Elfyn Evans, pilote Toyota, a vécu un coup dur au Safari Rally Kenya en abandonnant sur une casse de suspension arrière droite au début de la spéciale 13. À ce moment, il occupait la deuxième place, à seulement 22,6 secondes du leader Oliver Solberg. Cet incident marque son premier retrait en Championnat du monde des rallyes (WRC) depuis l’Acropolis Rally Greece en septembre 2024.[1][2]
La Toyota GR Yaris Rally1 d’Evans n’a pas pu être réparée sur place en raison de l’ampleur des dégâts, particulièrement dans les conditions boueuses du Kenya. Avant cet événement, le Gallois avait enchaîné 19 rallyes consécutifs dans le top 6, une série exceptionnelle qui s’est brutalement arrêtée.

Les circonstances de l’abandon
L’incident a débuté lors de la spéciale 12, où un nouveau tracé introduit par les organisateurs a piégé l’équipage. Evans pense avoir heurté un rocher, provoquant une double crevaison. Malgré un changement de pneu pour repartir, les dommages étaient plus profonds.
« La matinée a bien commencé et les choses se passaient bien dans la deuxième spéciale de la boucle aussi. Mais malheureusement, un nouveau tracé à la fin de la spéciale nous a piégés un peu », a expliqué Evans. « Nous avons eu une double crevaison et nous avons réussi à monter un autre pneu pour commencer la suivante, mais il semble qu’il y ait eu plus de dommages causés par l’impact avec le rocher. »
Au freinage initial de la spéciale 13, nommée Sleeping Warrior, la suspension arrière droite a lâché. Evans a traîné la voiture jusqu’à la fin de la spéciale, mais les réparations étaient impossibles sur site.[3]
Le pilote gallois a été très critique envers les organisateurs, qualifiant le nouveau layout d’« absolute joke » – un « absolute joke » en version originale, traduit par « une blague absolue » en français. Cette décision a été slamée par plusieurs pilotes pour sa dangerosité.[4]
Cette spéciale de 31 km a été chaotique, avec des conditions extrêmes de boue et de roches. Evans n’est pas le seul à avoir souffert, mais son abandon a privé Toyota d’un podium potentiel.
Le parcours exceptionnel d’Evans avant le Kenya
Depuis son abandon à l’Acropolis en 2024, où un tonneau avait endommagé sa Toyota au point de l’empêcher de repartir, Evans avait réalisé une série remarquable. Top 6 sur 19 rallyes consécutifs, incluant des podiums et des victoires potentielles.
Cette régularité l’avait placé en tête du championnat avant le Safari Rally Kenya 2026. Evans était le tenant du titre sur ce rallye mythique, connu pour ses conditions imprévisibles.[5]
Parmi ses performances récentes :
- Leader au Monte-Carlo 2026 avant des incidents mineurs.
- Victoire en Suède 2026, contribuant au 1-2-3-4 de Toyota.
- Luttes serrées avec Ogier et Solberg sur asphalte et gravier.
Cette série sans abandon avait renforcé sa confiance, mais le Kenya a rappelé la férocité de ce rallye. Evans reste vice-champion 2025 et vise le titre 2026.
Malgré la déception, il a relativisé : « Bien sûr, nous pouvons être contents d’avoir eu une longue série d’épreuves sans abandons. Mais évidemment, cela reste une énorme déception. »
Impact sur le Safari Rally Kenya 2026
L’abandon d’Evans a ouvert la course. Oliver Solberg et Sébastien Ogier, coéquipiers chez Toyota, ont aussi stoppé sur la liaison routière après la spéciale 13, victimes de pannes d’alternateurs dues à la boue et aux chocs.[2]
Takamoto Katsuta a pris la tête, avec 1’07”5 d’avance sur Thierry Neuville (Hyundai). Adrien Fourmaux suit de près, tandis qu’Esapekka Lappi complète le top 4. Pour plus de détails sur la journée 2.
Les conditions extrêmes – pluie, boue, rochers – ont provoqué de multiples crevaisons. La spéciale 3 a même été annulée pour dégradation de la route.
Ogier et Solberg devraient repartir dimanche pour les points Super Sunday, tout comme Evans. Toyota domine toujours le championnat constructeurs.
Ce rallye confirme sa réputation de loterie, où la mécanique prime souvent sur la vitesse pure.
Perspectives et retour attendu d’Evans
Evans est attendu au retour dimanche pour viser les 10 points Super Sunday, accordés au classement final de cette journée. Avec Solberg et Ogier, cela pourrait relancer la bataille interne chez Toyota.
« J’ai juste jeté un œil pour savoir que ça ne pouvait pas être réparé, surtout ici au Kenya. Donc aucune chance de faire quoi que ce soit malheureusement », a-t-il conclu.[6]
À lire aussi sur l’explication détaillée de DirtFish. Evans mettra cela sur le compte des aléas et se concentrera sur la suite du calendrier WRC 2026.
Malgré ce revers, sa régularité reste un atout majeur pour le titre. Le Safari Rally Kenya continue de tester les limites, et Toyota reste favori pour la victoire finale.
Cet abandon ne remet pas en cause la dynamique d’Evans, qui rebondira vite. Le championnat est long, et sa Toyota GR Yaris prouve sa fiabilité globale. Reste à voir si les organisateurs ajusteront les tracés pour plus de sécurité.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.