La bataille pour l’avenir du Nashville Fairgrounds Speedway s’intensifie. Un ancien pilote, Neil Chaffin, a déposé une plainte contre un groupe opposé aux courses automobiles, accusé de vouloir imposer une interdiction de facto via un amendement à la charte des foires du Tennessee. Cette action vise à protéger un site historique de la course automobile à Nashville depuis 1904.
Au cœur du conflit, un référendum de 2011 garantit la poursuite des courses. Les opposants cherchent à le modifier pour remplacer « course automobile » par « logements abordables et main-d’œuvre », sous l’ombre présumée du propriétaire de Nashville FC, John Ingram.

Contexte de la lutte pour le Nashville Fairgrounds Speedway
Le Nashville Fairgrounds Speedway est un pilier du sport automobile américain. Ouvert en 1904, il a accueilli des épreuves de NASCAR Cup Series de 1958 à 1984. Aujourd’hui, il propose des programmes hebdomadaires et des événements régionaux, comme le début de CARS Tour en avril.
Les tensions montent avec la proximité du Geodis Park, stade de 30 000 places inauguré en 2022 derrière le circuit. Les plaintes pour bruit persistent, malgré les silencieux obligatoires et les limites à 10 événements par an avec couvre-feu.
Speedway Motorsports vise une revitalisation via un bail à long terme avec la ville, pour ramener la NASCAR nationale. Actuellement géré par Track Enterprises de Bob Sargent depuis 2020, le site souffre d’infrastructures vieillissantes.
La charte actuelle impose la poursuite de « la Tennessee State Fair, événements Expo Center, marchés aux puces et course automobile ». Les opposants veulent la changer en « activités autres que course automobile, incluant la Tennessee State Fair ».
Ce groupe inclut l’ancien directeur juridique de Metro Nashville, Saul Solomon, et le stratège Mike Kopp. John Ingram est suspecté de soutien pour étendre les usages mixtes autour de son équipe de soccer.
Détails du procès intenté par Neil Chaffin
Neil Chaffin, ancien pilote, attaque la pétition d’amendement pour erreurs factuelles trompeuses. La proposition mentionne la « continuation de la Tennessee State Fair » à Nashville, alors que l’événement est à Lebanon (comté de Wilson) depuis 2020, suite à la pandémie et à la loi Tenn. Code Ann. § 4-57-106 de 2012.
« La pétition instruit le Nashville Fair Board de continuer les activités incluant la Tennessee State Fair », cite la plainte, « mais la Tennessee State Fair n’est plus dans le comté de Davidson depuis 2020 ». La foire nashvillienne est désormais « The Nashville Fair ».
L’amendement omet la date « au 31 décembre 2010 » de la version actuelle. Chaffin argue que cela impose une obligation illégale au Fair Board, sans juridiction sur Wilson County.
« En intégrant la ‘Tennessee State Fair’ dans une clause obligatoire, l’amendement commande un résultat que la loi d’État n’autorise pas », poursuit la plainte. Le Nashville Fair Board, organe du comté de Davidson, ne peut bannir d’activités à Wilson.
La pétition est qualifiée de « confusante » et non neutre. Son titre, « Mise à jour des fonctions et devoirs du Metropolitan Board of Fair Commissioners », masque l’interdiction totale d’une activité séculaire de plus de 120 ans, protégée par référendum.
Si validée, la pétition nécessitera 50 000 signatures pour le bulletin du 3 novembre. Consultez le dossier complet du procès.
Le projet de loi HB1660 pour protéger les circuits
Parallèlement, le représentant républicain Jake McCalmon a introduit la Tennessee House Bill 1660 le mois dernier. Elle protège les circuits antérieurs aux propriétés environnantes contre les plaintes pour nuisance sonore ou autres.
« Interdit toute action pour nuisance, expropriation ou autre réclamation contre un circuit si celui-ci précède l’achat ou la construction environnante, indépendamment de la date de la plainte », stipule le texte. Elle bloque aussi les ordonnances locales restrictives.
Le Speedway est ciblé par des riverains malgré le respect des règles de bruit ces dix dernières années. HB1660 passera en comité le 4 mars, puis en vote.
Norm Partin, supporter de longue date, collecte des emails à norm@partinandassociates.com. Suivez l’avancement sur le site de l’Assemblée du Tennessee.
Cette mesure renforce les protections pour des sites comme Nashville, où les courses datent d’avant Metro Nashville.
Perspectives et enjeux pour l’avenir du circuit
La revitalisation par Speedway Motorsports exigerait un partenariat public. Le retour de la NASCAR nationale dynamiserait l’économie locale, tout en respectant les accords communautaires.
Historiquement, le circuit a survécu à des défis, maintenant des séries locales et ASA. Les 10 événements annuels limités assurent l’équilibre.
Les défenseurs soulignent l’héritage : « Prohibition totale d’un usage historique avant la création de Metro ». Un succès du procès préserverait le référendum de 2011.
- Arguments clés du procès : Erreurs sur la foire d’État, confusion pour les électeurs, violation de juridiction.
- Impacts de HB1660 : Fin des poursuites basées sur le bruit pour circuits existants.
- Calendrier : Procès en cours, pétition signatures si validée, bill en mars, vote novembre.
L’avenir en suspens pour un symbole du motorsport
Ce double front judiciaire illustre la passion pour le Nashville Fairgrounds Speedway. Le procès de Chaffin pourrait bloquer l’amendement, tandis que HB1660 blindera les opérations.
Nashville, « Music City », risque de perdre un joyau du racing si les opposants l’emportent. Les fans attendent une résolution favorisant l’héritage et le renouveau. L’issue définira si les moteurs vrombissent encore en centre-ville pour des décennies.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.