La course Cookout Clash au Bowman Gray Stadium a été marquée par un chaos météorologique, avec de la neige fondue et de multiples cautions. Au tour 165, NASCAR a pris une décision controversée : autoriser toutes les équipes à ravitailler sans pénalité. Cette mesure, justifiée par des circonstances exceptionnelles, a provoqué la colère de plusieurs chefs d’équipe qui avaient géré leur stratégie carburant en conséquence. Source 1 Source 2
Kyle Larson et Chase Elliott ont calé par manque de carburant, tandis que Kyle Busch et Tyler Reddick avaient déjà fait le plein plus tôt, au prix de positions perdues. Cette intervention de NASCAR visait à éviter un final gâché par des arrêts forcés, mais elle a remis en question l’équité de la course.

Un contexte météo et réglementaire chaotique
La piste de Bowman Gray, trempée par la neige fondue, a obligé les équipes à utiliser les pneus pluie Goodyear dès le départ. Les conditions ont généré une série de cautions interminables, sans que la piste ne soit jamais déclarée sèche officiellement. Cela a compliqué les stratégies, avec des tours de neutralisation non comptabilisés.
Les équipes avaient reçu des recommandations pour partir avec des pleins, mais rien n’était obligatoire. L’ajout de carburant représentait un poids supplémentaire, un choix stratégique risqué. Avec le passage à un package moteur de 750 chevaux pour la première fois en course, les estimations de consommation étaient imprécises.
La course, exhibition non comptant pour le championnat, a duré bien plus longtemps que prévu en raison des interruptions. Ryan Preece l’a emporté dans ce “whacky” événement, mais l’officiating a été critiqué de toutes parts. Source 3
L’absence d’une vraie voie des stands à Bowman Gray Stadium limitait les options. Pas de protection incendie à chaque poste, ce qui rendait les ravitaillements ponctuels impossibles sans risque.
Les explications de Scott Miller, vice-président senior de la compétition
Scott Miller, lors de la table ronde média R&D jeudi, a détaillé les “multiples couches” de la décision. Premièrement, c’était la première course avec le nouveau package 750 chevaux, rendant les données de mileage incertaines.
Deuxièmement, les nombreuses cautions imprévues ont changé la donne. “Nous gérions bien plus de cautions que prévu”, a expliqué Miller. Sans compter les tours de neutralisation, cela a prolongé la course au-delà des estimations.
- Incertitude sur les pannes : Larson et Elliott ont calé, mais était-ce du carburant ou un problème de prise ? NASCAR n’avait pas l’info immédiate.
- Pas de voie des stands conventionnelle : Bowman Gray n’en a pas, rendant les arrêts libres dangereux.
- Éviter un final raté : Avec 35 tours verts restants, plus de calages auraient ruiné le spectacle.
Miller a insisté : “Nous ne voulions pas que le manque de carburant soit l’histoire entière de la course.” Les équipes auraient dû partir pleines pour les Last Chance Qualifiers et le Clash, mais beaucoup n’avaient pas assez. Source 2
Cette décision proactive visait à préserver la qualité du show, malgré les critiques.
Les réactions enflammées des chefs d’équipe
Plusieurs chefs d’équipe ont explosé de rage à la radio. James Small, pour Chase Briscoe, a qualifié la décision de “fucking bullshit”, arguant que sa stratégie était ruinée après avoir géré le fuel précisément.
Derrick Finley, chez Ryan Preece, avait plaidé pour le ravitaillement, voyant les conditions exceptionnelles. Jim Pohlman (Kyle Busch) regrettait d’avoir ravitaillé tôt, perdant des places, avant d’être autorisé plus tard.
Cliff Daniels (Larson) a minimisé l’officiating, focalisé sur ses problèmes mécaniques, mais a salué les efforts sur piste. Un vétéran anonyme a dit que NASCAR avait “perdu le garage” avec ces incohérences.
Tyler Reddick avait aussi fait le plein prématurément. Ces frustrations soulignent les tensions entre stratégie et intervention réglementaire.
Pour plus de détails sur le chaos général, consultez cet article de Motorsport.com.
Autres controverses : pneus et pénalité pour McDowell
La confusion sur les pneus a ajouté au désordre. Les équipes ont enlevé les pneus pluie sous caution, mais ont dû les remettre, la piste n’étant pas déclarée sèche. Carson Hocevar a roulé six tours sur slicks après des instructions contradictoires, risquant une pénalité.
Son chef d’équipe Chris Gayle (No. 11) a décrit la voie des stands comme un chaos total. NASCAR exige une déclaration officielle pour passer aux slicks.
Dans les Last Chance Qualifiers, Michael McDowell a écopé d’une pénalité pour départ anticipé face à Josh Berry. Envoyé en queue, il n’a pas transféré. Elton Sawyer a confirmé : McDowell a lancé avant la zone, malgré son agressivité radio.
Ces incidents multiples ont marqué un Clash expérimental à Bowman Gray. Consultez les résultats complets sur USA Today.
Cette soirée chaotique à Bowman Gray met en lumière les défis d’une piste historique pour la Cup Series. NASCAR apprend de ces erreurs pour affiner l’officiating, surtout avec le nouveau package moteur. Malgré les critiques, la décision de ravitaillement a permis un final compétitif, préservant l’intérêt du spectacle.
À l’avenir, des protocoles plus clairs sur fuel et pneus pourraient éviter ces frustrations, renforçant la confiance des équipes pour les courses points.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.