Kevin Schwantz, légende de la moto et champion du monde 500cc en 1993, avoue voir une partie de lui-même dans Marc Marquez après la saison triomphale de ce dernier en MotoGP 2025. Le pilote Ducati a conquis le titre mondial au Japon, avec cinq courses d’avance, marquant son retour au sommet après des années difficiles. Cette performance évoque pour Schwantz ses propres exploits sur une Suzuki souvent en retrait face à la concurrence.
Les parallèles entre les deux hommes sont frappants. Tous deux ont bâti leur réputation en surpassant leur machine. Schwantz sur sa Suzuki 500cc, Marquez sur la Honda récalcitrante pendant de longues saisons. Les blessures ont aussi jalonné leurs carrières, testant leur résilience.

Les parallèles entre deux carrières hors norme
Schwantz a forgé son mythe dans les années 80 et 90 sur une Suzuki qui n’était pas toujours la plus rapide de la grille. “Avec Suzuki, c’était similaire : certains pilotes étaient compétitifs, mais personne ne gagnait tout de suite”, confie-t-il dans une interview à GPOne. Marquez, de son côté, a été le seul à dompter la Honda MotoGP durant des périodes compliquées, culminant avec son titre 2025 sur Ducati.
Le passage chez Ducati en 2024 s’est révélé être le bon choix pour Marquez. Après quatre ans à lutter contre les séquelles de son grave accident à Jerez en 2020, il a rebondi spectaculairement. Schwantz comprend cette décision : “C’est difficile de quitter l’équipe avec laquelle on a commencé. Je ne l’ai jamais fait, mais je comprends la sienne.”
Les deux pilotes partagent un ADN de compétiteurs acharnés. “Pousser fort, c’est dans notre ADN : parfois ça marche, parfois on tombe à cause de ça… mais c’est comme ça qu’on est”, ajoute l’Américain. Cette philosophie a permis à Marquez de remporter son premier titre depuis 2019.
Schwantz insiste sur le talent pur de Marquez pour compenser les faiblesses mécaniques. Tout comme lui sur Suzuki en 1989, forte mais fragile, ou en 1993 où tout s’est aligné avec fiabilité et performance.
Le rôle clé d’Alex Marquez dans le titre familial
Alex Marquez a été un pilier pour son frère aîné. Coéquipiers chez Gresini lors de la première saison Ducati de Marc, ils ont terminé premiers et deuxièmes au championnat 2025, une saison parfaite pour la fratrie.
“Je pense que son frère Alex l’a beaucoup aidé, en lui donnant un point de référence pendant sa rééducation”, explique Schwantz. “Maintenant, il prouve sa valeur, rendant cette saison presque ‘facile’.” Cette dynamique familiale a renforcé la domination Marquez.
- Points forts de la saison 2025 pour les frères Marquez :
- Marc : titre conquis avec cinq rounds d’avance.
- Alex : dauphin au classement, confirmant son rôle de soutien.
- Duo invaincu en tête du championnat.
Cette complicité a permis à Marc de se concentrer sur ses performances, loin des doutes post-blessure.
Schwantz voit dans cette relation un facteur décisif, soulignant comment Alex a stabilisé Marc durant les moments critiques.
Les défis de Bagnaia face à son illustre coéquipier
Francesco Bagnaia, coéquipier de Marquez chez Ducati usine, a connu une saison en demi-teinte malgré des victoires. “Bagnaia a eu une saison difficile, bien qu’il ait gagné des courses”, note Schwantz. “C’est dur à comprendre de l’extérieur, avec toute l’électronique, les pneus et l’aérodynamique d’aujourd’hui.”
Si on ralentit trop, le pneu refroidit et on chute. “C’est un monde différent”, résume l’Américain. Bagnaia a lutté dans l’ombre de Marquez, malgré le potentiel de la Ducati.
- Comparaison des saisons 2025 :
- Marquez : dominant, titre précoce.
- Bagnaia : victoires isolées, mais irrégulier.
- Facteurs : adaptation aux réglages électroniques.
Schwantz relativise : les motos modernes exigent une précision chirurgicale, contrairement à son époque.
Pour plus de détails sur la saison, consultez cet article sur Autosport.
Réflexions de Schwantz sur son propre parcours
Schwantz préfère les défis mécaniques aux victoires faciles. “Courir avec la moto la plus rapide aurait été ennuyeux ! J’aimais devoir inventer une stratégie, trouver des endroits pour doubler.” Sa Suzuki n’était pas toujours la plus rapide, mais compétitive.
En 1993, tout s’est aligné : fiabilité, consistance, performance. “On n’avions pas besoin de vitesse maximale, juste intelligence et courage.” Cette victoire reste gravée, plus satisfaisante car arrachée contre vents et marées.
Aujourd’hui, à 61 ans, il tracke encore pour le plaisir contrôlé lors d’événements Suzuki. “J’aime toujours cette sensation de pousser, comme à Misano sur la GSX-8 à fond, le cœur qui bat comme avant.”
La joie d’équipe primait : “Gagner était génial, mais le mieux, c’était revenir aux stands et voir la joie de l’équipe. J’aimais gagner pour eux.”
Voir l’interview complète sur Yahoo Sports pour plus de citations.
Un héritage qui inspire le MotoGP actuel
Schwantz place Marquez au sommet des grands historiques grâce à sa résilience en 2025. Son comeback post-blessure sur une Ducati qu’il adore confirme son statut. Comme lui, Marquez transforme les obstacles en triomphes.
Cette comparaison illumine l’évolution du MotoGP : du pilotage pur aux défis technologiques. Pourtant, l’esprit warrior persiste.
À suivre en 2026 : les records que Marquez pourrait viser, dans un championnat plus ouvert que jamais. Schwantz l’a dit : pousser dur, c’est l’essence des champions.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.