Plus de 10 tuneurs intéressés par les nouvelles règles WRC 2027

WRC

La FIA a annoncé que plus de 10 préparateurs (tuners) ont manifesté leur intérêt pour les nouvelles réglementations techniques du Championnat du monde des rallyes (WRC) à partir de 2027. Ces règles, qui s’étendront sur une décennie, visent à rendre la catégorie reine plus accessible et attractive, non seulement pour les constructeurs automobiles traditionnels, mais aussi pour les indépendants. Avec un plafond de coûts fixé à 345 000 euros par voiture, environ 300 chevaux et l’utilisation de composants Rally2, cette formule promet une diversification bienvenue. [1] [2]

Toyota est déjà engagé dans le développement d’une voiture conforme, tandis que Project Rally One devient le premier tuner officiel à s’engager. Hyundai et M-Sport-Ford n’ont pas encore confirmé leur participation, mais l’engouement général est qualifié d’« inédit » par la FIA, à un an de l’introduction.

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Les nouvelles réglementations techniques pour 2027

Les règles WRC 2027 marquent un virage majeur vers l’abordabilité. Le coût limité à 345 000 euros par châssis vise à réduire les barrières d’entrée, contrairement aux Rally1 hybrides actuels bien plus onéreux. Les voitures adopteront un châssis tubulaire (space frame), une puissance d’environ 300 chevaux et des éléments mécaniques issus des Rally2, comme la suspension ou le différentiel.

Initialement réservés aux moteurs thermiques à combustion interne, ces règlements prévoient une ouverture future aux autres motorisations. Cette flexibilité est conçue pour attirer une variété d’acteurs, y compris les tuners spécialisés dans les modifications de véhicules de série. La FIA insiste sur une homologation stable sur 10 ans, garantissant des investissements rentables.

Voici les principales caractéristiques des nouvelles Rally1 :

  • Coût maximum : 345 000 euros par voiture.
  • Puissance : Environ 300 chevaux.
  • Châssis : Structure tubulaire (space frame).
  • Composants : Éléments Rally2 (suspensions, freins, etc.).
  • Motorisation : Thermique initialement, évolutive.

Ces spécifications s’inspirent des succès des catégories inférieures, où les Rally2 offrent des performances élevées à moindre frais. Historiquement, le WRC des années 2000 brillait par sa diversité de constructeurs ; 2027 pourrait recréer cet âge d’or.

La FIA travaille encore sur des détails techniques, comme l’accompagnement des projets en cours. Xavier Mestelan Pinon, responsable FIA Rally, souligne : « Notre priorité est d’accompagner tous les tuners et fabricants qui ont déjà commencé à travailler sur ces projets. »

Project Rally One, le premier tuner engagé

Fondé par Lionel Hansen, ingénieur expérimenté, Yves Matton (ex-directeur rallye FIA et Citroën) et Prospeed, Project Rally One est le pionnier. Annoncé le mois dernier par la FIA, ce constructeur belge prépare une voiture pour défier Toyota dès 2027. Cette entrée officialise la viabilité des nouvelles règles pour les indépendants. [3]

Le projet fournit un modèle pour les autres tuners hésitants. Mestelan Pinon ajoute : « Ils sont les premiers à officialiser l’homologation d’une voiture. C’est très important pour prouver que ça fonctionne. Vous verrez d’autres suivre. »

Malgré les défis, comme la production minimale de 10 voitures sur deux ans, l’intérêt croît. La FIA anticipe une confirmation rapide d’un second tuner. Pour plus de détails sur ce projet, consultez l’annonce officielle sur WRC.com.

Cette dynamique rappelle les initiatives passées, comme les tuners en Groupe N, mais à un niveau supérieur. Project Rally One pourrait inspirer une vague d’innovations.

L’engouement inédit des tuners selon la FIA

À un an de l’entrée en vigueur, la FIA recense plus de 10 contacts actifs de tuners. « Le côté tuner est complètement nouveau pour le rallye FIA […]. Nous avons beaucoup de contacts, plus de 10 », explique Mestelan Pinon lors d’une table ronde au Rallye Monte-Carlo. Tous ne finaliseront pas, mais l’élan est massif.

Les défis restent : homologation exigeante et production en série limitée. « Ce n’est pas 10 qui entreront, ce serait une surprise », tempère Pinon, soulignant la charge industrielle. La FIA accompagne ces acteurs pour peaufiner les règles.

Malcolm Wilson, vice-président FIA Sport et boss de M-Sport, s’enthousiasme : « Nous n’avons jamais eu un tel intérêt au plus haut niveau du rallye. […] C’est un vrai plus pour le sport et le futur promoteur. »

Cet intérêt valide les longs mois de réflexion réglementaire. Comme rapporté dans cet article d’Autosport, la formule séduit par sa simplicité.

Les constructeurs traditionnels et l’avenir du WRC

Hyundai et M-Sport-Ford observent sans commitment ferme. Toyota reste le seul fabricant majeur engagé. La FIA pousse pour attirer plus d’OEM, espérant que l’annonce du nouveau détenteur des droits commerciaux (dans deux mois) clarifie la vision.

Wilson évoque les glorieuses années 2000 : « C’est tôt, mais le promoteur est clé. Il y a du travail avec les fabricants pour un retour sur investissement. » Sans promoteur, les questions persistent.

Les préparatifs pour les réglementations WRC27 détaillées sur notre blog montrent déjà des avancées chez M-Sport. L’arrivée d’un nouveau promoteur pourrait accélérer les engagements.

Cette transition hybride (tuners + fabricants) promet plus de grille. Les tuners pourraient combler les vides laissés par les retraits passés.

L’intérêt massif des tuners pour 2027 augure d’un WRC revitalisé, avec plus de concurrence et d’innovation. Si tous les projets aboutissent partiellement, la grille s’étofferait significativement, bénéficiant aux pilotes et fans. L’attente porte sur les annonces imminentes et le rôle du nouveau promoteur pour sceller cette ère prometteuse. Le rallye mondial entre dans une phase excitante.

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.