Pourquoi KTM a mieux performé que Aprilia au Grand Prix de Malaisie en MotoGP

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Pourquoi KTM a mieux performé que Aprilia au Grand Prix de Malaisie en MotoGP

Le Grand Prix de Malaisie 2024 a bouleversé toutes les attentes en MotoGP. Alors qu’Aprilia semblait avoir développé une moto polyvalente capable de briller sur tous les circuits, et que KTM continuait de lutter avec une forme fluctuante, Sepang a totalement inversé cette dynamique. La performance de KTM face aux difficultés d’Aprilia sur ce circuit mythique mérite une analyse approfondie pour comprendre les facteurs techniques, stratégiques et environnementaux qui ont permis au constructeur autrichien de s’imposer comme le principal rival de Ducati ce week-end.

Cette inversion spectaculaire des performances soulève des questions fondamentales sur le développement des motos, la gestion des pneumatiques et l’adaptation aux conditions changeantes. Le circuit international de Sepang, avec ses températures élevées et son asphalte exigeant, a servi de révélateur impitoyable des forces et faiblesses de chaque constructeur.

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La révolution technique de KTM au Grand Prix de Malaisie en MotoGP

La performance de KTM à Sepang ne doit rien au hasard. Le constructeur autrichien a réalisé un travail considérable après ses difficultés au Grand Prix d’Australie, où Pedro Acosta avait vu sa course compromise par une consommation excessive des pneumatiques. Cette expérience à Phillip Island a servi de signal d’alarme, poussant l’équipe à concentrer tous ses efforts sur la résolution de ce problème chronique de la RC16.

Le double podium de KTM, avec Pedro Acosta terminant à seulement 2,676 secondes du vainqueur Alex Marquez, représente un progrès spectaculaire par rapport au sprint du samedi. Cette amélioration traduit une compréhension approfondie des ajustements nécessaires pour optimiser la performance de la moto dans des conditions difficiles. KTM révolutionne la MotoGP avec sa mise à jour aérodynamique, montrant une fois de plus sa capacité d’innovation technique.

Les écarts de KTM par rapport aux leaders racontent une histoire de progression constante : 0,362 seconde du pole position en qualifications, 5,155 secondes de la victoire au sprint, et seulement 2,676 secondes de la victoire en course principale. Ces chiffres démontrent que l’équipe autrichienne a su capitaliser sur son potentiel au fur et à mesure du week-end.

Brad Binder a parfaitement résumé l’approche adoptée par KTM : “Nous avons essayé de charger un peu plus l’avant pour essayer de faire adhérer le pneu avant et cela semble avoir aidé un peu. Le plus important est d’être vraiment très propre sur l’accélérateur. C’était l’objectif principal.” Cette philosophie, simple en apparence, a demandé une discipline de fer de la part des pilotes et une confiance totale dans les réglages de l’équipe technique.

L’approche révolutionnaire de gestion des pneumatiques permettant de comprendre pourquoi KTM a mieux performé que Aprilia au Grand Prix de Malaisie en MotoGP

La RC16 a souffert toute la saison d’une surconsommation de ses pneumatiques, problème exacerbé lors des courses en Asie avec des températures élevées. À Sepang, KTM a adopté une stratégie radicalement différente, faisant de la préservation des pneus la priorité absolue dès le premier tour. Cette approche méthodique a porté ses fruits, permettant aux pilotes KTM de maintenir un rythme compétitif jusqu’au drapeau à damier.

Pedro Acosta a pris une décision audacieuse en réduisant son utilisation de l’électronique, préférant se fier à son propre ressenti pour gérer les pneumatiques. Cette approche “à l’ancienne” a démontré toute son efficacité, le jeune prodige espagnol gérant parfaitement sa gomme durant la première moitié de course. Sa décision de rester derrière Francesco Bagnaia après une tentative de dépassement au troisième tour illustre cette maturité tactique exceptionnelle.

Pol Espargaro, remplaçant de Maverick Viñales chez Tech3, s’est montré encouragé par ce revirement de situation : “La moto que nous avons actuellement n’est pas la meilleure moto que nous voulons, mais c’est un bon package avec lequel nous avons pu résoudre le problème après Phillip Island. Nous avons eu une bonne dégradation, là où le pneu souffrait beaucoup, nous avons pu gérer. Cela signifie donc que nous apprenons de nos erreurs.”

L’amélioration ne s’est pas limitée aux pilotes de tête. Enea Bastianini et Brad Binder ont tous deux réussi à remonter depuis des positions de départ désastreuses pour terminer dans le top 10. Bastianini, qualifié en 19e position, a grimpé jusqu’à la septième place, tandis que Binder, après avoir connu “la pire course de sa vie” le samedi au sprint, s’est repris pour finir neuvième dimanche. Ces performances confirment que les solutions trouvées par KTM n’étaient pas le fruit du hasard mais bien le résultat d’améliorations structurelles.

Les difficultés inexplicables d’Aprilia expliquant pourquoi KTM a mieux performé au Grand Prix de Malaisie en MotoGP

Pour Aprilia, le week-end de Sepang restera comme un cauchemar à oublier. Les chiffres sont sans appel : 0,548 seconde du pole en qualifications, 10,2 secondes du vainqueur au sprint, et un gouffre de 19,2 secondes en course principale. Cette dernière statistique traduit un déficit d’environ une seconde par tour, un écart considérable en MotoGP où chaque dixième compte.

La RS-GP, qui avait brillé à Phillip Island la semaine précédente, s’est retrouvée complètement à la dérive sur le circuit malaisien. Le constructeur italien savait que Sepang serait un défi, mais l’ampleur des difficultés a surpris tout le monde, y compris l’équipe elle-même. Bien qu’Aprilia ait résolu ses problèmes chroniques de surchauffe qui la handicapaient lors des manches asiatiques, le week-end a révélé d’autres faiblesses fondamentales du package actuel.

Les pilotes Aprilia ont pointé du doigt les conditions particulières de la piste. Les températures plus basses que d’habitude les vendredi et samedi, combinées à un niveau d’adhérence inférieur aux attentes, ont déstabilisé l’équipe. Même lorsque le mercure est remonté dimanche, le mal était fait : aucune des quatre motos Aprilia n’avait réussi à se qualifier dans le top 10 samedi.

Marco Bezzecchi, le meilleur représentant de la marque sur le week-end, a tenté une stratégie audacieuse en optant pour le pneu medium moins populaire, espérant qu’il s’adapterait mieux aux conditions plus chaudes. Ce pari s’est retourné contre lui de façon spectaculaire, le reléguant à la 11e place. “Nous savions qu’en venant ici, ce serait un peu plus difficile par rapport à Phillip Island,” a-t-il expliqué. “Avant Phillip Island, nous ne savions pas à quoi nous attendre. Mais en venant ici, après avoir fait le test en février, nous savions que la moto fonctionnait différemment.”

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.