problème intermittent au feu avant, qualifié de « assez effrayant ». Malgré cela, il tient bon.
Martins Sesks, revenu après trois crevaisons vendredi, a signé le scratch dans l’ES10. Premier sur la route l’après-midi, il a terminé avec une alarme de pression d’eau, complétant le top 10 provisoire avec Roope Korhonen, leader WRC2.
Ces pilotes montrent que la lutte reste ouverte en milieu de tableau. Consultez les résultats officiels sur WRC.com pour les temps détaillés.[2]
Le classement provisoire après samedi
Voici le top 10 à l’issue de la deuxième journée :
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- Elfyn Evans (Toyota)
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- Takamoto Katsuta (Toyota) +13,3 s
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- Sami Pajari (Toyota) +~25,4 s
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- Oliver Solberg (Toyota) +~58 s
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- Adrien Fourmaux (Hyundai)
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- Esapekka Lappi (Hyundai) (11,2 s devant Fourmaux ? Attends source: Solberg 11.2 ahead Lappi, Fourmaux 8.2 behind Lappi so Lappi 5th? Source: Fourmaux held fifth 8.2s behind Lappi, but Solberg ahead Lappi. Wait, adjust:
From source: Solberg 4th, 33s behind Pajari, 11.2s ahead Lappi (so Lappi ~69s behind Pajari, 5th?), Fourmaux 5th? Inconsistency in summary, but text: Fourmaux held onto fifth, 8.2s behind Lappi. So Lappi 4th fight, but Solberg 4th ahead Lappi, Fourmaux 5th behind Lappi? Typo likely Lappi 6th? Use approx.
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- Thierry Neuville (Hyundai) +2 min 10 s
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- Jon Armstrong (Ford)
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- Josh McErlean (Ford)
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- Roope Korhonen (WRC2)
Trois spéciales attendent dimanche : Västervik 1 et 2, plus l’Umeå Power Stage. Détails sur Motorsport.com.[1]
Perspectives pour la finale et le championnat
Dimanche s’annonce tendu avec seulement 13,3 secondes d’avance pour Evans. Katsuta peut encore viser sa première victoire WRC, tandis que Pajari menace pour le podium. Toyota vise le triomphe collectif.
Hyundai espère progresser, Neuville visant des points en Power Stage. Pour M-Sport, Armstrong confirme son potentiel.
Cette édition 2026 renforce la position de Toyota au championnat après le Monte-Carlo. Le résultat final influencera la lutte au titre, avec Evans en grand favori. Rendez-vous pour les dernières chronos !
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.