Elfyn Evans a offert à Toyota une victoire éclatante au Rallye de Suède 2026, deuxième manche du Championnat du monde des rallyes (WRC). Associé à Scott Martin, le Gallois a décroché son troisième succès sur la neige suédoise, après 2020 et 2025, en devançant son coéquipier Takamoto Katsuta de 14,3 secondes. Toyota a dominé sans partage les 18 spéciales enneigées, plaçant ses quatre GR Yaris Rally1 aux quatre premières places.[1]
Cette performance confirme la supériorité de la marque japonaise après son triplé à Monte-Carlo. Evans prend la tête du championnat avec 13 points d’avance sur Oliver Solberg. « Évidemment, je suis ravi et soulagé. On n’était pas sûrs pour la Power Stage, mais on est contents du résultat. Un grand merci à l’équipe », a déclaré le vainqueur.[1]

Le vendredi : Solberg en tête avant le chaos
Le rallye a débuté jeudi soir avec Oliver Solberg en tête après la première spéciale, devant Evans de 3,8 secondes. Le local de l’étape, vainqueur à Monte-Carlo, semblait intouchable sur la neige. Mais vendredi matin, tout a basculé lors de la deuxième spéciale remportée par Evans.
Le Gallois a vite creusé l’écart, atteignant 14,5 secondes d’avance sur Katsuta après une matinée mouvementée. Solberg a connu un gros off dans la spéciale 3, enfoui dans un banc de neige avec une crevaison avant gauche. Heureusement pour lui, il a pu repartir, mais il a chuté en sixième place après un autre dérapage.
Katsuta, profitant de sa position sur la route, a attaqué l’après-midi alors que les conditions se dégradaient pour les leaders. Le Japonais, en quête de sa première victoire WRC, a gagné deux spéciales et renversé Evans après la septième, terminant la journée avec 2,8 secondes d’avance.
Hyundai a souffert dès le début. Esapekka Lappi, de retour depuis le Chili 2024, et Adrien Fourmaux ont testé divers réglages sans succès. Thierry Neuville a perdu plus d’une minute dans la spéciale 3 à cause d’un brise-glace sur le pare-brise.[2]
Comme nous l’avions analysé dans notre article sur la prise de tête d’Evans vendredi, la bataille Toyota s’annonçait intense.
Le samedi : Evans reprend les rênes
Samedi, Evans a riposté immédiatement en remportant la spéciale 9, reprenant la tête avec 4,4 secondes d’avance. Katsuta, perplexe face à un manque de grip sur sa GR Yaris, a perdu confiance et du terrain. L’écart est vite passé à 18 secondes après la spéciale 13.
Pajari a brillé, héritant de la troisième place après l’off de Solberg. Le Finlandais a gagné deux spéciales et résisté à la pression de son coéquipier suédois. Solberg, remonté à la quatrième place dès la spéciale 9 devant Lappi et Fourmaux, a peiné sur la neige meuble.
Katsuta a retrouvé du rythme l’après-midi, réduisant l’écart à 13,3 secondes après la spéciale 15. Evans a tenu bon, gérant parfaitement sa course. Chez M-Sport Ford, Jon Armstrong a impressionné pour sa deuxième sortie Rally1, huitième malgré des crevaisons.
Les crevaisons ont frappé les Ford vendredi à cause d’une mauvaise pression de pneus. Martins Sesks a abandonné après trois, mais a reparti samedi avec un scratch en spéciale 10.
Dimanche et Power Stage : une fin maîtrisée
Dimanche, Evans a géré les trois spéciales restantes sans trembler, signant sa 12e victoire WRC. Katsuta, pour sa cinquième deuxième place, n’a pas pu combler l’écart. Pajari a sécurisé son deuxième podium en carrière.
Solberg, à +1 m11,6 s, visait le podium mais a manqué de rythme samedi. Fourmaux a dépassé Lappi à la pénultième spéciale pour cinquième place à +1 m50,6 s, meilleur Hyundai. Neuville, septième à +3 m45,9 s, a gagné deux spéciales mais écopé d’une minute de pénalité pour casque mal attaché.
Le Belge traverse « la période la plus dure de sa carrière », selon ses mots. Armstrong huitième à +4 m05,5 s, devant Josh McErlean. Roope Korhonen remporte le WRC2 devant Teemu Suninen.
Voici le top 10 final :
-
- Elfyn Evans (Toyota)
-
- Takamoto Katsuta (Toyota) +14,3 s
-
- Sami Pajari (Toyota)
-
- Oliver Solberg (Toyota) +1 m11,6 s
-
- Adrien Fourmaux (Hyundai) +1 m50,6 s
-
- Esapekka Lappi (Hyundai)
-
- Thierry Neuville (Hyundai) +3 m45,9 s
-
- Jon Armstrong (Ford)
-
- Josh McErlean (Ford)
-
- Roope Korhonen (WRC2)
Pour les résultats complets, consultez le site officiel WRC.[3]
La domination Toyota et les leçons pour Hyundai
Toyota a réédité son triplé de Monte-Carlo en allant plus loin avec un quadruplé. Evans mène le championnat, Solberg suit. Pajari rebondit après Monte-Carlo. Katsuta frôle la victoire.
Hyundai peine sur la neige malgré les tests. Neuville cherche la vitesse, Lappi impressionne pour son retour, Fourmaux sauve l’honneur. M-Sport progresse avec Armstrong.
Cette édition rappelle les succès passés d’Evans en Suède, comme en 2025. Toyota optimise sa GR Yaris sur neige. Hyundai doit réagir pour le Finlandais.
L’article d’AutoHebdo confirme cette analyse ici.[2]
Tout comme dans notre couverture intermédiaire sur la chute de Solberg, la journée de samedi a été décisive.
Toyota imprime sa marque en 2026. Hyundai paie ses réglages inadaptés. Evans, solide, s’affirme leader.
Cette victoire renforce Toyota dans la course au titre. Prochain rendez-vous : le Safari Rally Kenya. Hyundai doit innover pour contrer la domination japonaise. Evans vise un championnat complet, Solberg reste menaçant. Le WRC 2026 s’annonce passionnant sur fond de rivalité technologique.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.