Après les deux premiers week-ends de course sous les nouvelles réglementations techniques de 2026, les avis divergent dans le paddock de Formule 1. Lewis Hamilton a exprimé son enthousiasme à Shanghai, après son premier podium avec Ferrari : « Je pense que c’est la meilleure course que j’ai jamais vécue en Formule 1. Ça ressemblait au karting, aller-retour, et on pouvait positionner la voiture avec une feuille de papier entre nous parfois. »[1]
En revanche, Max Verstappen et Fernando Alonso ont été plus critiques. Le pilote Aston Martin a qualifié la F1 de « bataille des batteries », tandis que Verstappen compare toujours le spectacle à Mario Kart. « C’est terrible. Si quelqu’un aime ça, alors il ne sait vraiment pas ce qu’est la course », a lancé le pilote Red Bull après la course.[2]

Évaluation après la Chine, mais pas de réaction impulsive
La FIA avait prévu une évaluation avec toutes les équipes et parties prenantes après le sprint en Chine. Un porte-parole a confirmé à Autosport que cette réunion fait partie d’un « dialogue continu » et aura bien lieu comme prévu.
Cependant, l’ambiance dans le paddock a évolué depuis l’ouverture à Melbourne. Plusieurs équipes mettent en garde contre une « réaction impulsive », comme l’a appelé Ayao Komatsu, le directeur de Haas. Le consensus actuel est qu’aucun changement majeur n’est nécessaire avant le grand prix du Japon.[3]
Plusieurs raisons expliquent cela. D’abord, la FIA et les équipes estiment que le produit global n’est pas si problématique pour justifier une intervention immédiate. Beaucoup s’accordent sur le fait que certains aspects, comme le lift and coast en qualification, pourraient être améliorés, mais la valeur divertissante des courses reste bonne.
Toto Wolff partage cette vue. « Courir à fond en qualification serait sympa. Mais quand on regarde les fans, l’excitation sur place, les acclamations aux dépassements, et sur les réseaux sociaux, la grande majorité des fans de tous âges aime le sport en ce moment », a déclaré le patron de Mercedes. Il a ajouté que les données confirment cet engouement.
Andrea Stella, de McLaren, a décrit Melbourne comme un circuit « pauvre en récolte d’énergie », contrairement à Shanghai où les pilotes récupéraient plus facilement, évitant des tactiques trop artificielles.
Les différences entre circuits influencent les débats
Le comportement en Chine a différé d’Australie. Le sprint à Shanghai a suivi un schéma similaire – yo-yo au départ jusqu’à ce que Mercedes s’échappe – mais moins extrême. Cela s’explique par les layouts : Shanghai permet une meilleure récupération d’énergie.
Pour se faire une idée précise, la FIA veut plus de données de divers circuits. Cela évite des conclusions hâtives basées sur deux pistes seulement.
Les annulations des grands prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite, dues au conflit avec l’Iran (détails ici), offrent une pause logique pour une évaluation approfondie. Les responsables estiment que le produit ne nécessite pas de réponse immédiate.
James Vowles, de Williams, indique que quatre ou cinq options sont sur la table, comme augmenter le super clipping à 350 kW ou réduire la part électrique en course. Cette dernière est vue comme extrême par certains.
Wolff méfiant face aux motivations politiques
Toto Wolff craint des motifs politiques pour ôter des avantages à Mercedes. « Nous avons une bonne voiture capable de gagner. Voyons quels couteaux politiques sortiront dans les prochaines semaines et mois », a-t-il prévenu.
Mercedes domine tôt dans la saison 2026, avec des podiums et des échappées. Cela alimente les critiques, mais aussi les soupçons de jalousie.
Les pilotes comme Verstappen insistent sur un pilotage moins plaisant : « horreur », « Mario Kart ». Pourtant, les fans semblent apprécier les bataus serrés.
Les options techniques incluent :
- Augmenter la puissance de déploiement maximale.
- Réduire la part électrique en trim course.
- Améliorer lift and coast en qualif.
La FIA priorise une analyse post-Japon pour affiner sans perturber.
Perspectives après le Japon
En reportant les changements potentiels après Suzuka, il y aura du temps pour décider avant la reprise à Miami début mai. Cela permet une évaluation équilibrée sur plusieurs circuits.
Les enjeux pour le championnat sont clairs : équilibrer spectacle et pilotage pur. Mercedes reste favorite, mais Red Bull et Ferrari préparent des upgrades.
Les fans attendent plus de données, tandis que les critiques comme Verstappen poussent pour des ajustements. La saison 2026 pourrait encore évoluer rapidement, promettant du suspense. Quelles modifications verrons-nous à Miami ?
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.