Pato O’Ward : « Je suis fatigué que IndyCar soit traité comme une course de support »

Le weekend d’ouverture de la saison IndyCar 2026 à St. Petersburg marque un tournant avec un doubleheader inédit aux côtés de la catégorie Trucks de NASCAR. Pato O’Ward, dauphin du championnat 2025 avec Arrow McLaren, n’a pas mâché ses mots vendredi lors des essais. Le Mexicain de Monterrey, connu pour sa franchise, a exprimé sa lassitude de voir IndyCar reléguée au rang de spectacle annexe.[1]

Cette déclaration intervient alors que la série ovale et routière entame sa campagne sous les projecteurs de FOX Sports, avec Alex Palou en champion en titre et une grille compétitive. O’Ward, vice-champion après deux victoires et six podiums en 2025, vise plus haut cette année, notamment l’Indy 500.

Le contexte du doubleheader à St. Petersburg

St. Petersburg accueille traditionnellement l’ouverture IndyCar depuis 2005, mais 2026 introduit une nouveauté majeure : la première course de rue des Trucks NASCAR sur ce tracé urbain de 2,9 km. Ce format doubleheader, plébiscité par les fans pour son spectacle, oppose deux mondes : la vitesse pure d’IndyCar et le contact physique des pick-ups NASCAR.[2]

Pour découvrir le programme complet du weekend IndyCar-NASCAR à St. Pete 2026, les essais libres se sont déroulés vendredi, suivis des qualifications samedi et la course principale dimanche à midi ET. Arrow McLaren aligne O’Ward aux côtés de Nolan Siegel, tandis que Chip Ganassi Racing mise sur Palou, Dixon et Simpson.

Historiquement, ces croisements ont boosté l’audience, comme en 2021 avec la Cup Series. Mais du cockpit, la perception diffère. Les horaires placent souvent IndyCar en support, avec NASCAR Trucks en tête d’affiche le samedi soir. Cela génère du trafic pour les fans, mais frustre les pilotes ovalistes.

Parmi les enjeux techniques, les nouveaux pneus Firestone ENLITEN font leur début, promettant plus de durabilité sur asphalte abrasif. La sécurité est renforcée avec des rabats aeroscreen pour l’Indy 500 plus tard. Enfin, la diffusion mondiale s’étend à plus de 200 pays, amplifiant l’exposition.

Cette première pour les Trucks, avec des pilotes comme Dario Franchitti ou un Andretti en lice historiquement, promet du spectacle. Qui brillera dans cette course de rue inédite pour les Trucks NASCAR ?

Les propos directs de Pato O’Ward sur IndyCar

« Je suis déjà fatigué que IndyCar soit traité comme une course de support », a lancé O’Ward vendredi à St. Petersburg. « Je sais que chaque fois qu’on court avec eux, on est toujours le spectacle annexe. C’est génial pour les fans, mais pas pour nous », a-t-il ajouté avec son honnêteté légendaire.[1]

Âgé de 26 ans, O’Ward boucle sa neuvième saison NTT IndyCar Series et sa sixième avec McLaren. Dauphin 2025 à 63 points de Palou, il a brillé avec deux poles, deux victoires (dont Iowa) et six podiums, égalant son total 2024.

Ces mots résonnent après une saison frustrante à Nashville, où une crevaison l’a privé d’une victoire dominante. O’Ward, souvent comparé à un leader charismatique, refuse le rôle de second couteau, même face à NASCAR.

La rivalité n’est pas nouvelle : en 2024, il avait critiqué IndyCar pour son retard au Mexique face à NASCAR. Cette fois, c’est l’ombre des Trucks qui l’agace, malgré l’attrait fan.

Ses coéquipiers comme Will Power ou Josef Newgarden partagent parfois ces vues, mais O’Ward les exprime sans filtre, boostant sa popularité auprès des supporters latinos.

Une indifférence envers NASCAR et les doubleheaders futurs

O’Ward assume ne pas suivre NASCAR : « J’aimerais dire que je regarde toutes les formes de sport auto, mais non. Je ne suis pas vraiment les résultats NASCAR, même les weekends de course. La dernière fois que j’en ai vu une, c’était quand on courait avec eux. » Il vérifie juste les perfs de ses amis, mais priorise voyages et repos.[1]

Pas de FOMO ici : « Si on ajoute plus de courses ensemble, super. Sinon, super aussi. Je m’en fiche. » Cette neutralité contraste avec l’enthousiasme des promoteurs pour ces events croisés.

  • Avantages pour les fans : Billets combinés, animations partagées, audiences croisées (FOX couvre les deux).
  • Défis pour IndyCar : Horaires secondaires, focus médiatique sur NASCAR.
  • Exemples historiques : Sonoma 2023 (Cup), Road America (Xfinity).

O’Ward incarne une génération focalisée sur IndyCar, avec ambitions Indy 500 (déterminé à « l’emporter » en 2026, dixit FOX).[3]

Priorité à la santé mentale et absence à Daytona

Après une saison 2025 éreintante, O’Ward a snobé les 24 Heures de Daytona (Rolex 24) pour recharger : « J’apprécie énormément mon off-season. Je finis mi-décembre à cause de la F1 chez McLaren. Noël arrive, puis : ‘Mon Dieu, enfin du temps pour moi.’ » Pas de FOMO en regardant de chez lui.[1]

Ses duties F1 (réserves McLaren) épuisent, justifiant ce choix. Daytona 2026 ? « Au congélateur pour l’instant. Mais si je reviens, ce sera en LMDh (GTP) pour viser la victoire absolue. »

  • Historique O’Ward endurance : Présent en 2024/2025, mais priorités IndyCar.
  • Autres pilotes : Newgarden, Rossi absents aussi pour repos.
  • Impact McLaren : Double engagement F1-Indy booste visibilité, mais fatigue.

Cette pause renforce sa fraîcheur pour St. Pete, où McLaren ouvre son nouveau Racing Center à Indy (30M$ investis).[2]

Perspectives pour la saison IndyCar 2026

Avec 17 courses au calendrier, dont un été chargé, O’Ward cible le titre face à Palou (+400 favori), Power et Dixon. McLaren, fort de podiums 2025, intègre Siegel et vise l’Indy 500.[4]

Nouveautés : pneus ENLITEN dès St. Pete, arbitrage indépendant (IOB), diffusion FOX étendue. Favoris incluent :

  1. Alex Palou (Ganassi, champion 2025).
  2. Pato O’Ward (McLaren, vice-champion).
  3. Scott Dixon (Ganassi, 8 titres).
  4. Will Power (Andretti ?).
  5. Josef Newgarden (Penske).

O’Ward : « Déterminé à gagner l’Indy 500. » Pour le GP complet, consultez le site officiel IndyCar.

Ces critiques pourraient pousser IndyCar à affirmer sa stature, évitant l’ombre NASCAR.

Pato O’Ward pose les bonnes questions : IndyCar doit-elle se contenter du rôle de support ou revendiquer la tête d’affiche ? Sa saison 2026, lancée dimanche, dira si frustration rime avec motivation. Avec McLaren en pleine expansion, le Mexicain a les armes pour briller, potentiellement au-delà des circuits américains. Source complète des déclarations sur Motorsport.com.

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.