Le week-end mexicain d’Oscar Piastri à Mexico a été marqué par une qualification difficile pour le pilote McLaren. Piastri termine huitième en Q3, à près de huit dixièmes de Norris qui décroche la pole. L’écart de performance tout au long du week-end remet en question la progression attendue après des courses récentes conformes. L’altitude élevée de Mexico et les conditions de piste semblent affecter l’appui et le comportement des monoplaces, accentuant le déficit de Piastri par rapport à son coéquipier.
En Q2, Piastri a dû effectuer son premier run sur pneus tendres déjà utilisés, le plaçant en position précaire et le forçant à réaliser un second run. Malgré des efforts, il ne parvient à sortir que septième de la séance et demeure à environ 0,079 seconde de l’élimination.
Andrea Stella, le directeur d’équipe McLaren, a expliqué que Piastri gagnait “quelques millisecondes dans pratiquement chaque virage” par rapport à Norris, et que trouver le bon feeling dans ces conditions était crucial. Le contexte mexicain rappelle des difficultés similaires observées au Circuit des Amériques, où l’altitude et le comportement des voitures compliquent la tâche des pilotes.
Un incident technique en Q2 a aussi été signalé par Piastri, qui décrivait quelque chose de bizarre au virage 5, soulevant des inquiétudes sur un éventuel problème de groupe motopropulseur. Heureusement, le pilote a ensuite clarifié que le groupe motopropulseur fonctionnait correctement, ajoutant que le manque de rythme était dû au temps au tour et non à une défaillance mécanique majeure.
Malgré ces difficultés, Stella a exprimé sa confiance dans le rythme de course des deux pilotes et a souligné que la performance en qualification ne reflète pas nécessairement le résultat en course. Piastri bénéficie aussi d’une promotion à partir de la septième place sur la grille grâce à une pénalité de Sainz, ouvrant des perspectives de progression lors de la course.
La lutte pour le championnat reste serrée: Piastri possède une avance de 14 points sur Norris avant la course, et chaque point compte dans la bataille pour le titre et le classement constructeurs. Piastri a évoqué une stratégie simple pour le dimanche: tenter un bon départ et saisir les opportunités en course. Les enjeux seront élevés, notamment avec les défis de dégradation des pneus spécifiques à Mexico et un premier virage potentiellement déterminant.
L’équipe McLaren dispose d’une nuit pour analyser les données et peut-être apporter des ajustements avant le Grand Prix, espérant que le rythme de course puisse compenser une qualification décevante. Le Mexique demeure une opportunité de redemption pour Piastri, qui cherche à transformer une qualification moins performante en une course mémorable.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.