Pourquoi l'accident d'Isack Hadjar à Barcelone ne reproduit pas l'erreur de Gasly en 2019

F1

Isack Hadjar a connu un incident lors des essais pré-saison de Formule 1 à Barcelone, le mardi 27 janvier 2026. Le pilote français de Red Bull a perdu le contrôle de la RB22 dans le dernier virage du Circuit de Catalunya, sous des conditions humides, heurtant le mur à la fin de la journée.[1][2] Cet accrochage arrive au pire moment pour l’équipe, avec une nouvelle voiture adaptée aux règlements techniques révolutionnaires de 2026 et des pièces de rechange limitées.

Laurent Mekies, le nouveau team principal de Red Bull, a minimisé l’événement : « C’était des conditions très piégeuses cet après-midi, donc très malheureux que ça se termine comme ça, mais c’est le jeu. »[1] Heureusement, Hadjar était indemne, et l’impact sur le programme reste gérable puisque l’équipe dispose encore de jours d’essais.

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Les circonstances de l’accident d’Isack Hadjar

Red Bull était la seule équipe en piste lors de cette première session d’essais fermés de cinq jours à Barcelone, visant à valider la nouvelle plateforme 2026 avec châssis et moteurs repensés. Hadjar avait roulé toute la journée de lundi sans incident, avant de prendre le relais de Max Verstappen l’après-midi du mardi.

La piste humide a joué un rôle clé. Le Français a perdu l’arrière dans le virage 14, un gauche rapide en fin de tour, percutant les barrières Tecpro à environ 40 minutes de la fin de la session. Selon un porte-parole de Red Bull, le pilote était « tout va bien » après l’impact.[1]

Cet essai « shakedown » limite les équipes à trois jours de roulage effectif, rendant tout dommage coûteux. L’équipe évalue maintenant son programme pour la suite de la semaine, potentiellement en reportant sur vendredi.

Hadjar a lui-même réagi plus tard, qualifiant l’incident d’« malheureux » et expliquant un changement de pneus mouillés vers intermédiaires comme facteur contributif.[3] Pour un rookie promu de Racing Bulls après une saison rookie convaincante, c’est un apprentissage précoce.

Les estimations chiffrent les dégâts à environ 500 000 dollars, un coup dur pour le budget 2026 sous plafond de coûts.

Le parallèle tentant avec Pierre Gasly en 2019

Sept ans plus tôt, Pierre Gasly vivait un calvaire similaire lors des essais de Barcelone avec Red Bull. Le Français, promu après sa première saison réussie chez Toro Rosso, avait crashé deux fois : d’abord le deuxième jour dans le virage 12, perdant l’arrière sous accélération, puis neuf jours plus tard dans le rapide virage 9.

Gasly avait expliqué son premier accident : « J’ai poussé la voiture à la limite et joué avec les limites. J’ai accéléré et perdu l’arrière, ça m’a surpris. » Le second était plus lourd, avec des excuses aux mécaniciens pour la nuit blanche imposée.

Ces chocs avaient hypothéqué sa saison : 63 points contre 181 pour Verstappen sur 12 Grands Prix, sans podium, menant à sa relégation chez Toro Rosso.

Pourtant, Gasly a rebondi brillamment ensuite, suggérant que son passage chez Red Bull fut une bénédiction déguisée.

Le précédent hante Red Bull, où le baquet n°2 est maudit : Albon, Perez, Lawson et Tsunoda ont tous peiné face à Verstappen.

Les différences clés entre Hadjar et Gasly

Malgré les similitudes – pilotes français sophomores, même âge approximatif, même piste –, les contextes divergent fortement. En 2019, les règlements étaient stables ; en 2026, tout est nouveau, avec une voiture inédite sur piste mouillée pour Hadjar.

Son ingénieur de course, Richard Wood, apporte de l’expérience F1 contrairement à Mike Lugg en 2019, novice venu de Forme E et associé à Gasly par défaut après le départ de Ricciardo.

La direction a changé : exit Horner et Marko, place à Laurent Mekies, loué pour son honnêteté et sa gestion humaine. Alan Permane, son prédécesseur à Racing Bulls, le décrit comme « exceptionnel avec les gens ».

Voici les principales différences :

  • Conditions : piste sèche en 2019 vs humide en 2026.
  • Règlements : stables vs révolutionnaires.
  • Ingénieur : inexpérimenté vs chevronné.
  • Management : ruthless vs empathique.

Mekies a défendu Hadjar sans hésiter, comme Horner l’avait fait, mais avec une approche plus nuancée.

Pour plus de détails sur l’essai, consultez cet article d’Autosport.

L’espoir d’une malédiction brisée en 2026

Le siège n°2 de Red Bull reste un poison, mais les nouvelles règles pourraient redistribuer les cartes. Gasly ne s’adaptait pas au comportement agressif de la RB15, expérimentant sans setup idéal, se plaignant d’un manque de soutien.

Hadjar, avec une journée complète au compteur, connaît déjà mieux la RB22. Succès ne signifie pas battre Verstappen, mais rester proche.

Un nouvel accrochage en essais minerait la confiance, mais pour l’instant, Red Bull gère sereinement. Pour approfondir les réactions d’Hadjar, voir Motorsport.com.

Perspectives pour Hadjar et Red Bull

Cet incident n’est qu’un bosse sur la route vers la saison 2026. Hadjar doit éviter les récidives pour consolider sa place, tandis que Red Bull mise sur l’évolution technique pour apaiser la hiérarchie interne.

Si Mekies maintient son cap humain et technique, le Français pourrait être le premier à défier durablement Verstappen. L’avenir dira si la malédiction est levée, mais les signaux sont encourageants. Restez à l’écoute pour les suites des essais.

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.