Fred Vasseur, le directeur de Ferrari, a exprimé sa stupeur face aux critiques sur la procédure de départ des courses en Formule 1 pour la saison 2026. Lors des essais hivernaux à Bahreïn, ce sujet a refait surface, malgré le fait que le turbo lag – le délai de montée en régime du turbocompresseur – était anticipé dès le début des discussions réglementaires. Sans le MGU-H, supprimé des nouveaux moteurs, les équipes doivent désormais gérer ce phénomène pour assurer des départs propres.[1][2]
Vasseur a rappelé que Ferrari avait adapté son unité de puissance en conséquence, en comptant sur une procédure inchangée. La FIA a finalement introduit une pause de cinq secondes via des lumières bleues clignotantes, testée avec succès lors des practice starts à Sakhir. Cette mesure vise à améliorer la sécurité en permettant à tous les pilotes de préparer leur turbo.

Le retour du turbo lag sans MGU-H
Les nouveaux règlements 2026 marquent un tournant majeur pour les groupes propulseurs. Le MGU-H, qui accélérait le turbo à bas régime en récupérant la chaleur des gaz d’échappement, a été retiré. Cela réintroduit le turbo lag, obligeant les pilotes à monter les tours moteur via l’embrayage en première pour spooler le turbine.
Ce délai peut s’étendre à plusieurs secondes, surtout pour les voitures en fond de grille. Sans torque immédiat, les départs risquent d’être chaotiques, avec un potentiel de collisions en chaîne. Les équipes comme Ferrari ont anticipé cela dès la conception.
Ferrari a opté pour un turbocompresseur plus petit, réduisant l’inertie de la turbine. Cette solution minimise le lag tout en préservant la puissance maximale. D’autres motoristes font face à des compromis similaires entre performance pure et drivabilité.[1]
Les essais à Bahreïn ont confirmé ces défis. Les Ferrari et Haas (motorisées par Maranello) ont montré des départs solides, même avec la nouvelle pause. Cela souligne l’avance prise par la Scuderia.
La FIA surveille de près, car les nouveaux moteurs hybrides à 50 % électriques exigent un équilibre fin : éviter le patinage, ne pas vider la batterie trop vite et contourner l’anti-calage.
Les adaptations stratégiques de Ferrari
Dès l’élaboration des règles, Ferrari a intégré le turbo lag dans ses calculs. Vasseur explique : « Sans le MGU-H, il était clair que le turbo lag deviendrait un facteur à gérer, de la drivabilité aux départs de course. C’était connu dès le premier jour. »[1]
L’équipe a fait des « compromis » dans l’architecture moteur, priorisant les départs au détriment d’autres aspects. Le turbo compact permet un enroulement rapide, offrant un avantage compétitif. Lors des practice starts, les Ferrari ont excellé.
Ferrari avait alerté la FIA un an plus tôt. « Nous avons soulevé [ce problème] il y a un an auprès de la FIA, concernant la procédure de départ, qui était délicate », a déclaré Vasseur à Bahreïn.[2][3]
Malgré cela, la FIA n’avait pas bougé initialement, forçant les motoristes à s’adapter seuls. Cela a surpris Vasseur quand le débat a repris : « La FIA a été claire dès le début sur le refus de changer la procédure de départ. »
Ces choix positionnent Ferrari favorablement. Dans les essais secrets à Barcelone, l’équipe a aussi testé des innovations comme l’aérodynamique active en conditions humides, complétant ses atouts.
La réponse de la FIA : cinq secondes de répit
Face aux préoccupations sécuritaires, la FIA a testé une nouvelle procédure à Bahreïn. Une fois la dernière voiture en grille, des lumières bleues clignotantes s’allument pour cinq secondes, avant les feux rouges traditionnels. Cela donne le temps de spooler le turbo.
Les practice starts ont été un succès. Tous les participants ont décollé proprement, évitant les risques de crashes au premier virage. Vasseur approuve : « Je pense que la nouvelle procédure avec les lumières clignotantes convient à tout le monde. Tout le monde est satisfait. »[2]
La FIA a aussi clarifié l’usage du « Straight Mode » des aéro actives : interdit au départ pour conserver l’appui. Les panneaux d’activation sont post-départ.
Cette mesure apaise les craintes, initialement soulevées par des pilotes. Sans elle, un départ lent aurait pu causer des accidents spectaculaires, comme vu historiquement.
Les tests confirment l’efficacité. L’ouverture du diffuseur sur les F1 2026 de Mercedes et Ferrari expliquée montre comment ces évolutions s’intègrent globalement.
Réactions des équipes et perspectives
Ayao Komatsu, boss de Haas (moteurs Ferrari), est rassuré : « Avec les lumières bleues pour cinq secondes, ça marche vraiment bien. Sans cela, il y avait un risque sécuritaire, mais maintenant, non. » Les Ferrari-powered cars dominent les départs.
Vasseur ironise sur les « préoccupations sécuritaires » tardives : « C’est facile de demander à un pilote de soulever un souci de sécurité, mais c’était connu depuis longtemps. » Il pointe les compromis inévitables en conception moteur.
D’autres équipes, comme Mercedes ou Red Bull, ajustent encore. Les upgrades arriveront aux prochains tests. La saison débute le 8 mars à Melbourne, où le verdict tombera.
- Avantages de la pause de 5 secondes : Temps pour spooler turbo, réduction des risques de collision.
- Défis persistants : Équilibre embrayage/régime, impact sur stratégie fond de grille.
- Gagnants potentiels : Équipes avec turbo optimisé comme Ferrari.
Cette polémique révèle les défis des nouveaux règlements. Elle pourrait influencer les performances en course, favorisant les motoristes proactifs.
La F1 2026 promet des départs plus sûrs et équitables, malgré les surprises. Ferrari semble prête, comme en témoigne l’article complet sur Autosport. Et AutoHebdo pour plus de détails en français.[1][2]
Au final, cette évolution renforce la sécurité sans altérer l’essence compétitive. Les yeux sont rivés sur l’Australie pour voir si les adaptations paient. Ferrari, avec Vasseur aux commandes, vise haut dès le premier tour.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.