Pourquoi Russell ne juge pas encore les nouvelles règles F1 2026 : « Il faut lui laisser du temps »

F1

George Russell, pilote Mercedes en Formule 1, estime qu’il est prématuré de porter un jugement définitif sur la nouvelle génération de monoplaces 2026 après les premiers essais à Bahreïn. Alors que certains pilotes comme Max Verstappen ont vivement critiqué les règles hybrides ambitieuses, Russell adopte une approche mesurée. Les équipes ont enfin pu tester les voitures dans des conditions représentatives lors de ces trois jours au Bahreïn, avec un focus sur l’optimisation de l’énergie.[1][2]

Les monoplaces tirent désormais la moitié de leur puissance d’un moteur électrique, mais la batterie se vide rapidement, obligeant les pilotes à adopter des techniques inédites pour récupérer de l’énergie dans les virages. Cela inclut des lift and coast excessifs sur les lignes droites et des régimes élevés dans les épingles lentes. Russell souligne que quatre jours seulement ne suffisent pas pour évaluer un règlement valable trois ans.[3]

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Les premiers essais à Bahreïn : un bilan mitigé

Les essais pré-saison à Bahreïn ont marqué les débuts officiels des monoplaces 2026. George Russell a brillé en signant le meilleur temps de la matinée finale, devançant Lewis Hamilton et devançant même le chrono de référence de Charles Leclerc la veille.[4] McLaren avec Lando Norris et Ferrari ont impressionné, tandis que Red Bull et Mercedes ont connu des soucis techniques mineurs.

Russell a accumulé plus de 78 tours lors de sa dernière session, démontrant la fiabilité naissante de la Mercedes W17. Ces tests ont permis de valider les avancées en agilité : les voitures sont plus légères de 30 kg, plus compactes et plus maniables. Pour plus de détails sur les chronos du jour 2, consultez cet article sur les essais.

Malgré ces progrès, les pilotes ont dû s’adapter à une gestion fine de l’énergie. Les circuits comme Bahreïn et Barcelone sont parmi les plus favorables aux nouveaux moteurs, mais Russell attend des défis sur des tracés plus exigeants comme Melbourne ou Djeddah.

Les performances pures impressionnent déjà, avec une puissance électrique de 350 kW qui propulse les monoplaces à des vitesses folles une fois la batterie optimisée. Russell a noté une différence saisissante par rapport aux générations précédentes qu’il avait peu conduites.

Les critiques de Max Verstappen : « anti-course » et « pas fun »

Max Verstappen n’a pas mâché ses mots après avoir piloté la nouvelle Red Bull à Bahreïn. Il a qualifié les monoplaces 2026 d’« anti-racing » et de « Formula E sur stéroïdes », soulignant leur manque de fun à conduire. Pitstop Insight détaille ces critiques acerbes de Verstappen lors des essais.[3]

Le champion du monde en titre a déploré la nécessité de techniques de récupération d’énergie trop contraignantes, rendant la conduite moins instinctive. Lando Norris, son rival, a rétorqué que les pilotes sont trop bien payés pour se plaindre, invitant Verstappen à aller rouler sur le Nordschleife s’il veut plus de fun.

Ces oppositions mettent en lumière les divergences d’opinions au sein du paddock. Verstappen, avec 131 tours bouclés, a pu évaluer en profondeur les limites des nouveaux powertrains.

Russell respecte ces vues mais insiste sur le potentiel d’évolution rapide des équipes dans les prochains mois.

Les points positifs soulignés par Russell

« Je pense que c’est un pas en avant et j’aime toujours donner une chance aux choses », a déclaré Russell. Il a été bluffé par l’agilité accrue des monoplaces, plus légères et compactes, lors de ses rares essais précédents sur cette génération.[1]

La différence de maniabilité est flagrante, rendant les voitures bien plus vives dans les virages rapides. Russell apprécie aussi la puissance brute disponible une fois l’énergie maîtrisée.

Les ingénieurs souffrent plus que les pilotes des complexités moteur, selon lui. Ces tests initiaux confirment un bond en performance globale.

Les défis des moteurs hybrides et de la gestion énergétique

Le principal écueil réside dans l’utilisation de bas régimes en virage pour maintenir le turbo. À Bahreïn, le premier virage passe de troisième à première vitesse, créant une sensation de frein à main lors des rétrogradages.

« C’est la chose la plus agaçante et pas intuitive », admet Russell. Les pilotes explorent des réglages logiciels pour optimiser la récolte d’énergie.

Bahreïn étant clément, les vrais tests attendent sur des circuits plus demandeurs. La batterie se vide vite, imposant une conduite hyper-précise.

Malgré cela, Russell parie sur des progrès massifs. Les règles 2026 visent à attirer Audi et Honda via un focus électrique aligné sur les normes UE.

Le contexte stratégique des réglementations 2026

Ces règles ne visent pas seulement la performance pure mais l’attractivité pour les nouveaux motoristes. « On ne peut pas cocher toutes les cases », philosophe Russell, évoquant la pression EV européenne.

Formule 1 est au top actuellement ; modifier pour plaire à tous serait impossible. Norris rappelle le privilège des pilotes.

Russell veut juste gagner avec la meilleure voiture fun. Les trois ans à venir permettront d’affiner.

En conclusion, George Russell appelle à la patience face aux nouvelles règles F1 2026. Après quatre jours d’essais, les progrès attendus des équipes pourraient transformer les critiques en enthousiasme. Les défis énergétiques persistent, mais l’agilité et la puissance impressionnent déjà. Le vrai verdict tombera sur piste, lors des Grands Prix à venir comme Bahreïn en avril. L’article complet sur Autosport. Ce qui compte pour le championnat : une F1 innovante et compétitive.

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.