Esapekka Lappi a terminé sixième du Rallye de Suède 2026, un résultat qui ne fait pas habituellement sourire aux éclats. Pourtant, le Finlandais arborait un large sourire à l’arrivée. Ce retour au Championnat du monde des rallyes (WRC), qu’il pensait impossible après avoir fait une croix sur sa carrière en 2024, s’est avéré plus joyeux que prévu.[1]
Deux ans plus tôt, Lappi avait gagné ici même, mettant fin à une disette de six ans et demi. Cette fois, malgré la sixième place, sa satisfaction était encore plus grande. Immédiatement dans le rythme avec la Hyundai i20 N Rally1, il a prouvé que son talent est intact. Mais le vrai secret de son bonheur réside ailleurs.

Un retour sans pression dans le WRC
Lappi, âgé de 35 ans, pilote désormais pour Hyundai en tant que pilote occasionnel. Il partage la troisième i20 N avec Dani Sordo et Hayden Paddon, avec pour mission simple de marquer des points. Cette absence de enjeux pour son avenir l’a libéré.
« Je ne suis pas si stressé », a-t-il expliqué à l’arrivée. « Je sais que je ne pilote plus pour mon avenir, car ça ne m’intéresse plus vraiment. J’ai d’autres plans. Je veux juste profiter des Rally1 tant qu’elles existent encore. »
Cette philosophie marque un changement profond. Auparavant auto-critique à l’extrême, Lappi savoure désormais chaque instant. Son passage par le Championnat de Finlande, remporté l’an dernier avec Enni Mälkönen, l’a aidé à redécouvrir la passion.
Le Rallye de Suède a confirmé sa vitesse. Meilleur Hyundai pour la plupart de l’épreuve, assis en cinquième position longtemps. Il a finalement cédé la place à Adrien Fourmaux pour offrir des points supplémentaires au Français.[2]
Cette générosité d’équipe souligne sa maturité. Loin des frustrations passées, il apprécie le moment présent.
La Hyundai i20 N en retrait face aux Toyota
Elfyn Evans a dominé le Rallye de Suède 2026, offrant à Toyota un triomphe 1-2-3-4 historique. Takamoto Katsuta deuxième à 14,3 secondes, Sami Pajari troisième à 46 secondes, Oliver Solberg quatrième à 1:11,6.[2]
Hyundai a souffert. Fourmaux cinquième à 1:50,3, Lappi sixième à 1:53,2, Neuville septième à 3:45,9. L’écart avec Toyota frustre, mais Lappi relativise.
« C’était frustrant de voir à quel point nous sommes loin des Toyota en équipe », admet-il. « Au début, je pensais que c’était moi, que je n’étais pas encore à la vitesse. Mais non, c’était aussi la voiture. »
Être le plus rapide des Hyundai après 18 mois d’absence le satisfait. La voiture gère bien, mais manque de compétitivité globale.
Ce constat pousse Hyundai à explorer des réglages radicaux, comme évoqué dans nos analyses précédentes sur pitstopinsight.com.
Geste d’équipe et vitesse intacte
Lappi a mené les Hyundai jusqu’à l’avant-dernière spéciale. Sur le second passage de Västervik, il a perdu 12,5 secondes, permettant à Fourmaux de le dépasser de 3,4 secondes.[3]
« Je n’ai pas assez poussé, je suis resté prudent pour rester propre », a commenté Lappi. Un choix tactique pour l’équipe.
Sa vitesse n’a jamais été remise en cause. Vainqueur en Finlande, champion national le plus dur au monde, il excelle sur neige.
Ce Rallye de Suède prouve son retour au top. Pas d’erreurs majeures, rythme constant dès le début.
Comparé à son triomphe de 2024 ici même, cette sixième place sonne comme une renaissance sereine. Consultez les résultats complets sur ewrc-results.com.
Redécouvrir l’amour du rallye
Il y a trois ou quatre ans, Lappi se mettait trop de pression. « Je voulais trop, je me forçais, je ne savais pas profiter », confie-t-il.
Absent du WRC, il a couru des nationaux, renouant avec le plaisir originel. « J’ai compris pourquoi j’ai aimé ce sport il y a tant d’années. »
Cette pause a transformé son approche. Moins de critique interne, plus de joie pure.
Au stage-end, son humour sec illumine, sans l’ombre de l’auto-flagellation passée.
Cette mentalité positive irradie dans l’habitacle. Un atout pour la suite.
Le duo Lappi-Mälkönen, une énergie contagieuse
Enni Mälkönen, championne WRC2 2024 et WRC3 2022, copilote Lappi depuis l’an dernier. Son sourire constant a marqué le rallye.
« Elle est toujours positive, j’absorbe son énergie », dit Lappi. « Plus c’est rapide, flat out en cinquième, dérapages, plus elle aime. Pour moi, c’est scary, mais elle adore. »
Cette alchimie booste les performances. Mälkönen savoure les hauts vitesses suédoises.
Le duo ne tardera pas à se reformer. Prochain rendez-vous : le Safari Rally Kenya en mars.
Cette complicité promet des étincelles sur les pistes africaines.
Lappi termine ce Rallye de Suède avec le sourire, confirmant que le plaisir prime sur les résultats. Hyundai marque des points précieux grâce à lui, malgré l’écart avec Toyota. Son retour sans pression ouvre une nouvelle ère, focalisée sur l’essentiel : savourer les Rally1 avant leur disparition. Prochain défi au Kenya, où ce duo pourrait briller davantage. Comme dans notre preview dédiée à son comeback sur pitstopinsight.com, Lappi est de retour en force.Pour en savoir plus, lisez l’analyse complète sur motorsport.com
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.