À deux jours du prologue qui lancera officiellement le Dakar 2026, le bivouac de Yanbu, en Arabie saoudite, baigne dans une atmosphère sereine. Les équipes profitent des derniers instants de calme avant l’entrée en matière sérieuse, prévue ce samedi. Entre vérifications administratives, contrôles techniques et essais en conditions réelles, les concurrents se mettent en mode compétition tout en gardant une ambiance décontractée au bord de la mer Rouge.
Ce 31 décembre et ce 1er janvier ont été marqués par une quiétude inhabituelle, comme l’indique le tableau de l’équipe HT Moto affichant simplement « Relax ». Les mécaniciens s’affairent aux réglages finaux, tandis que pilotes et copilotes prennent leurs marques sur ces 8 hectares de bivouac tentaculaire.

Les vérifications administratives : une formalité indispensable
Les vérifications administratives ont débuté sans heurts sous une tente dédiée. Chaque concurrent, qu’il s’agisse d’une star comme le Sud-Africain Henk Lategan au volant de sa Toyota ou d’un novice tel que le motard allemand Maxi Schek, doit présenter ses documents d’engagement. Personne n’y échappe, amateur comme professionnel.
Ces contrôles rapides assurent la conformité des inscriptions et des licences. Pour Schek, disputant son premier Dakar, l’immensité du site a provoqué un léger égarement, illustrant l’ampleur de l’événement.
Malgré leur simplicité, ces étapes sont cruciales pour éviter toute disqualification ultérieure. Les organisateurs veillent à une application stricte des règles, garantissant l’équité de la course.
Une fois passées, les pilotes peuvent se concentrer sur les aspects techniques, libérés de cette paperasse administrative.
Vérifications techniques : précision et conformité au premier plan
Les vérifications techniques consistent en une inspection minutieuse de chaque véhicule. Les officiels scrutent la conformité aux normes de sécurité et aux règlements spécifiques du Dakar. Moteurs, châssis, équipements de sécurité : rien n’est laissé au hasard.
Pour les motos, voitures et camions, ces contrôles visent à prévenir les risques en pleine course. Les mécaniciens de l’équipe Honda, par exemple, polissent les machines jusqu’au dernier boulon.
Ces vérifications se déroulent dans une zone dédiée du bivouac, où les équipes attendent leur tour patiemment. Elles précèdent les tests sur piste, essentiels pour valider les réglages.
Malgré leur routine, ces étapes rappellent l’exigence du rallye : un détail peut faire la différence sur les 8000 km du parcours Yanbu-Yanbu.
Essais en conditions réelles : se dégourdir les jambes
Pour tester les véhicules en action, il faut s’éloigner du bivouac d’une cinquantaine de kilomètres. Un parcours calibré accueille voitures, motos et camions entre jeudi et vendredi, selon un timing précis.
Sébastien Loeb et l’équipe Dacia ont profité de leur créneau mi-journée pour une séance prudente, évitant d’endommager les machines avant le prologue. Ces essais permettent d’ajuster suspensions, freins et moteurs aux terrains saoudiens variés.
Adrien Van Beveren, lui, a opté pour une heure de vélo au bivouac, complétant sa préparation physique. Ces sorties sont vitales pour reprendre les sensations de pilotage.
Les vélos électriques sont devenus indispensables pour se déplacer dans ce camp en expansion constante, facilitant les allers-retours entre camions et zones de test.
Ambiance conviviale au cœur du bivouac
Au bivouac, la tranquillité règne encore. Chaises longues déployées au soleil, discussions entre pilotes renouant avec des rivaux absents depuis longtemps. Les mécaniciens procèdent aux derniers polissages, comme chez Honda.
Guillaume De Mévius, de retour avec son copilote Mathieu Baumel – grièvement accidenté en début d’année et amputé de la jambe droite –, témoigne : « On reprend nos marques. On se prépare mais on a hâte de commencer. »
Cette pause avant la tempête permet de charger les batteries mentales. Le bivouac, bordé par la mer Rouge, offre un cadre idyllique pour ces ultimes préparatifs.
Plus qu’une journée à patienter avant le prologue, qui déterminera les ordres de départ des étapes suivantes.
Perspectives pour le Dakar 2026
Le prologue de samedi à Yanbu marquera le vrai coup d’envoi d’une édition qui s’annonce disputée, avec 13 jours de course et près de 5000 km de spéciales. La succession de Yazeed Al-Rajhi en auto et Daniel Sanders en moto reste ouverte, dans une bataille acharnée entre constructeurs.
Ces vérifications et tests finaux instillent confiance chez les équipes prêtes à affronter les dunes et pistes saoudiennes. L’impatience grandit, promettant un spectacle intense dès les premiers mètres.
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Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.