Il y a sept ans, Red Bull avait promu Pierre Gasly au sein de l’équipe principale après une saison rookie prometteuse, au détriment d’un pilote plus expérimenté comme Carlos Sainz. Mais deux crashes lors des essais hivernaux à Barcelone avaient jeté un voile sombre sur ses débuts, menant à une première moitié de saison catastrophique et une rétrogradation chez Toro Rosso. Aujourd’hui, Isack Hadjar, autre Français talentueux, connaît un parcours similaire : promu sophomore auprès de Max Verstappen, il préfère à Yuki Tsunoda, et il sort de la piste lors des tests pré-saison 2026 à Barcelone.[1][2]
Cet incident à la fin de la journée de mardi, dans des conditions humides, endommage l’arrière de la RB22 au dernier virage. Heureusement, peu de temps de piste est perdu. Mais la comparaison avec Gasly s’impose. Va-t-il subir le même sort ?

Le précédent douloureux de Pierre Gasly en 2019
En 2019, Pierre Gasly avait chuté deux fois lors des essais à Barcelone. Le premier accident s’est produit le deuxième jour, en perdant l’arrière à la chicane Turn 12. « J’ai poussé la voiture à la limite et joué avec les limites, expliquait-il alors. J’ai accéléré et perdu l’arrière, ça m’a surpris. »
Neuf jours plus tard, lors de la seconde session d’essais, un nouveau crash dans le rapide Turn 9. « Je vais bien, un peu secoué, mais j’ai fait une erreur à Turn 9, avait-il admis. Gros accident, une des plus grosses chutes de ma carrière. Désolé pour les mécaniciens. » Ce second shunt a forcé Red Bull à revenir à une bargeboard plus ancienne, limitant le kilométrage de Verstappen le dernier jour.
Ces incidents ont marqué le début d’une saison noire pour Gasly : seulement 63 points contre 181 pour Verstappen sur 12 Grands Prix, sans podium. Son style agressif ne collait pas à la RB15, et il s’est retrouvé distancé, allant jusqu’à être lapped en Autriche.
Gasly a aussi pointé un manque de soutien : « Personne ne m’a vraiment défendu », et des soucis avec son ingénieur de course Mike Lugg, novice en F1. Lugg n’a duré qu’un an et demi avant de partir.
Les détails de l’accident d’Isack Hadjar
Lundi, Hadjar avait roulé toute la journée sur la RB22, nouvelle voiture sous les règlements 2026. Mardi, sous la pluie, il tape le mur à Turn 14 en fin de journée. Laurent Mekies, team principal, minimise : « C’était des conditions très piégeuses l’après-midi, très malheureux que ça finisse comme ça, mais c’est le jeu. »[2]
Peu de temps perdu grâce au timing, mais des réparations à envisager pour la suite de la semaine. Red Bull est la seule équipe à rouler les deux jours, avec Ferrari rejoignant mardi. L’impact sur le programme reste à évaluer, avec trois jours restants à Barcelone.
Contrairement à Gasly, Hadjar avait déjà accumulé du mileage le jour 1, signant même le temps le plus rapide selon certaines sources. Les conditions humides expliquent en partie l’erreur, pas un manque d’adaptation sèche.
Pour plus de détails sur l’incident, consultez cet article de Motorsport.com.
Les différences majeures entre Gasly et Hadjar
D’abord, les règlements : en 2019, évolution mineure des ailes ; en 2026, révolution technique complète, changeant le comportement des voitures. Gasly luttait avec une RB15 stable, Hadjar teste une nouvelle monture sur piste mouillée.
Ensuite, l’ingénieur : Richard Wood chez Hadjar, performant depuis 2021, avec expérience sur Perez, Lawson et Tsunoda. Pas de novice comme Lugg.
La direction a changé : Christian Horner et Helmut Marko partis. Laurent Mekies, ex-Racing Bulls, loué pour son honnêteté et sa gestion humaine. Alan Permane le décrit comme « exceptionnel avec les gens » et « parmi les meilleurs team principals ».
- Conditions : Piste sèche en 2019 vs humide en 2026.
- Timing : Deux crashes espacés vs un seul en fin de jour.
- Âge et expérience : Similaires, mais contexte d’équipe différent.
- Soutien : Mekies défend déjà Hadjar publiquement.
Ces facteurs atténuent les risques d’un scénario catastrophe.
Le maléfice du baquet numéro 2 chez Red Bull
Le siège auprès de Verstappen est maudit : Alex Albon, Sergio Perez, Liam Lawson et Yuki Tsunoda ont tous peiné. Mais 2026 pourrait briser la série avec les nouveaux règlements.
Gasly n’a pas trouvé le setup, son qualif s’est dégradé. Hadjar, après sa rookie year convaincante, doit juste éviter les doutes naissants.
Pour approfondir l’histoire de Gasly, voir l’analyse complète sur Autosport.
Perspectives pour la saison 2026
Hadjar peut réussir en restant proche de Verstappen, sans forcément l’égaler. Son ingénieur expérimenté et Mekies bienveillant aident. Mais il doit boucler les tests sans nouveau crash.
Red Bull repense son programme, mais l’incident reste mineur. Les espoirs reposent sur l’adaptation rapide à la RB22.
En conclusion, les parallèles avec Gasly sont superficiels. Hadjar a les outils pour éviter le piège : une équipe renouvelée, des règlements neufs et un soutien solide. La suite des essais dira si le doute s’installe, mais pour l’instant, c’est parti pour un 2026 prometteur chez Red Bull. Qu’attendre du reste de la semaine à Barcelone ? Les yeux rivés sur les réparations et le rythme retrouvé.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.