Rallye Dakar 2026 : Loeb, « Compliqué de faire mieux » après la 12e étape

Sébastien Loeb a vécu une journée frustrante lors de la 12e étape du Dakar 2026, vendredi 16 janvier. Parti à la chasse au podium provisoire, le pilote français sur Dacia Sandriders a été ralenti par deux crevaisons qui l’ont relégué en 7e position de l’étape, à 5’13” du vainqueur. Résultat : il se fait déloger de la 3e place au général par Mattias Ekström (Ford Racing), pour seulement 29 secondes.[1][2]

Cette avant-dernière étape entre Al-Henakiyah et Yanbu, longue de 720 km dont une spéciale exigeante semée de pierres, a accentué les tensions au sommet du classement autos. Nasser Al-Attiyah consolide son leadership magistral, tandis que la bataille pour le podium s’intensifie à l’approche de la finale.

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L’étape 12 : domination d’Al-Attiyah et pièges rocheux

Nasser Al-Attiyah (Dacia Sandriders) a remporté la 12e étape avec maestria, signant son 50e succès en spéciale sur le Dakar et égalant ainsi les records d’Ari Vatanen et Stéphane Peterhansel. Associé à Fabian Lurquin, le Qatari a géré son avance sans trembler sur un terrain piégeux, marqué par des rochers affleurants et des trajectoires étroites.[2]

Cette spéciale d’environ 105 km chronométrés a testé la solidité des pneus et la navigation. Plusieurs favoris ont dû composer avec des crevaisons, transformant l’épreuve en un exercice de survie. Al-Attiyah, leader incontesté, porte son avance à plus de 16 minutes sur son dauphin.

Nani Roma (Ford Racing) a sécurisé sa 2e place au général en réparant un problème mécanique en course. Le pilote espagnol, avec Alex Haro, reste à 16’02” d’Al-Attiyah après cette étape. Sa gestion exemplaire lui permet de viser le doublé pour Ford.

Mattias Ekström, lui, a brillé en se hissant sur le podium provisoire. Le Suédois, copiloté par Emil Bergkvist, a évité les pièges et gagné 29 secondes précieuses sur Loeb. Cette performance le place à seulement 23’21” du leader.

Le terrain sablonneux et rocailleux a favorisé les pilotes prudents. Pour consulter le détail des temps d’étape, le site officiel du Dakar propose tous les résultats.[1]

Les crevaisons qui plombent Loeb

Sébastien Loeb et son copilote Edouard Boulanger ont payé cher deux incidents mécaniques. La première crevaison les a forcés à lever le pied tôt dans la spéciale, tandis que la seconde, survenue vers la fin après une déviation hors trace dans des gros rochers, a coûté environ trois minutes.

« Après la première, on a calmé le rythme, après la seconde, encore un peu plus. Quand j’ai vu toutes les pierres, on ne pouvait pas rester à bloc », a expliqué Loeb. Le Français a dû opter pour un compromis entre attaque et préservation, terminant 7e de l’étape.[2]

Ces mésaventures ne sont pas isolées pour Loeb cette année. Au cumul, il déplore une heure de perte sur des pannes similaires, rendant son objectif de victoire finale hypothétique. Pourtant, sa Dacia Sandriders reste compétitive, preuve d’une fiabilité globalement bonne.

Malgré la frustration, Loeb garde la 4e place à 23’50” d’Al-Attiyah. Un écart infime avec Ekström laisse une marge pour la dernière étape.

Classement provisoire après la 12e étape

Le général autos s’annonce passionnant à l’issue de cette étape décisive. Voici le top 10 provisoire :

  1. Nasser Al-Attiyah / Fabian Lurquin (Dacia Sandriders) : 48h 01’ 51”
  2. Nani Roma / Alex Haro (Ford Racing) : + 16’ 02”
  3. Mattias Ekström / Emil Bergkvist (Ford Racing) : + 23’ 21”
  4. Sébastien Loeb / Edouard Boulanger (Dacia Sandriders) : + 23’ 50”
  5. Carlos Sainz / Lucas Cruz (Ford Racing) : + 36’ 33”
  6. Mathieu Serradori / Loïc Minaudier (Century Racing) : + 53’ 17”
  7. Lucas Moraes / Dennis Zenz (Dacia Sandriders) : + 53’ 35”
  8. Toby Price / Armand Monleon (Toyota Gazoo Racing) : + 58’ 24”
  9. Seth Quintero / Andrew Short (Toyota Gazoo Racing) : + 1h 19’ 10”
  10. Mitch Guthrie / Kellon Walch (Ford Racing) : + 1h 27’ 27”[1]

Al-Attiyah file vers un sixième sacre, tandis que la lutte pour le podium oppose Ekström et Loeb dans un mouchoir de poche.

Réactions et enjeux pour la finale

À chaud, Loeb a résumé sa journée : « La dernière crevaison est un peu conne : on se perd, on part dans de gros rochers et on crève là-dedans. C’est dommage parce que je pense que les trois minutes, on les laisse là-bas. Compliqué de faire mieux ».[3][2]

Ekström, serein, savoure son ascension. Pour plus de contexte sur cette étape mouvementée, L’Équipe propose une vidéo exclusive de la réaction de Loeb.[3]

La dernière étape, une boucle courte autour de Yanbu, offrira une ultime opportunité. Loeb peut-il reprendre ces 29 secondes cruciales ? Tout dépendra de la stratégie et d’une mécanique irréprochable.

Perspectives avant la dernière ligne droite

Avec Al-Attiyah quasi assuré de la victoire, l’intérêt se porte sur la 2e et 3e places. Roma semble solide, mais Loeb et Ekström promettent un duel haletant. Historiquement, Loeb excelle en gestion finale, comme lors de ses podiums passés au Dakar.

Cette édition 2026 confirme la férocité du rallye saoudien. Les crevaisons rappellent les défis logistiques, où chaque décision compte. Pour Loeb, un podium reste à portée, renforçant son statut de légende du rallye-raid.

La finale dictera les héros de cette 48e édition. Restez connectés pour le dénouement.

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.