Oscar Piastri a signé le meilleur temps lors de la deuxième séance d’essais libres (FP2) du Grand Prix d’Australie de Formule 1, devançant les deux pilotes Mercedes sur le circuit d’Albert Park. L’Australien de McLaren a bouclé un tour en 1’19.729, établissant la référence de la journée avec le meilleur premier secteur.[1] Cette performance arrive à point nommé pour le pilote local, qui impressionne dès le début de la saison 2026.
La séance a été marquée par un passage des gommes dures aux pneus tendres, permettant aux leaders de se rapprocher des temps de référence. Mercedes et Ferrari ont suivi de près, tandis que Red Bull et Aston Martin ont connu des difficultés techniques notables. Ces essais révèlent déjà des hiérarchies potentielles avant les qualifications.[1]

Déroulement de la séance
La FP2 a débuté avec les leaders sur pneus durs. Lewis Hamilton, désormais chez Ferrari, a pris la tête en 1’20.637, talonné par Piastri à seulement 0.001s, suivi de Kimi Antonelli (1’20.801), George Russell (1’20.984) et Charles Leclerc (1’21.478).[1] Cette première phase a permis d’évaluer les bases aérodynamiques sur le tracé de Melbourne.
Mercedes a ensuite chaussé les pneus tendres, boostant les chronos. Russell a signé un 1’20.049, vite battu par Antonelli en 1’19.943. Piastri a répondu avec autorité, descendant à 1’19.729 grâce à un premier secteur fulgurant, inscrivant ainsi le temps de référence.
La session n’a pas été exempte d’interruptions. Max Verstappen a été immobilisé 25 minutes au début suite à un arrêt en fin de pitlane pour un problème technique présumé. Son retour a été perturbé par une excursion hors piste au virage 10, générant des débris.
Les Ferrari ont complété le top 5, avec Hamilton à 0.321s de Piastri et Leclerc à 0.562s. Les deux hommes ont connu des passages dans le gravier au virage 3, tout comme Russell.
Russell a vécu une séance agitée : collision avec Arvid Lindblad dans les stands, enquête pour faux départ d’essai, et sortie dans le gravier. Ces incidents n’ont pas empêché Mercedes de briller collectivement.
Malgré ces aléas, la séance a couvert un bon volume de tours pour la plupart des pilotes, offrant des données précieuses sur l’usure des pneus et les réglages.
Performances des écuries de tête
McLaren a brillé avec Piastri en pole position temporelle, mais Lando Norris, champion en titre, s’est classé 7e à 1.065s en 1’20.794. Norris a mené le midfield devant Lindblad (Racing Bulls, 8e en 1’20.922).[1]
Mercedes confirme son statut de favori pré-saison. Antonelli, 2e à 0.214s, et Russell, 3e à 0.320s, ont démontré une excellente adaptation aux tendres. Leur passage en tête au début des runs rapides souligne une compétitivité accrue en 2026.
Ferrari suit de près : Hamilton 4e à 0.321s, Leclerc 5e à 0.562s. Malgré les excursions, l’équipe italienne reste dans le coup pour les qualifications, comme analysé dans cet article sur les défis de qualification à Albert Park pour le Grand Prix d’Australie 2026.
Red Bull accuse un écart de 0.637s avec Verstappen 6e en 1’20.366. Hadjar, nouveau chez Red Bull, est 9e à 1.212s. Ces résultats interrogent sur la fiabilité du RB22 dès Melbourne.
Haas surprend en 6e équipe la plus rapide, Ocon 10e en 1’21.179 devant Bearman (11e). Audi suit avec Hulkenberg 12e.
Les ennuis persistants d’Aston Martin
Aston Martin continue ses galères avec des problèmes de batterie sur son unité Honda. Alonso et Stroll n’ont jamais enchaîné plus de huit tours d’affilée, l’Espagnol classé 20e à 4.933s en 1’24.662, Stroll 21e à 6.087s.[1]
L’équipe est à court de batteries de rechange, comme détaillé ici. Ces soucis limitent les runs longs et les simulations de course.
Cadillac ferme la marche avec Bottas 19e à 3.931s, et Perez limité à deux tours pour un capteur défaillant puis un arrêt hydraulique sur piste.
Williams et Alpine sont en retrait : Albon 15e, Gasly 16e, loin des leaders. McLaren ne prévoit pas d’améliorations pour sa MCL40 avant ce GP, ce qui rend la performance de Piastri d’autant plus méritoire.
Classement complet de la FP2
Voici les résultats détaillés de la séance :
| Pos | Pilote | Écurie | Temps | Écart | Tours |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | O. Piastri | McLaren-Mercedes | 1’19.729 | - | 26 |
| 2 | A. Antonelli | Mercedes | 1’19.943 | +0.214 | 31 |
| 3 | G. Russell | Mercedes | 1’20.049 | +0.320 | 28 |
| 4 | L. Hamilton | Ferrari | 1’20.050 | +0.321 | 32 |
| 5 | C. Leclerc | Ferrari | 1’20.291 | +0.562 | 30 |
| 6 | M. Verstappen | Red Bull | 1’20.366 | +0.637 | 13 |
| 7 | L. Norris | McLaren-Mercedes | 1’20.794 | +1.065 | 29 |
| 8 | A. Lindblad | Racing Bulls-Red Bull | 1’20.922 | +1.193 | 30 |
| 9 | I. Hadjar | Red Bull | 1’20.941 | +1.212 | 28 |
| 10 | E. Ocon | Haas-Ferrari | 1’21.179 | +1.450 | 29 |
| 11 | O. Bearman | Haas-Ferrari | 1’21.326 | +1.597 | 31 |
| 12 | N. Hulkenberg | Audi | 1’21.351 | +1.622 | 34 |
| 13 | L. Lawson | Racing Bulls-Red Bull | 1’21.358 | +1.629 | 29 |
| 14 | G. Bortoleto | Audi | 1’21.668 | +1.939 | 28 |
| 15 | A. Albon | Williams-Mercedes | 1’21.847 | +2.118 | 32 |
| 16 | P. Gasly | Alpine-Mercedes | 1’22.167 | +2.438 | 16 |
| 17 | C. Sainz | Williams-Mercedes | 1’22.253 | +2.524 | 10 |
| 18 | F. Colapinto | Alpine-Mercedes | 1’22.619 | +2.890 | 27 |
| 19 | V. Bottas | Cadillac-Ferrari | 1’23.660 | +3.931 | 28 |
| 20 | F. Alonso | Aston Martin-Honda | 1’24.662 | +4.933 | 18 |
| 21 | L. Stroll | Aston Martin-Honda | 1’25.816 | +6.087 | 13 |
| 22 | S. Perez | Cadillac-Ferrari | - | - | 2 |
Piastri devance un top 5 serré, avec moins d’une seconde d’écart. Les midfielders comme Haas et Racing Bulls surprennent.
Cette FP2 confirme la forme de McLaren et Mercedes, malgré les incidents. Aston Martin doit résoudre ses soucis pour éviter un week-end compliqué.
Perspectives pour les qualifications et la course
La hiérarchie semble claire, mais les qualifications à Albert Park, connues pour leurs défis, pourraient tout chambouler. Piastri, chez lui, portera les espoirs australiens pour un podium, voire une pole.
Red Bull et Ferrari viseront des progrès en FP3. Les problèmes de fiabilité chez Aston Martin et Cadillac pourraient peser sur leurs stratégies de week-end.
Ce qui compte pour le championnat : McLaren montre qu’elle reste dans la course au titre, malgré une saison 2026 aux règlements chamboulés. Rendez-vous demain pour la suite.[1]
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.