Pourquoi le Daytona 500 2027 est la fin de la route pour Jimmie Johnson

Nascar

Jimmie Johnson, septuple champion NASCAR Cup Series et membre du Hall of Fame depuis 2024, a annoncé que le Daytona 500 de 2027 marquera la fin de sa carrière dans la série reine.[1] À 50 ans, le pilote-propriétaire de Legacy Motor Club mettra un terme à ses 702 départs en Cup lors de cette 69e édition de l’épreuve mythique. Cette décision, révélée lors d’une conférence de presse à Daytona le samedi précédent la course 2026, reflète une réflexion profonde sur son parcours.

Après son départ de Hendrick Motorsports fin 2020, Johnson a exploré l’IMSA et l’IndyCar avec Chip Ganassi Racing avant de revenir en NASCAR en tant que co-propriétaire et pilote occasionnel. Ses 14 départs en No. 84 avec Legacy ont été les plus compétitifs sur les pistes à plaque restrictor, comme Daytona où il a terminé troisième l’an dernier.

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Le retour à domicile chez Legacy Motor Club

Johnson a racheté Legacy Motor Club en 2023, marquant un retour aux sources après des aventures variées hors NASCAR. L’équipe passe à trois voitures à temps plein en 2026, avec Johnson pilotant une quatrième pour des événements sélectionnés. Son engagement combine rôle de propriétaire et de pilote moonlighting, focalisé sur la compétitivité.

Ses apparitions en Cup depuis 2023 ont été sporadiques, mais percutantes. À Daytona, il a brillé par sa 3e place en 2025, démontrant que l’expérience prime sur les pistes superspeedways. « Ce voiture est si différente de toutes celles que j’ai pilotées auparavant », a-t-il expliqué, soulignant l’adaptation nécessaire.[1]

L’expansion de l’équipe Toyota pour 2026 inclut un pilote à déterminer pour la nouvelle entrée à temps plein. Johnson, tout en pilotant, priorise la construction de l’équipe. Cette dualité explique son choix d’événements où il peut viser la victoire, plutôt que des circuits comme Kansas où les chances sont minces.

Comme l’indique NASCAR.com, cette stratégie permet à Johnson de rester pertinent sans s’épuiser. Ses partenaires comme Carvana et Toyota soutiennent ces ambitions, y compris des projets off-road.

Enfin, entre les deux prochains Daytona 500, Johnson courra l’inaugural street course à Naval Base Coronado à San Diego, une course « maison » pour le Californien.

Daytona, terrain idéal pour un clap de fin victorieux

Johnson privilégie les pistes à plaque restrictor pour sa dernière saison partielle. « En tant que pilote moonlighting, ces circuits sont où l’on est le plus compétitif », a-t-il déclaré. Daytona, Talladega et Atlanta offrent des opportunités réelles de podium ou de victoire, contrairement aux ovales intermédiaires.

Sa 3e place l’an dernier à Daytona confirme cette tendance. Avec 702 départs prévus, il égalera un record impressionnant. « Je veux montrer que je suis compétitif et terminer par un walk-off home run », ajoute-t-il, évoquant un coup décisif en baseball.

Cette décision s’inscrit dans une logique sportive. Les générations de voitures actuelles défavorisent les pilotes irréguliers sur les pistes techniques, mais les drafts à Daytona nivellent les chances.

Pour contextualiser, Pitstop Insight a récemment couvert sa qualification assurée pour le Daytona 500 2026, soulignant sa forme persistante.

Réflexions après l’induction au Hall of Fame

Inducté en 2024, Johnson a entamé une phase de bilan. « L’induction a ouvert la porte à savourer les émotions », confie-t-il. 2026 sera une année de réflexion accrue, culminant en 2027.

Ses 83 victoires l’alignent avec Dale Earnhardt et Richard Petty en titres. Pourtant, il admet un déclin de passion pour la compétition quotidienne. « Je n’ai plus cette énergie à 25 ans pour la No. 48 », reconnaît-il.

Cette maturité guide son sunset. Le Hall of Fame a accéléré cette introspection, transformant le déni en acceptation.

Ses pairs et fans anticipent un adieu émouvant. Comme pour d’autres légendes, Daytona symbolise le début et la fin.

Perspectives au-delà de la Cup Series

Johnson ferme la porte à l’IndyCar : « Le commitment requis n’est plus en moi ». Son focus est Legacy. Ouvert à tout moteur, il vise Le Mans et les 24 Heures de Daytona en endurance.

« J’aimerais vraiment », dit-il pour Rolex 24. Des offres viendront en décembre, mais l’off-season chargé freine. Il prépare le Mint 400 en Trophy Truck avec Troy Herbst, revenant à ses racines off-road.

Bonneville Salt Flats intrigue aussi : « Toyota et Carvana disent oui ! ». Ces « marquee moments » post-Cup prolongeront sa carrière.

  • Projets confirmés : Mint 400 2026, San Diego street course.
  • Possibles : 24 Heures de Daytona, Le Mans 24 Heures.
  • Exclus : IndyCar à haut niveau.

Motorsport.com détaille ces ambitions.

Johnson laisse un héritage inégalé, inspirant pilotes et propriétaires. Son dernier Daytona 2027 promet spectacle et émotion, clôturant un chapitre glorieux. Legacy Motor Club grandira sous son impulsion, tandis qu’il explorera de nouveaux horizons racing. Qu’il brise des records à Bonneville ou triomphe à Le Mans, Jimmie Johnson racera toujours.

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.